Ce n’était que quelques mots…

Luc 15 verset 20 : “Il se mit donc en route pour se rendre chez son père. Comme il se trouvait encore à une bonne distance de la maison, son père l’aperçut et fut pris d’une profonde pitié pour lui. Il courut à la rencontre de son fils, se jeta à son cou et l’embrassa longuement.”

La parabole du fils prodigue est une merveilleuse preuve de l’amour de Dieu  ! Jamais Il ne rejettera celui qui revient à Lui regrettant sincèrement ses erreurs et ses péchés : Les sacrifices qui sont agréables à Dieu, c’est un esprit brisé : Ô Dieu ! tu ne dédaignes pas un coeur brisé et contrit.” (Psaumes 51 verset 19).  Nous pouvons avoir souvent l’image d’un Dieu qui ne nous voit que comme des coupables impossibles à sauver sous le regard impitoyable de sa justice. Nous oublions que son amour est un amour gratuit sans condition autre que notre retour vers lui. Jésus n’a-t-il pas dit à Nicodème : «Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.» (Jean 3 verset 17). Jésus nous donne gratuitement son pardon et sa miséricorde, c’est l’expression même de son amour qui est allé jusqu’à donner sa propre vie pour chaque homme et chaque femme, pour moi, pour toi. C’est ce qu’une jeune femme a expérimenté au travers de l’amour inconditionnel de sa maman qui priait pour elle chaque jour…

C’est là, dans les quartiers de Chicago qu’elle a atterri après que sa « belle destinée et ses doux rêves » se soient brisés telles des bulles de savon. Le mal de son pays natal tourmente son cœur chaque jour et chaque nuit. Mais la culpabilité empêche cette pauvre jeune femme, victime de tromperie, de reprendre le chemin qui conduit à sa maison. Elle a trop de honte, et se trouve indigne de toute marque d’affection. A plusieurs kilomètres de là, sa maman attend avec nostalgie son enfant qui, pendant toutes ces années, n’a plus donné aucun signe de vie. Jamais elle n’a cessé de prier pour le retour de son enfant prodigue. Mais les années ont passé, et toujours aucun signe de vie ! Combien de fois n’a-t’elle pas prié : “Seigneur où peut-elle bien être ? Que fait-elle ? Est-elle encore en vie ? Ô mon Dieu je t’en supplie, garde-la et ramène la à la maison…” Sans se lasser, année après année, cette chère maman, a crié à Dieu pour le retour de sa fille. Et tôt ou tard, l’amour finit toujours par se frayer un chemin. Un jour la maman a la pensée d’écrire une lettre. Mais à quelle adresse doit-elle l’adresser ? Aucune idée ! La police peut-être ? Mais les différents avis de recherche n’ont jamais rien donné. Finalement elle prend une autre option, et décide de se faire photographier en portrait. Son visage, marqué par le temps et la vieillesse, imprime un sourire paisible, ses yeux sont lumineux et expriment le calme et une paix profonde. Sous la photo, un simple texte de quelques mots : “Reviens à la maison ! Ta mère t’attend ! Je t’aime !” 

C’est avec plusieurs centaines de ces affiches que cette brave femme prend son bâton de pèlerin. Les bars de la région, les endroits mal famés de Chicago reçoivent un exemplaire à coller sur leur porte, ou sur leur panneaux d’information. Mais cela va-t-il servir à quelque chose ? Quelques affiches représentent une goutte d’eau dans l’océan de la population de Chicago ! Reverra-t-elle sa fille un jour ? Non, statistiquement, théoriquement, humainement, il y a très peu de chances pour que cela aboutisse ! Certains amis de cette maman courageuse essaient de lui faire comprendre qu’il ne faut pas trop compter sur la réussite de son entreprise : “Tu sais à l’heure qu’il est, ta fille a surement quitté l’Amérique” ; “Depuis le temps, elle est peut-être morte…” ;  “Tu sais, ne te fais pas trop d’illusion…” ; “Tu devrais aller voir aussi dans les hôpitaux ou les maisons closes, on ne sait jamais…” A chaque fois, elle retient ses larmes, et garde la foi que Dieu lui rendra un jour sa fille !

C’est par une soirée d’automne pluvieuse et froide qu’une jeune femme entre, complètement trempée, dans un bar. Elle est fatiguée et titube jusqu’au comptoir qu’elle frappe de sa main : “Toby, sers moi quelque chose de fort !” Le barman s’exécute sans sourciller, tandis que les musiciens jouent leur musique. L’ambiance de cabaret bat son plein. Personne ne remarque cette femme accrochée au comptoir d’une main et à son verre de l’autre. La jeune femme, à l’allure si piteuse, se presse vers une petite table dans un coin de mur au fond de la salle, pour retrouver une certaine stabilité. C’est alors qu’elle reste figée comme enracinée en regardant le mur. Ses yeux sont rivés sur la photo d’une vielle dame… Sous ce portrait paisible quelques mots :Reviens à la maison ! Ta mère t’attend ! Je t’aime !”  La jeune femme est complètement interdite. Puis elle glisse lentement sur ses genoux en gémissant : «Ô Maman… maman !» puis se prend le visage entre ses deux mains laissant échapper de lourds sanglots… Quelques jours plus tard, elle est de retour à la maison. Ce n’étaient que quelques mots ! Mais ce sont justement ces mots qui constituent le contenu de la lettre que DIEU adresse à chaque être humain : “Reviens à la maison! Je t’aime, je t’attend !”

Bonne semaine

Debout Jeunesse