1863, un ange dans l’enfer de Gettysburg (1/3)

1 Corinthiens 6 verset 20 : « Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu.»

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La bataille de Gettysburg (Pennsylvanie se déroule du 1er au  près de la ville de Gettysburg pendant la guerre de Sécession. Cette bataille, la plus lourde de la guerre quant aux pertes humaines (3 155 côté nordiste et 4 708 côté sudiste avec plus de 27 000 blessés), se conclut par la défaite des sudistes qui laissent le terrain aux nordistes. Elle est souvent considérée comme le tournant principal de la guerre. Au milieu de ce cauchemar, une histoire bouleversante se déroule et nous montre combien Dieu peut se révéler dans les pires circonstances. Un médecin de guerre raconte ainsi son histoire…

Deux ou trois fois dans ma vie, Dieu, dans sa grâce, a touché mon cœur, et deux fois avant ma conversion j’étais sous un sentiment de grande culpabilité. Pendant la guerre de sécession américaine j’étais médecin dans l’armée des Etats-Unis. Après la terrible bataille de Gettysburg, il y avait plusieurs centaines de blessés dans mon hôpital. Parmi eux, 28 étaient dans un état tel qu’ils avaient immédiatement besoin de mes services. Pour certains, je devais amputer une jambe, à d’autres le bras, à d’autres encore jambes et bras. A ce dernier groupe appartenait un jeune homme, engagé depuis trois mois. Il était trop jeune pour être soldat, c’est pourquoi on l’avait engagé comme joueur de tambour. Avant l’opération, lorsque mon assistant et le surveillant voulurent lui donner du chloroforme il tourna la tête et refusa d’une manière décidée. Alors le surveillant lui expliqua que cela était un ordre du médecin, il répondit : « Alors appelez le médecin à mon chevet ! »

Je vins à songettysburg-3 lit et lui dit : « Jeune homme, pourquoi refuses-tu le chloroforme ? Lorsque je vous ai vu sur-le-champ de bataille, vous étiez tellement faible, que j’ai pensé que cela ne valait même plus la peine de vous ramasser. Mais lorsque vous avez ouvert vos grands yeux bleus, je me suis dit qu’il y avait peut être encore quelque part une maman qui pensait à ce moment à son fils. C’est pourquoi je ne voulais pas vous laisser mourir sur le champ de bataille, et j’ai donné l’ordre de vous ramener ici. Mais vous avez perdu tellement de sang que vous êtes trop faible pour subir une opération sans chloroforme. C’est pourquoi permettez-nous de vous en donner. »

Karl posa sa main sur la mienne, me regarda dans les yeux et dit : « Docteur, j’avais neuf ans et demi lorsqu’un dimanche après midi a l’école du dimanche j’ai donné ma vie au Seigneur Jésus. A l’époque j’avais appris à Lui faire confiance et depuis je Lui ai toujours fait confiance. Alors je sais que je peux aujourd’hui aussi lui faire confiance. Il est ma force et mon soutien. Il me portera lorsque vous allez amputer mon bras et ma jambe… »

Je lui demandais alors si je pouvais au moins lui donner un petit cognac. Une fois encore, il me regarda et dit : « Docteur, lorsque j’avais environ cinq ans, ma maman s’est agenouillée à mes cotés, a mis son bras autour de mon cou et m’a dit : Karl, je prie Jésus, que tu n’apprennes jamais à connaître le goût d’une liqueur forte. Ton papa est mort comme alcoolique et on l’enterra dans la tombe d’un ivrogne. Alors j’ai promis à Dieu, que lorsque tu seras grand et si c’était sa volonté, que tu puisses devenir quelqu’un qui puisse avertir les jeunes de ce calice amer.  J’ai maintenant 17 ans, et je n’ai jamais bu quelque chose de plus fort que du café ou du thé. Je vais maintenant probablement aller dans la présence de Dieu, permettez-moi, s’il vous plait, de ne pas le faire avec de l’alcool dans l’estomac. »

Je n’oublierai jamais le regard de ce garçon. A ce moment, je haïssais Jésus mais je respectais la fidélité de ce jeune envers son Sauveur. Lorsque je vis comment il Lui faisait confiance et l’aimait jusqu’à l’extrême, mon cœur en fut remué, et je fis ce que je n’avais jamais fait pour un autre soldat. Je lui demandais s’il souhaitait voir son prédicateur en la personne de l’aumônier militaire. « Oh oui, Docteur ! », était sa réponse…

(A suivre)

Bonne semaine

Debout Jeunesse