Condamnée à mort…

Romains 5 versets 6 à 9 : « En effet, lorsque nous étions encore empêtrés dans nos péchés, incapables de nous aider nous mêmes, trop faibles pour aimer Dieu ou lui apporter quoi que ce soit de valable, le Christ, au moment fixé par Dieu, est mort pour nous, c’est-à-dire pour des impies qui ne se souciaient pas de Dieu. » (Version Kuen)

Personne ne peut dire qu’il est trop pécheur et irrécupérable pour être sauvé de la perdition. Personne ne peut dire que Dieu ne peut l’aimer à cause de ses trop grands péchés. Christ est mort et ressuscité pour les pécheurs que nous sommes tous, sans distinction ! Jésus pardonne à quiconque vient à Lui encore aujourd’hui en 2020. L’Évangile ne sera jamais frappé d’obsolescence (Matthieu 24 verset 35). L’erreur la plus terrible serait d’être indifférent à l’amour que Dieu a pour chacun d’entre nous. Jésus nous libère de l’horreur de notre péché, car Il l’a porté à la Croix, et nous offre Son pardon. Il n’y a qu’à venir vers Lui tels que nous sommes. Nous qui étions empêtrés dans nos péchés, sans Dieu dans notre vie respective, Il a envoyé son Fils pour nous offrir la grâce, le pardon, la paix de l’âme et la vie éternelle, Romains 5 versets 1 & 2 :  « Si donc nous avons été déclarés justes devant Dieu en raison de notre foi, nous sommes en paix avec Lui grâce à notre Seigneur Jésus-Christ : jouissons de cette paix et gardons-la. Oui c’est le Christ qui nous a fait pénétrer dans le lieu où règne la bienveillance divine ; nous avons par Lui, au moyen de la foi, un libre accès à la grâce et à la position privilégiée qui est la nôtre ; nous avons le bonheur de pouvoir dès maintenant, contempler la gloire de Dieu, et nous regardons vers l’avenir avec une entière confiance. Nous savons que nous serons associés à cette gloire ; notre espérance nous fait exulter de joie, car un jour, toute le splendeur devine sera nôtre.» (version Kuen)C’est la Bonne nouvelle de l’Évangile offerte à chacun, que personne ne s’en prive ! C’est cette merveilleuse espérance que va saisir Pamela, une jeune femme ayant connu une véritable descente aux enfers, avant de rencontrer son Sauveur et Seigneur Jésus-Christ…

Dans sa cellule étroite de ce qu’on appelle en anglais « The Death Row », le Couloir de la mort, ses jours n’étaient qu’une longue et terrible attente du moment où elle recevrait l’injection létale. Depuis sa condamnation pour meurtre le 2 septembre 1980, elle savait qu’elle n’avait aucune perspective d’avenir et pratiquement aucune chance de retrouver, un jour, la liberté. Après quelque seize longues années derrière les barreaux, la date de son exécution fut enfin fixée au 24 mars 1996. Cependant, à peine deux jours avant la date fatale, elle obtint un sursis, puis en l’an 2000, après une révision de son procès, sa peine fut commuée en « prison à vie » avec la possibilité plus tard, d’obtenir éventuellement une libération conditionnelle sur « parole », libération qui lui a été refusée une fois, mais qu’elle espère encore…

Pamela Lynn Walker, plus tard mariée Perillo, connut une enfance difficile, tumultueuse. Elle n’avait qu’un an lorsque sa famille, en 1956, quitta l’Iowa (États-Unis) de sa naissance pour s’établir en Californie, dans la banlieue sud de Los Angeles. Le foyer, comme elle le reconnaîtra elle-même bien plus tard, était construit sur du sable mouvant. Il n’y était jamais question de Dieu, la Bible était un livre totalement inconnu, la religion un sujet que l’on n’abordait jamais, et même sur le plan strictement humain, toutes les bases nécessaires pour une vie de famille où chacun pouvait s’épanouir manquaient cruellement. L’emploi de son père sur une chaîne de montage était très difficile et pénible, sa mère travaillait la nuit et ne s’occupait guère de son foyer. Un matin, alors que Pamela avait neuf ans, sa mère ne revint plus. Elle était partie avec un collègue de travail, abandonnant son mari et ses cinq enfants. Quelques jours plus tard, elle perdit la vie dans un accident de voiture. Son père, qui jusque-là n’avait jamais été plus qu’un buveur occasionnel, sombra alors dans l’alcoolisme, et plus d’une fois, Pamela fut victime de violences de sa part. Se sentant rejetée, la jeune fille s’enfuit de la maison à l’âge de dix ans et, pendant plusieurs années, erra d’un foyer d’accueil, où les services sociaux la plaçaient, à un autre. Elle fuguait souvent et fit plusieurs séjours dans des maisons de correction pour jeunes, où elle apprit surtout à se droguer. A l’âge de 13 ans, elle rencontra Sammy Perillo, un jeune homme de 19 ans. Elle crut avoir trouvé, enfin, le bonheur, et ensemble ils passèrent la frontière du Mexique pour un mariage « rapide » devant des autorités mexicaines exigeant moins de formalités. Mais le bonheur ne dura pas longtemps. Sous l’effet des drogues de plus en plus fortes, sa première grossesse se passa mal. Ainsi, à l’âge de 16 ans, Pamela mit au monde une fille qui mourut quatre mois après sa naissance. Désespérée, la nuit même, la jeune maman tenta de se suicider par overdose et en s’ouvrant les veines des poignets. Elle fut sauvée de la mort, mais sa vie ne fut désormais qu’une longue descente de désespoir en désespoir, de drame en drame. Durant une deuxième grossesse, son mari fut incarcéré et elle n’entendit plus jamais parler de lui. Pour subvenir à ses besoins, et surtout faire face à sa consommation de drogues, elle trouva du travail dans un bar de nuit et, se liant avec un couple de délinquants, participa elle-même à plusieurs vols. Le deuxième accouchement (de jumeaux, cette fois-ci) se termina également mal. L’un d’eux mourut et, forcée de quitter la Californie avec le couple de délinquants pour échapper à la justice, la jeune mère dut confier le bébé qui lui restait à son père qui entre-temps s’était remarié.

Ce périple à travers plusieurs États pour fuir la justice fut le dernier maillon d’une longue chaîne d’événements tragiques qui allaient conduire Pamela Perillo vers les couloirs de la mort : le meurtre d’un homme qui les avait pris en auto-stop et qui les avait invités chez lui, leur proposant même de l’argent s’ils acceptaient de l’aider à déménager. Pour payer un repas au restaurant, cet homme, trop confiant, avait sorti son portefeuille devant le trio, leur montrant une grosse somme d’argent qui suscita immédiatement leur convoitise, et lorsque l’occasion se présenta, ils passèrent à l’acte, le tuant à son domicile. Un assassinat tragique, sur fond de drogue ! Pamela était tellement sous l’influence des stupéfiants que les événements se brouillaient dans son esprit. Mais suffisamment lucide pourtant pour être immédiatement envahie d’un sentiment de culpabilité. Elle raconte : « Lorsque nous avons quitté sa maison, je ressentis, dans une sorte de « crevasse » cachée de mon cerveau, toute la culpabilité de ce que nous avions fait, je réalisai que je n’étais pas vraiment moi-même, qu’il fallait que je sois libérée de cette drogue, et aussi que je devais quitter ce couple que j’avais suivi. ». Et c’est ce quelle fit. A Denver, dans le Colorado, où le trio avait trouvé refuge, travaillée par sa conscience, elle abandonna ses complices et se rendit à la police. Arrêtée immédiatement le 3 mars 1980, et extradée au Texas, elle y fut donc condamnée à mort par injection létale, le 2 septembre de la même année. En Californie, sous l’effet de la drogue, elle avait souvent exprimé son souhait de mourir, « une aiguille dans le bras ». Maintenant, ce souhait insensé semblait sur le point de se réaliser ! Mais dans la prison de Houston, dans cette nuit noire où tout semblait perdu, où il ne lui restait qu’une attente ô combien angoissante du jour de son exécution, elle reçut un jour la visite d’une chrétienne authentique qui commença à lui parler de l’Évangile, du Christ, et de la possibilité de pardon pour tout être humain qui vient à Dieu dans une profonde repentance. Le message de l’Évangile pénétra dans ce cœur désespéré, et dans un désir profond de tourner définitivement le dos à cette vie de vices, cette vie de péché, où le mal sous tant de formes différentes l’avait dominée… elle fit monter à Dieu une prière ardente, le suppliant de lui accorder sa grâce, son pardon.

Mais si, le jour même où elle accepta Jésus-Christ comme son Sauveur, elle ressentit un changement réel, elle eut cependant du mal à croire que c’était quelque chose de durable. Dans son cœur, une question demeurait : Le pardon de Dieu, était-il possible pour elle, dans sa vie, après tout ce qu’elle avait fait ? Comment Dieu pouvait-il lui pardonner ce crime horrible qu’elle avait commis, ce crime qui était constamment devant ses yeux, comme elle le raconte dans un livre : « Salvation on Death Row : The Pamela Perillo Story » ? Sa raison lui disait que c’était impossible. Son âme était tourmentée. Il lui fallut tout un temps où, souvent, pendant des heures, en pleurs, sous le lit de sa cellule pour se cacher, elle implora le Seigneur, avant que, petit à petit, l’angoisse disparaisse, faisant place à une douce paix. Durant toutes ses années en prison, Pamela Perillo ne cessa de témoigner de sa foi, et elle eut la joie d’amener plus d’une de ses codétenues à Jésus-Christ. Elle comprit que dans cet univers de détresse, cet univers sans espérance, elle avait une nouvelle chance, une occasion de se rendre utile, qu’elle avait une tâche, que Dieu pouvait se servir d’elle pour aider d’autres à trouver le chemin du pardon et du salut. C’est ce qui la soutint dans tous les moments difficiles. Dans le cadre de la prison, elle eut l’occasion aussi, de s’engager dans des tâches au service de son prochain comme, par exemple, le dressage de chiens, destinés à secourir des personnes meurtries par la vie, des handicapés, des vétérans de l’armée, blessés dans divers conflits, etc. Dans l’épilogue du livre qui relate son cheminement, elle termine par une réflexion profonde sur tous ses regrets, toute sa tristesse devant le péché qui a détruit sa vie, et elle se livre aussi à un examen sans aucune complaisance de sa propre responsabilité. Devant tous les « pourquoi » de son existence, elle refuse de mettre la responsabilité sur son arrière-plan familial, malgré tout ce qu’elle a connu dans son enfance. Elle évoque aussi la drogue, et elle reconnaît que tout cela avait évidemment constitué ce qu’elle appelle « des causes collatérales », mais, dit-elle : « Le vrai problème était à l’intérieur de moi. Moi, une créature de Dieu, j’avais la possibilité de choisir librement, et j’ai choisi la drogue, j’ai commis un crime horrible. Durant 36 années d’incarcération, j’ai prié tous les jours pour obtenir le pardon des familles que j’ai blessées. J’ai trouvé le pardon de Dieu par le sacrifice de Jésus-Christ… », et elle exprime sa reconnaissance envers Dieu et son désir d’être désormais utile à ceux qui l’entourent, gardant aussi l’espoir de retrouver, un jour, la liberté, pour consacrer alors le restant de ses jours à aider d’autres. Mais, souligne-t-elle, profondément reconnaissante d’avoir échappé au Couloir de la mort : « Je le suis encore mille fois plus pour avoir reçu la promesse de la vie Éternelle. »

Bonne journée et bon weekend

Debout Jeunesse

Source : Témoignage tiré de “Documents expériences” 

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