Facture : 23 000 $

2 Corinthiens 9 verset 7 : « Que chacun donne comme il l’a résolu en son cœur, sans tristesse ni contrainte, car Dieu aime celui qui donne avec joie. »

Faire le bien peut avoir des conséquences que nous ne soupçonnons pas. Rendre un petit ou un grand service sans rien attendre en retour, avoir une attention particulière pour une personne ou plus, donner de la joie autour de nous, sont autant d’actions bienfaisantes que Dieu aime voir dans nos vies. Être disciple de Jésus-Christ c’est donc faire le bien autour de nous, comme Lui-même l’a fait. N’est-ce pas merveilleux de rendre le sourire a quelqu’un qui l’a perdu (Luc 17 verset 12 à 19), de consoler quelqu’un qui pleure (Luc 7 verset 44 à 50), de visiter une personne malade ou isolée, de redonner courage a celui ou celle qui est abattu ? Quand nous faisons le bien au prochain, c’est aussi au Seigneur que nous le faisons, en effet dans Matthieu 25 verset 34 à 40 : « Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger. J’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire. J’étais étranger, et vous m’avez recueilli. J‘étais nu, et vous m’avez vêtu. J’étais malade, et vous m’avez visité. J’étais en prison, et vous êtes venus vers moi (…) Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites.»  Faire du bien n’est donc pas une option pour le chrétien, soyons des praticiens du bien et non des théoriciens. C’est ce que nous allons voir dans cette histoire vécue :

Une femme croyante et ses deux fils vivaient à New-York. Malheureusement, le papa était décédé et la maman devait travailler pour subvenir aux besoins de la famille. Sans diplôme et sans expérience professionnelle, elle ne trouva que des ménages à faire. Le travail était précaire, car trop irrégulier. Avec son maigre revenu, elle payait toutes les dépenses de la maison et tentait de répondre aux besoins de ses deux fils. Tous les matins elle leur faisait des petits sandwiches à emporter pour l’école et leur demandait d’être reconnaissants, même pour le peu qu’ils avaient. Un jour, n’ayant aucun ménage à faire, elle ne put faire le sandwich de David pour le matin suivant faute d’argent. Avant de partir pour l’école, elle promit à ses enfants de travailler pour leur offrir ne serait-ce qu’une soupe chaude pour le soir.

Les enfants partirent et David avait le ventre vide. En classe, il lui était difficile de ce concentrer car la faim tenaillait son estomac. Il décida alors de faire quelque chose qu’il n’avait jamais encore fait. Il sortit de l’école entre deux cours, et alla dans une avenue près de son école, où des petites villas étaient construites les unes à côtés des autres. Dans son jeune esprit il s’était dit qu’il allait tout simplement demander un morceau de pain pour pouvoir manger et s’en aller. Il frappa à la porte d’une maison qui appartenait à une famille du nom de Jason.  Après avoir cogné à la porte il s’attendait à voir apparaître une dame de l’âge de sa maman, mais c’est une petite fille de son âge qui lui ouvrit : « Bonjour, qu’est-ce que je peux faire pour toi ? » lui dit-elle. David se sentit tout gêné et balbutia : « Je voudrais juste un verre d’eau s’il vous plait… »

« Ecoute, chez nous le matin, on ne boit pas de verre d’eau, on boit un bon verre de lait et on mange des petits gâteaux. Ne bouge surtout pas, je reviens ! » répondit-elle. La petite fille courut à la cuisine et rapporta à David un verre de lait et une petite assiette avec des petits gâteaux encore tout chauds. Les deux jeunes enfants firent alors rapidement connaissance. David apprit que cette petite fille se nommait Jacqueline et qu’elle habitait ici avec ses parents. Puis, une fois les verres de lait et les gâteaux consommés, David remercia et prit congé de son hôte sans lui dire son nom et son prénom.

Le soir, David et son frère rentrèrent  à la maison, où leue mère avait effectivement préparé une bonne soupe.  Année après année, David réussissait ses examens scolaires et finit par rentrer à l’université de médecine. Il devint un grand professeur en chirurgie cardiaque et remercia Dieu d’avoir posé sa bonne main sur lui.  Il finit par ouvrir sa propre clinique. Chaque matin il étudiait ses dossiers, fixait les dates des opérations, puis visitait ses patients. Il se maria, fonda une famille, tout allait pour le mieux. Trente ans plus tard, alors qu’il se tenait derrière son bureau à traiter ses dossiers, son attention fut retenue par un nom : Jason Jacqueline.

Il se souvint alors de sa petite mésaventure de jeunesse. Il appela alors sa secrétaire pour demander à une infirmière de le conduire auprès de cette patiente. Une fois au chevet de la patiente et après les salutations d’usage, il lui demanda où elle habitait quand elle était petite enfant. Elle lui expliqua qu’elle habitait dans un quartier près d’une école à New-York. Pour David, pas de doute, c’était bien elle. Il prit une de ses cartes de visite et la lui donna en main propre, puis lui dit : « Si vous avez besoin de quoi que se soit, voilà mon numéro de téléphone personnel, vous pouvez m’appeler à n’importe quel moment ». L’infirmière fût très étonnée : en trente ans elle n’avait jamais vu cela de la part du professeur.

La date de l’opération de Jacqueline fut programmée et tout se passa bien. Après quelques jours de convalescence, Jacqueline dut faire sa sortie d’hôpital. Elle se présenta au secrétariat. On lui annonça une facture d’un montant de 23 000 $ ! C’était une somme colossale, qu’elle aurait beaucoup de mal à payer. Mais quelle ne fût pas sa surprise de voir qu’en dessous de la facture qu’on lui tendait, un petit texte était écrit et signé de la main du chirurgien qui disait : « Facture déjà payée il y a trente ans avec un verre de lait et des petits gâteaux ». « Jette ton pain sur la face des eaux, car avec le temps tu le retrouveras. » (Ecclésiaste 11 verset 1 )

Bonne semaine

Debout Jeunesse