Fais-tu confiance ?

Lamentations 3 versets 25 et 26 : «L’Eternel est plein de bonté pour ceux qui ont confiance en lui, pour ceux qui se tournent vers lui. Il est bon d’attendre en silence de l’Eternel la délivrance de l’Eternel.»

Un fermier, très mécontent du travail effectué par l’un de ses serviteurs, s’en fut à la foire chercher un remplaçant. Il y rencontra un jeune homme, un peu gauche à l’air simple.

– Alors, jeune homme, lui dit le fermier, quel est votre nom ?

– Jean, Monsieur.

– Et que faites-vous dans la vie ?

– Je travaille comme valet de ferme.

– Quelles sont vos aptitudes ?

– Avec tout le respect que je vous dois, Monsieur, je sais dormir quand le vent souffle la nuit.

– Pardon ? dit le fermier, surpris.

– Oui, je sais dormir quand le vent souffle la nuit, répéta Jean.

– Ma foi, jeune homme, répondit le fermier, cela n’est guère une réponse ! La plupart de mes gens font cela très bien. Au revoir !

Le fermier continua donc ses recherches, mais ne trouva personne. Plusieurs fois, il revit Jean et chaque fois celui-ci lui donnait la même réponse étrange : «Je sais dormir quand le vent souffle la nuit ». Tard dans l’après-midi, le fermier prit sa décision. Trouvant que les yeux de Jean reflétaient l’honnêteté, il lui dit ceci : «Vous êtes certainement un drôle de numéro comme valet de ferme, mais je vous embauche. Nous verrons de quoi vous êtes capables. »

Jean travailla plusieurs semaines sans que l’on remarque son travail. Ce qui n’est pas étonnant en soi car le travail bien fait passe souvent inaperçu. Ce n’est seulement que quand quelque chose ne tourne pas rond que l’on y prête attention. Puis, une nuit, le vent commença à chasser devant lui d’énormes nuages. Il prit sa force dans les collines, traversa la forêt avec beaucoup de fracas, martela les bâtiments et tonna contre les meules de foin, hurlant dans les cheminées. Lorsque le fermier entendit le vent, il se dressa sur son lit ; il connaissait bien ce vent-là. Déjà plusieurs fois, celui-ci lui avait arraché les portes des étables, dispersé son foin et renversé ses poulaillers.

Il appela Jean qui dormait au grenier. Il hurla plus fort que le vent, mais personne ne lui répondit. Enfin, à grandes enjambées, il monta le secouer. «Jean ! Jean ! Lève-toi. La tempête va tout emporter.» Rien à faire, Jean dormait profondément. Il sortit seul dans la tourmente, s’attendant déjà au pire. Et bien non, au contraire ; il vit les portes de l’étable solidement barricadées, les chevaux liés, en sûreté, les fenêtres bloquées et le bétail sagement couché dans la crèche. Il trouva également les meules de foin bien arrimées par des bâches attachées par des grosses cordes fixées sur des pieux enfoncés profondément en terre. La porcherie était intacte et les poulaillers en place malgré la tempête qui sévissait avec rage. Alors il éclata de rire. Il venait enfin de Jésus dans la tempêtecomprendre les paroles de Jean.

Cette histoire nous rappelle aussi ce que les disciples ont vécu avec Jésus qui dormait au milieu de la tempête (relis Mathieu 8 versets 23 à 27). Psaumes 37 verset 5 : «Recommande ton sort à l’Eternel. Mets en lui ta confiance, et il agira.» Si tu traverses des moments difficiles, des tempêtes dans ta vie où tout va de travers, alors c’est plus que jamais le moment d’exprimer ta confiance dans le Seigneur Jésus en recherchant sa face. Dieu veut t’enseigner à travers tout ce que tu vis. Laisse-le agir et prendre le contrôle de ta vie, car sa fidélité est sans faille et sa miséricorde dure à toujours.

Bonne semaine

Debout Jeunesse