CAP ou pas CAP ?

Proverbes 16 verset 18 : L’arrogance précède la ruine et l’orgueil précède la chute.”

Entre l’orgueil et la chute, il y a une très forte corrélation. C’est comme l’eau qui mouille ! Lucifer, le plus bel ange de Dieu (Ézéchiel 28 verset 12) nous l’a démontré : Te voilà tombé du ciel, Astre brillant, fils de l’aurore ! Tu es abattu à terre, Toi, le vainqueur des nations ! Tu disais en ton cœur : Je monterai au ciel, J’élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu. Je m’assiérai sur la montagne de l’assemblée, à l’extrémité du septentrion. Je monterai sur le sommet des nues, Je serai semblable au Très-Haut.” (Ésaïe 14 verset 9 à 17). En effet, l’orgueil élève, gonfle et flatte notre ego au point où nous croyons que nous sommes meilleurs et au-dessus des autres, souvent en les méprisant. L’orgueil place et met sur un piédestal quiconque se laisse bercer par les propres illusions qu’il a de lui-même. Le Seigneur Jésus nous a donné un tout autre exemple, acceptant de quitter le ciel de gloire, d’embrasser la condition humaine, lui qui est le Fils bien-aimé de Dieu afin de mourir sur la Croix comme le plus vil des malfaiteurs pour nous sauver de la perdition. Personne sur cette Terre n’égale, n’a égalé et n’égalera l’humilité et l’Amour de Jésus pour chacun d’entre nous. L’orgueil nous fait aussi croire que nous sommes des êtres importants (des V.I.P) indispensables et irremplaçables… Pourtant les cimetières nous témoignent du contraire, ils sont remplis d’une multitude de personnes irremplaçables. L’humilité nous enseigne le fait qu’après nous, la Terre va continuer à tourner autour du Soleil à moins que Dieu en décide autrement (Josué 10 verset 12), et qu’Il est au-dessus de tout (Éphésiens 1 versets 20 à 22). Malheureusement l’orgueil nous amène ainsi à dire et faire des choses absurdes ! C’est ce qu’un jeune homme va nous expliquer au travers d’une partie de son vécu :

Par un beau dimanche de printemps, cinq jeunes garçons, pleins d’exubérance et de malice, se mettent en route en quête de quelques farces à faire et d’amusements de leur goût. Ils ont bientôt dépassé leur village situé sur les flancs d’une belle montagne et en gravissent un sentier abrupt et rocailleux. Sur le chemin ils aperçoivent de grosses pierres que l’on peut faire dévaler du haut en bas des prairies en pente, sans souci de ce qui peut en résulter ! Sur le bord du chemin, le rocher surplombe parfois le vide. Nos garçons ont tôt fait d’apercevoir une énorme pierre émergeant en contre-bas du rocher et trois d’entre eux essayent immédiatement de la pousser dans le ravin. Mais, peine perdue ! Elle résiste à leurs efforts ! Le plus hardi des compagnons, sur la route, rit de leur échec et leur fait remarquer leur incompétence. Alors, vexés, ses camarades le défient : «Toi la grande bouche ! Essaye seulement ! Tu verras !… Cap ou pas cap ?» Il n’en faut pas moins pour piquer à vif l’orgueil du jeune homme ! Sitôt dit, sitôt fait ! Seulement, le garnement s’y prend différemment : “Quelle bande de gros nuls, ils n’ont pas de cerveau…” pense-t-il. Il prend alors la précaution de saisir des deux mains de solides branchages comme points d’appui. Puis, s’arc-boutant de toutes ses forces contre la paroi, il pousse la pierre avec ses pieds : Victoire, elle bouge ! Quelle force ! C’est pas comme vous, les gars ! C’est moi le plus fort de vous tous !” lance-t-il avec satisfaction dans un éclat de rire suffisant. Puis, avec un petit sourire malicieux au coin des lèvres et un regard de bravade envers ses amis, il remet ça de toutes ses forces. La pierre commence à vaciller. Il ne faudra plus grand chose pour qu’elle bascule dans le vide. Reprenant une dernière fois son souffle, il se remet à pousser, laissant échapper dans l’effort un cri rauque et fort, car il en est sûr : Cela fera plus d’effet auprès de ses camarades ! Ça y est ! La voici complètement descellée. Elle dégringole alors jusqu’au fond du ravin ! Quel exploit, quelle maîtrise, quelle force herculéenne ! Mais l’exploit ne s’arrête pas la ! En effet, la pierre a entraîné avec elle toute une partie de l’assise du terrain. Le sol s’est littéralement dérobé sous les pieds du jeune et imprudent héros. Quelques secondes plus tard, le voilà suspendu comme un jambon au-dessus du précipice et retenu seulement par les branches auxquelles il se cramponne désespérément. Instinctivement, il plonge ses regards vers le bas, c’est-à-dire à trois cents mètres en contre-bas, là où la fameuse grosse pierre vient d’achever sa course dans un grand fracas… Il entrevoit l’instant suivant où il va la rejoindre… pour finir ses jours… Les pensées s’affolent en lui… sa mère mourra, elle aussi, à cause du chagrin qu’il lui aura causé… Une ardente prière, un cri de détresse montent de son cœur à Dieu : “Seigneur ! Au secours ! Sauve-moi ! Je suis perdu !”

Miracle ! Au même instant, il sent des mains robustes saisir le col de sa veste et le hisser en sécurité ! C’étaient ses camarades qui, dans un premier temps, avaient bien regardé la pierre rouler dans la gorge en rigolant à pleins poumons, mais qui ensuite, sans s’inquiéter de ce que faisait leur ami, avaient poursuivi leur route. Ce n’est que quelques instants plus tard qu’ils s’aperçoivent qu’ils ne sont plus que quatre et qu’ils repartent au pas de course pour voir ce qui est arrivé au héros. Ils arrivent juste au moment où le soutien précaire commence à lâcher et où le pauvre garçon va disparaître dans le gouffre. Quelle leçon de vie et d’humilité pour ce jeune garçon. Autant vous dire qu’il n’en menait pas large au milieu de ses amis. Une fois les deux pieds sur la terre ferme, c’est tout son corps qui tremblait. Oui, Dieu sait comment nous ramener les deux pieds sur terre. L’alerte a donc été chaude mais non pas inutile, car dès ce jour : finis les CAP ou pas CAP, finies les farces stupides qui risquent de se terminer en tragédies, finies les escapades dangereuses pour épater la galerie ! Ce jeune homme a réalisé que la vie est un bien trop précieux pour l’exposer inutilement. Même devenu homme, ce coup de frein l’a retenu de se livrer à certains excès, entre autres l’alcoolisme, les drogues, le tabac, les vitesses déraisonnables sur la route, et bien d’autres choses encore ! Combien d’entre vous, amis lecteurs, pensent qu’ils sont maîtres de leur vie, libres d’en faire ce qu’ils veulent. Ils se croient les seuls responsables de leur destin. Mais que feriez-vous si un jour vous vous trouviez dans une situation désespérée, comme ce fut le cas pour ce jeune homme ? Rappelez-vous alors qu’il est écrit dans la Bible : «Quiconque invoquera le Nom du Seigneur sera sauvé.» (Romains 10 verset 13). Ne m’a-t-Il pas sauvé d’une mort certaine ? Car le garçon insouciant, c’était moi ! Il l’a fait pour moi, alors ne peut-Il pas le faire pour vous ?

Bonne semaine

Debout Jeunesse

Source : D’après le témoignage de G. Pousaz