1863, un ange dans l’enfer de Gettysburg (3/3)

Psaumes 63 verset 8« Car tu es mon secours, et je suis dans l’allégresse à l’ombre de tes ailes.»

Karl me fit appeler par le surveillant car il voulait me voir…  Mal à l’aise, je répondis un peu froidement : « Je viens juste de voir Karl, et je ne peux pas à nouveau y retourner, il n’y a pas que lui dans cet hôpital… ».

« Je sais Docteur, mais Karl dit qu’il doit encore une fois vous parler avant qu’il ne meure. » me répondit le surveillant.

Je me suis dit alors que j’allais le retrouver pour lui transmettre un mot d’encouragement et le laisser mourir. Mais j’avais décidé qu’aucune de ses paroles en ce qui concerne Jésus ne devait m’influencer. Lorsque j’arrivai auprès de lui, je remarquai tout de suite que la fin était proche. Aussi je m’assis à son chevet. Il me pria de prendre sa main et dit : « Je vous aime, Docteur, parce que vous êtes juif, et le meilleur ami que j’ai trouvé dans ce monde est lui aussi un juif ! »

Je lui demandai alors qui était cet ami. Il répondit : « Jésus-Christ, auquel je voudrais vous conduire, avant que je ne meure. Voulez vous me promettre, Docteur, que vous n’oublierez jamais ce que je vais vous dire maintenant ? » Je lui promis, et il continua « Il y a cinq jours, au moment où vous m’amputiez le bras et la jambe, je priais le Seigneur Jésus s’il ne voulait pas sauver votre âme. »ciel-sauve

Ces paroles pénétrèrent profondément mon cœur. Je ne pouvais pas comprendre comment il était possible qu’il put, pendant que je lui faisais d’atroces souffrances, s’oublier lui-même et penser à moi, à son rédempteur et à mon âme rebelle et inconvertie. Je ne pus rien lui dire d’autre que : « Maintenant, mon cher petit, bientôt tout ira bien pour toi. » Avec ses paroles je le quittai, et 20 minutes après il s’endormit, en sécurité, dans les bras de Jésus.

Pendant la guerre, des centaines de soldats étaient morts dans mon hôpital, mais je n’en ai accompagné qu’un seul à la tombe. Et celui-ci était Karl, le joueur de tambour. A cheval, j’ai fais 3 miles pour être à son enterrement. Je l’avais revêtu d’un nouvel uniforme et l’avais déposé dans un cercueil d’officier. Le drapeau des Etats-Unis était posé dessus. Les dernières paroles de ce jeune homme m’avaient touché profondément. En ce temps-là, j’étais financièrement riche. Mais j’aurais volontiers donné jusqu’au dernier centime si à la place j’avais pu aimer Christ comme je l’avais vu en Karl. Mais de tels sentiments ne peuvent pas être achetés avec de l’argent. Hélas, j’ai vite oublié la prédication de mon jeune soldat chrétien. Mais lui, je n’ai pas pu l’oublier. Je sais maintenant que je souffrais à l’époque d’un fort sentiment de culpabilité et je luttai contre Christ avec la haine d’un juif orthodoxe pendant 10 ans environ. C’est alors que la prière du cher petit a été entendue et Dieu sauva mon âme.

Environ 18 mois après ma conversion, j’étais à une réunion de prière dans la ville de Brooklyn. Dans ce rassemblement, des chrétiens témoignaient de l’amour de leur Rédempteur. Après qu’un certain nombre de personnes aient parlé, une femme plus âgée se leva et prit la parole…

ciel-glorieux« Chers amis, C’est certainement la dernière fois que je vais avoir le privilège de témoigner pour Christ. Oh ! Cela me donne une grande joie de savoir que je vais bientôt rejoindre mon enfant près de Jésus au Ciel. Mon fils n’était pas seulement un soldat pour son pays, mais aussi un soldat pour Jésus Christ. Il a été blessé durant la bataille de Gettysburg et tomba dans les mains d’un médecin Juif qui dut lui amputer un bras et une jambe. Mais cinq jours après l’opération, il mourut. L’aumônier du régiment m’écrivit une lettre et m’envoya la Bible de mon garçon. Dans cette lettre on m’avait transmis, que mon Karl, à l’heure de sa mort, avait appelé le médecin juif pour lui dire la chose suivante : « Docteur, avant que je meure, je voudrais vous dire qu’il y a cinq jours, pendant que vous m’enleviez mon bras et ma jambe, j’ai demandé au mon Seigneur Jésus s’il voulait bien sauver votre âme. »

Lorsque j’entendis le témoignage de cette femme, je ne pus plus rester assis. Je me levai, traversai la pièce, pris sa main et dis : « Que Dieu vous bénisse, ma chère sœur ! La prière de votre fils a été entendue ! Je suis le médecin juif pour lequel il avait prié. » Et son rédempteur est aussi devenu mon rédempteur ! »

Bonne semaine, et très bonnes fêtes de Noël

Debout Jeunesse

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