450 $

Esaïe 44 verset 22 : J’efface tes transgressions comme un nuage, et tes péchés comme une nuée, reviens à moi, car je t’ai racheté.”

Voilà avec quel immense amour Dieu nous invite à venir ou revenir à Lui. Dieu nous a rachetés par le sacrifice de Jésus à la croix. Son Fils bien-aimé a payé le prix suprême par amour pour chaque être humain afin que chacun soit pardonné et lavé de ses péchés. Aucun homme ne peut se sauver lui-même par ses oeuvres ou par ses propres forces et encore moins par sa propre justice qui commence toujours par MAIS MOI JE… le Salut et la grâce se trouvent en Jésus seul : Jésus lui dit : Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. Et dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu.” (Jean 14 verset 6 & 7)Jésus ne force personne à le servir. Il nous a rachetés pourtant très cher. Non par une somme d’argent, mais Il a donné Sa vie pour nous sauver. Son sang a coulé pour nous délivrer de l’esclavage du péché. Quelle est la réponse de notre cœur ? Ne vaut-il pas la peine de vivre pour Celui qui est mort pour nous et qui est ressuscité d’entre les morts comme nous venons de nous en rappeler à l’occasion de Pâques ? C’est ce qu’un jeune esclave a réalisé au moment où sa vie a basculé pour 450 dollars…

Le jeune esclave noir Gongo est enchaîné avec d’autres esclaves. Il regarde avec défi la foule qui se presse dans la salle du café de cette petite ville américaine. Il sait que pour tous ces gens, il n’est qu’une marchandise au milieu d’autres, une marchandise qui, tout à l’heure, sera vendue aux enchères comme un vulgaire animal. Il sait aussi que pour tous ceux qui le regardent, lui et ses compagnons, il n’a d’intérêt que par la somme de travail qu’il peut fournir, et le prix auquel il pourra être acheté. Pourtant, Gongo ne peut s’empêcher de jeter de temps à autre un regard inquiet vers l’homme au chapeau gris qui est assis au fond de la salle. Cet homme est un étranger. On ne l’a jamais vu dans la région et ses vêtements montrent bien qu’il n’est pas d’ici. Serait-il venu, lui aussi, pour acheter un ou des esclaves ? songe Gongo au milieu du brouhaha des conversations et des rires. Être acheté par un étranger ? C’est la pire des catastrophes pour un esclave ! C’est pire que de devoir servir un maître dur et exigeant. Être acheté par un étranger, ça veut dire quitter son pays, sa famille, sa femme et ses enfants pour suivre un maître dans son lointain pays. “Pourvu qu’il ne m’achète pas !” pense Gongo avec angoisse. L’homme au chapeau gris est seul et ne parle à personne. Bientôt le silence se fait dans la salle quand le commissaire priseur fait son entrée. On annonce alors le début de la vente.

Le premier esclave est proposé. Les enchères montent frénétiquement : 100 dollars ! 120 ! 145 dollars ! …Le marteau tombe et un à un les esclaves sont vendus. Puis c’est au tour de Gongo… du fond de la salle un homme s’est redressé et lance d’une voix forte : “120 dollars !” Gongo sent son sang se glacer dans ses veines ! Il réalise avec terreur que celui qui vient de lancer ce prix est justement l’homme au chapeau gris, ce mystérieux étranger ! Gongo crie de toutes ses forces  : “Non pas vous ! Ne m’achetez pas ! Je ne vous veux pas comme maître !” Mais qui prête attention aux cris de désespoir d’un homme comme Gongo ? C’est tout juste si on l’entend ! D’autres acheteurs essayent de proposer davantage, les offres grimpent au plafond ! Mais inlassablement l’étranger surenchère le prix avec un calme olympien : “250 dollars !” Gongo, secouant ses chaînes, hurle, plein de terreur et de colère : “Ne m’achetez pas ! Je ne vous servirai jamais ! Plutôt crever !” Les enchères montent et montent encore… Mais l’étranger, sans sourciller, continue : “330 dollars !” Gongo, en proie à l’ire la plus féroce, ne se contrôle plus. Il montre son poing enchaîné menaçant l’étranger : “Si vous m’achetez, je vous tuerai ! Je vous tuerai de mes propres mains !” Mais l’étranger, sans s’occuper de la fureur de l’esclave ni de ses menaces, lance un nouveau prix en réponse à un autre acheteur : “450 dollars !” A ce prix, acheter un esclave comme Gongo devient irrationnel, les autres acheteurs se taisent… Le commissaire priseur s’éponge le front, car cette vente lui a donné quelques sueurs tant la tension dans la salle est palpable. Il regarde l’assemblée devant lui et prononce : “Attention 450 dollars, y’a-t’il encore quelqu’un pour plus de 450 dollars ? Une fois ! Deux fois ! Trois fois ! Adjugé et vendu pour la somme de 450 dollars au monsieur au chapeau gris !”

Gongo réalise avec effroi qu’il vient d’être acheté par l’homme au chapeau gris, déjà il referme ses poings prêt à sauter sur cet homme. Celui-ci se lève pour payer sa nouvelle acquisition, et lorsqu’il se dirige vers son esclave, un profond silence tombe sur la salle. Tous sont conscients des paroles du jeune esclave et de la violence de ses propos envers son nouveau maître. Que va-t-il se passer ? L’esclave furieux va-t-il se jeter sur lui ? Chacun retient son souffle. Gongo, tremblant de rage, voit l’homme au chapeau gris se diriger vers lui. Il s’arrête à quelques pas et s’adressant à lui avec un fort accent étranger : “Tu pensais que je t’achetais pour t’emmener loin de chez toi ? Si je t’ai acheté, c’est pour te délivrer et faire de toi un homme libre. Tu entends, tu es libre !” Une à une, les chaînes du jeune affranchi tombent sur le sol. Gongo ne dit rien. Et ce n’est que lorsque l’étranger se tourne pour quitter la salle et s’en aller, que Gongo lui court après : “Maître, je veux te suivre. Je veux te servir, emmène-moi où il te plaira. Je serai à ton service jusqu’à la fin de mes jours !”

 2 Corinthiens 5 versets 14 & 15 : Car l’amour de Christ nous presse, parce que nous estimons que, si un seul est mort pour tous, tous donc sont morts, et qu’il est mort pour tous, afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux.”

Bonne semaine

Debout Jeunesse