Alcool

Proverbes 20 verset 1 : “Le vin est moqueur, les boissons fortes sont tumultueuses. Quiconque en fait excès n’est pas sage.”

La parole de Dieu est toujours pratique. Elle s’applique à la vie de tous les jours dans tous les domaines. Elle nous donne aussi beaucoup de conseil et souvent nous avertit des dangers qui guettent chacun d’entre nous. Parmi ceux-ci, l’alcool. Les jeunes et les adolescents y sont de plus en plus tôt confrontés et sensibles… L’alcool reste la deuxième cause de mortalité en France. Ainsi, en 2015, 41 000 décès étaient imputables à l’alcool dans notre pays (Source : INSERM 2019) Malheureusement, la consommation débute le plus souvent à l’adolescence, période durant laquelle la bière et les prémix (boissons alcoolisées, sucrées et aromatisées) sont les boissons les plus populaires. L’âge moyen de la première ivresse est de 15,2 ans !  En 2017, 85,7% des adolescents âgés de 17 ans déclaraient avoir déjà bu de l’alcool au cours de leur vie, près d’un sur 10 (8,4%) buvait régulièrement (au moins 10 fois dans le mois) et 44% avaient connu un épisode d’alcoolisation ponctuelle important au cours du mois écoulé (Source : ESCAPAD 2017). Le dernier jeu tendance des adolescents en la matière est le triste binge drinking. Cela consiste à atteindre l’ivresse le plus rapidement possible. Les seuils sont de quatre verres ou plus d’alcool en moins de deux heures pour une fille et cinq pour un garçon, mais les consommations sont en général beaucoup plus importantes. En France, la moitié des jeunes de 17 ans ont pratiqué le binge drinking au cours des trente derniers jours et ce phénomène ne cesse d’augmenter, notamment chez les filles. Lorsqu’elle est répétée, cette pratique a des conséquences néfastes sur la santé : diminution des capacités d’apprentissage et de mémorisation à long terme, impulsivité accrue, impact sur l’apprentissage des émotions, l’anxiété et l’humeur, hypertension, dommages hépatiques et augmentation des risques de dépendance par la suite. La Bible ne se trompe pas concernant la consommation d’alcool et ses excès ! C’est pourquoi suivons plutôt le conseil de l’apôtre Paul : “Ne vous enivrez pas de vin : c’est de la débauche. Soyez, au contraire, remplis de l’Esprit.” (Éphésiens 5 verset 18). C’est dans cette terrible addiction à l’alcool que John va sombrer, apportant avec elle le malheur et la misère sur sa famille.

Elle s’appelle Sophie et lui John. C’est un petit couple marié très heureux comme on en rencontre souvent, vivant une vie saine et rangée. Ils s’installent à Niagara Falls, dans l’État de New York et tout va bien jusqu’au jour où John se met à boire contre toute attente. John n’est pas devenu alcoolique du jour au lendemain bien évidemment… C’est petit à petit qu’il s’est laissé séduire par la boisson, puis qu’il s’y est complètement adonné sans aucune modération.  Comment a-t’il commencé à boire, lui qui ne boit pas ? Tout simplement… Lors de certaines réceptions dans le cadre de son travail, il a commencé par prendre un ou deux verres. Pourquoi avoir commencé ? Pour ne pas passer pour un ringard aux yeux de ses collègues. Ces derniers veulent un peu le dévergonder «pour rigoler et s’amuser» ensemble.  C’est comme cela que John a pris goût à la boisson et à la fête, et très rapidement il ne peut plus se passer ni de l’un ni de l’autre. Malgré cette lente et sûre descente aux enfers dans les affres de l’alcoolisme, la petite famille s’agrandit. Mais John rentre de plus en plus tard le soir. Il est un peu gai, sa démarche n’est plus très sûre, il dit beaucoup de bêtises, titube, se cogne aux meubles et aux murs, et finit tant bien que mal par se coucher auprès de Sophie. Les lendemains matin sont toujours une épreuve… la gueule de bois comme on dit… Le moindre bruit, les moindres pleurs du bébé, la moindre lumière vive déclenche de terribles maux de tête à John… Son humeur devient peu à peu maussade puis massacrante à l’égard de son épouse qui ne sait plus quoi faire pour le raisonner. John n’a plus qu’une seule idée en tête : retourner faire la fête avec les copains, et boire toujours un peu plus. Les soirées s’enchaînent et ce sont les collègues qui doivent porter John jusqu’à chez lui, car il est complètement imbibé d’alcool et incapable de se tenir debout… Puis, pour finir, il ne rentre plus, il cuve sur place, nageant dans son vomi et ses excréments… En quelques années, l’alcool a détruit non seulement la vie de John mais a réduit sa femme et ses tous ses enfants dans une profonde misère. En effet, c’est tous les soirs que notre ivrogne dépense tout son argent dans les cabarets et dans les mauvaises compagnies. Sophie tente tout ce qu’elle peut pour sauver son mariage, car elle aime malgré tout son mari. Mais, allant de déception en déception, son amour finit par se refroidir laissant place à la dureté et l’amertume. De toute manière elle a beau faire tous ses efforts, John, «ce bon à rien», comme elle l’appelle, ne voit rien. Il méprise absolument tout ce qu’elle entreprend, ne rate aucune occasion pour être méchant et l’humilier en toutes circonstances. Sophie et ses enfants sont totalement désespérés !

Pour elle il n’y a plus d’espoir, son mariage est complètement fichu. Il ne se passe plus un jour où elle ne fond pas en larmes tout en se lamentant sur son sort. Un jour, elle se rend en ville pour aller faire ses courses avec le peu d’argent qu’elle a réussi à épargner ou plutôt à sauver du désastre. Elle remarque une église et se décide à y pénétrer. Jusque là, Dieu n’a jamais été sa principale préoccupation, mais dans son malheur, elle se sent pousser à rechercher Son aide. Une fois à l’intérieur du bâtiment, elle se met à prier et à crier à Dieu pour qu’Il intervienne : «Si tu existes, Dieu, viens à notre aide… Amen.» Les semaines passent et Sophie se plaît à retourner dans cette église. Un jour elle assiste à une campagne d’évangélisation. Le message de la Croix la touche profondément. Elle réalise l’immense Amour que Dieu a pour elle. Elle comprend que Jésus est venu sur terre pour pardonner son péché et lui faire grâce, afin de la sauver de l’enfer éternel et de lui donner l’espérance du Ciel. C’est ainsi qu’à la fin du sermon, elle se dirige vers le pasteur et lui demande un entretien. Elle a besoin de parler, d’ouvrir son cœur qui est chargé et lourd. C’est alors qu’elle apporte tous ses fardeaux, confesse ses propres péchés à la Croix du Seigneur Jésus. Le pasteur écoute sans rien dire. Une fois que Sophie a totalement épanché son cœur devant Dieu dans la repentance et les larmes, l’homme de Dieu fait une courte prière… A la fin de la prière, une paix profonde et une immense joie inondent l’esprit, l’âme et le corps de Sophie. Elle sait maintenant qu’elle est profondément aimée de Dieu, complètement pardonnée par Lui, son cœur est léger, elle a envie de sauter partout et de crier sa joie au monde entier ! C’est avec un immense sourire qu’elle quitte l’église. Elle se presse pour rentrer à la maison. Elle n’a qu’une pensée : «Il faut que je dise ce que j’ai vécu à John. Dieu peut faire la même chose dans sa vie, il y a un espoir, et cet espoir c’est Jésus !» A la maison, son mari est là, avachi dans son fauteuil. Il fait peine à voir : une barbe de quinze jours, ses habits tout tâchés d’auréoles d’alcool et de vomi. Il se remet tout doucement de l’énorme cuite qu’il a pris l’autre nuit. Sophie l’embrasse sur le front, chose qu’elle n’a plus fait depuis des semaines ! Puis elle prend un petit tabouret qu’elle installe en face de lui, puis lui dit d’une voix toute douce : « John, mon chéri, j’ai donné mon cœur à Jésus. Il t’aime toi aussi, et désire sauver notre famille ! Il y a un espoir pour nous, une espérance ! » John la regarde tout étonné par ce qu’il vient d’entendre. Le ton de voix de Sophie n’est plus le même, et il est passé de «bon à rien» à «mon chéri» ! En lui il sent, il remarque que quelque chose à changé chez sa femme. Son visage est rayonnant et transpire la paix, la joie, ce qu’il n’a plus vu ni ressenti depuis des mois ! Cependant, ce qu’elle lui raconte ne fait absolument pas écho chez lui. Il lui répond : «Quoi, qu’est-ce que tu me chantes ? Fiche-moi le camp, et laisse-moi tranquille avec tes histoires bizarres ! Va plutôt faire à manger Le semaines filent et John s’enfonce toujours plus profondément dans l’alcoolisme. Il rentre tous les soirs en totale furie. Dès qu’il passe le pas de la porte, la colère et la haine s’emparent de lui. Il devient de plus en plus violent verbalement avec Sophie et les enfants, au point que les parents de la jeune femme craignent pour leur sécurité. Ses amis bien intentionnés lui recommandent de fuir de la maison et de demander le divorce : «Mais enfin, Sophie, pourquoi ne le laisses-tu pas. C’est un ivrogne, il est dangereux ! Il ne changera jamais. Tu pourrais avoir une vie plus tranquille sans lui. Mets du large, fuis !» Sophie entend, mais elle donne toujours la même réponse aussi déconcertante pour ses proches : « C’est à cause des enfants que je reste avec lui. Et je prie Dieu tous les jours pour qu’il change mon mari, comme il m’a aussi changé par Sa grâce… et je sais qu’Il répondra et qu’Il nous délivrera ! »

Un soir, John rentre plus tôt que d’habitude, il est ivre. Sa femme est partie voir une voisine malade. A la maison, il n’y a que les enfants. Johnny, son fils de cinq ans, en entendant son père rentrer, se précipite vers lui en lui sautant dans les bras. Le petit garçon lui demande avec sa mignonne petite bouille et ses deux grands yeux suppliants, qu’il l’accompagne pour aller écouter l’Évangile à l’église. D’habitude, John ne s’intéresse plus guère à ses enfants mais là c’est différent car… C’est Johnny ! Ce petit bonhomme est celui qui porte son prénom, et il a toujours eu un petit faible particulier pour lui, c’est son petit chouchou, son petit préféré. Alors, malgré tous les grammes d’alcool qu’il a dans le sang, il n’a pas la force de lui refuser ce qu’il lui demande. Le jeune garçon doit soutenir son père qui est complètement saoul tout au long du chemin. En arrivant devant la porte de l’église, John réalise étrangement qu’il est dans un état lamentable : Pas rasé, sale, sentant l’alcool à des kilomètres… Gêné, il dit à son fils : «Laisse tomber Johnny, chui pas présentable. On rentre à la maison !» Quand il eut dit cette phrase, le visage de son petit garçon exprime une telle déception que déjà ses deux yeux deviennent tout rouges et se remplissent de larmes… John fait pourtant marche arrière, il veut fuir… mais devant la tristesse et le petit minois totalement déconfit de son fils, il décide de se glisser furtivement dans l’église et de se placer au fond du fond de la salle. John aperçoit alors le prédicateur qui monte en chaire. Il le fixe longuement et réalise tout surpris que cet homme qui commence à prêcher est un de ses anciens camarades de beuveries et de débauche ! En effet, dans un lointain passé, ils écumaient tous les bars de la ville ! Choqué par cette rencontre inattendue, John décide de rester jusqu’à la fin du sermon. Le pasteur a lui aussi reconnu au fond de la salle son ancien “acolyte alcoolique”, et à la fin de la réunion il vient directement le rencontrer et le prendre dans ses bras : « Oh John ! Que je suis heureux de te revoir depuis toutes ces années ! Mon cher ami, tu sais bien quelle sorte de vie je menais en ta compagnie, mais maintenant regarde ce que Dieu à fait pour moi ! Il m’a sauvé, Il m’a guéri de l’alcool, et il peut le faire aussi pour toi. Viens John, suis-moi ! Viens avec moi à la Croix de Jésus !» L’ivrogne est tout chamboulé : «Mais comment peut-il me prendre dans ses bras, je suis sale, je pue l’alcool et la crasse, je suis une loque humaine !? Et comment Dieu peut-il m’aimer moi, un ivrogne ?» John réalise sa profonde misère. Son petit garçon s’est assis sur un banc de l’église à l’arrière, il a joint ses mains et adresse à Dieu une ardente prière pour que la lumière se lève dans le cœur de son père. John accompagne alors son ami pasteur devant une grande Croix de bois brut et rugueux, qui orne le mur de l’église. Il tombe à genoux. Il pleure, sanglote comme un enfant, chose qui ne lui est pas arrivé depuis des années. Il crie alors de toutes ses forces : «Seigneur, aie pitié de moi qui suis un misérable pécheur ! Sauve-moi je suis perdu !»

Ce soir-là, à son tour, John l’épave humaine, esclave de l’alcool et du péché, implore la grâce de Dieu. En un instant, le miracle de la puissance et de la miséricorde extraordinaire de Dieu transforme la vie de cet homme. Après quelques minutes, John se relève le visage rayonnant. Il sait qu’il est pardonné, que Jésus a changé sa vie. Il est complètement sobre et l’esprit entièrement lucide ! D’un pas ferme, il saisit la main de son fils venu à sa rencontre, embrasse son ami pasteur et se dirige vers sa maison. Il frappe à la porte. Sa femme ouvre. Elle n’a pas le temps de réagir qu’Il la prend dans ses bras en lui disant : «Sophie, pardonne-moi… Bénissons Dieu, car à partir de ce soir, tu as un nouveau mari !». Puis il va chercher sur une vieille étagère une vieille Bible toute pleine de poussière que sa mère lui a donné il y a très longtemps. Toute la famille se rassemble autour de la Parole de Dieu. Sophie doit aider au début son mari à lire la Bible, car la boisson à malheureusement fait une œuvre destructrice en lui. Comme toutes les drogues hélas, l’alcool tue à petit feu… Le lendemain matin, toute la famille le suit du regard, lorsqu’il part, à pied pour aller au travail. Ils savent très bien que le chemin est bordé de tentations. En effet plus bas dans la rue, il y a le bar préféré de John, où il consomme tous les matins un mélange d’alcool très fort qu’il appelle son «réveil matin». Mais ce jour-là, arrivé près du bar, John ne s’arrête pas, il ne se détourne ni à droite ni à gauche, mais lève les yeux au Ciel, tout en remerciant Dieu de l’avoir délivré et d’avoir brisé ses chaînes de l’esclavage du péché. Voyant cela, Sophie se jette à genoux et s’écrie tout simplement : «Merci Seigneur !» John ne toucha plus une seule goutte d’alcool par la suite. Il se mit à étudier la Bible et invita tous ses anciens amis aux réunions de la mission. Plusieurs d’entre eux acceptèrent Jésus-Christ comme Sauveur et connurent comme lui, une totale transformation. Plus tard, six parmi ses enfants, suivirent une école biblique, l’un devint missionnaire en Afrique et Johnny devint lui-même prédicateur de l’Évangile. La prière persévérante d’une mère de famille et celle d’un petit garçon ont été exaucées, et par la puissance de Dieu, leur foyer a été sauvé d’un immense désastre. 

Quelle grâce de pouvoir venir à la Croix pour y déposer nos addictions, nos fardeaux, nos vices, nos péchés si noirs soient-ils ! Jésus pardonne à tout homme et à toute femme au cœur repentant, à l’esprit brisé et contrit (Psaume 51 verset 19). Il nous rend libre, et offre une nouvelle vie avec une merveilleuse espérance ! : Mais maintenant, étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle. Car le salaire du péché, c’est la mort, mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur.” (Romains 6 verset 22 & 23) Ne te prive pas de cette grâce (Cantique), et n’hésite jamais à le partager autour de toi.

Bonne semaine

Debout Jeunesse

Source : A partir d’un récit authentique tiré de la revue “Moody Monthly”