Gagner la course

Pour ce coureur lambda du marathon de Boston 2014, les sensations ne sont pas excellentes dès le départ. Après quelques kilomètres,  des douleurs dans le ventre surviennent rapidement et les jambes sont un peu lourdes. Mais le plan de course est simple : souplesse dans les descentes, endurance dans les montées. La mi-parcours est bien bouclée : 1h21 ! Le moral est bon, ni crampes, ni contractures musculaires. A chaque point de ravitaillement, il avale trois berlingots de gel énergisants et trois gorgées d’eau. Cela le booste et lui redonne l’énergie pour continuer jusqu’au prochain point.

Ce qui est sûr, c’est que les quatre côtes de la course sont très difficiles. Le coureur raccourcit ses foulées et se focalise sur le rythme à tenir. Quand il arrive en haut de la dernière côte, il se sent épuisé, au bout de ses forces et pense : « C’est normal, c’est un marathon ! Maintenant les derniers kilomètres, ça devrait aller !» Mais à ce moment de la course, les kilomètres défilent vraiment dans la douleur. Quand, juste à quelques centaines de mètres de l’arrivée… c’est le malaise, la perte de connaissance !

Le coureur se réveille dans une petite voiturette, avec des crampes partout. On l’emmène sous une tente où des secouristes le prennent en charge. Il est incapable de se souvenir de son âge, d’un numéro de téléphone pour prévenir sa famille en France. Finalement, il est mis sous perfusion pendant plus d’une heure. Puis, il retrouve un peu ses esprit et parvient à s’asseoir. Alors les secouristes lui disent : « Ok, now go, go to the finish line! », c’est-à-dire :«Ok, maintenant va, va vers la ligne d’arrivée !». Alors il repart en marchant, afin de parcourir les 800 derniers mètres et passe la ligne.

Philippiens 3 verset 13 et 14 : «(…) mais je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant,  je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ.» La vie est comme une course et selon le cas elle peut bien ou mal commencer. Mais ce qui compte au final c’est de bien finir. Repensons à Lazare qui après avoir eu ses maux pendant son existence a été enlevé par les anges au Ciel. Tandis que l’homme riche qui a joui pleinement de la vie fut envoyé dans un abîme (Luc 16 verset 19 à 31). Tout dépend du plan de course que l’on fait et de nos choix terrestres. Nous pouvons choisir de bâtir sur le roc ou le sable, mettre en pratique ou non la Parole de Dieu (Matthieu 7 verset 24 à 29).

Quand les difficultés sont là, que la course devient difficile, sommes-nous passés auparavant par les points de ravitaillements ?

  • La lecture quotidienne de la Bible qui est une source d’eau vive, une lampe à nos pieds pour nous guider.
  • Les temps de prière et d’intimité avec Dieu pour Lui exprimer tout ce que nous avons sur le cœur.
  • Les conseils d’aînés qui ont de la sagesse et du discernement.
  • La communion fraternelle qui est une source d’encouragement.Marathon

C’est ce ravitaillement qui permet de continuer la course malgré les coups durs que la vie peut réserver. Cela demande parfois du temps pour se remettre, mais une chose est sûre, Jésus restaure et nous encourage a terminer la course. Il prend soin de nous, c’est pourquoi reste fidèle, fais-Lui confiance, «Il gardera notre départ et notre arrivée dès maintenant et à toujours.» (Psaumes 121 verset 8). Continue à courir, tu n’es pas seul(e), il y a des millions de chrétiens qui sont dans cette course et des millions qui ont déjà passé la ligne et gagné le prix.

Bonne semaine

Debout Jeunesse