Histoire d’un clou

Deutéronome 7 verset 9 : “Sache donc que c’est l’Éternel, ton Dieu, qui est Dieu. Ce Dieu fidèle garde son alliance et sa bonté jusqu’à la millième génération envers ceux qui l’aiment et qui respectent ses commandements.”

L’Éternel Dieu est notre Dieu, et il n’y en a pas d’autre comme Lui. Pourquoi ? Parce qu’il est fidèle envers ceux qui l’aiment et respectent ses commandements. Dieu ne retourne pas sa veste comme beaucoup d’hommes et de femmes dans ce monde. Il n’est pas une girouette qui tourne sur elle-même au gré des vents. Non ! Dieu est fidèle et garde son alliance et sa bonté envers tous ses enfants. Pourquoi est-ce si important de le savoir et de le croire de tout son cœur ? Parce que dans les moments difficiles que nous traversons, et que nous ne comprenons pas, cette promesse nous rassure et nous permet de lever les yeux vers le ciel, sachant que Dieu nous voit et entend nos prières et supplications : “Nous avons auprès de lui cette assurance : si nous demandons quelque chose conformément à sa volonté, il nous écoute. Et si nous savons qu’il nous écoute, quelle que soit notre demande, nous savons que nous possédons ce que nous lui avons demandé.” (1 Jean 5 versets 14 & 15) Quelle merveilleuse promesse ! C’est ce qu’un missionnaire, parti en Indonésie pour évangéliser, va vivre et réaliser au fin fond de la jungle…

Sur l’île de Sumatra, en Indonésie, un missionnaire du nom de Hubert Mitchell, reçut l’appel du Seigneur pour porter l’évangile à la tribu des Kubus. Cela représentait un déplacement important et périlleux. Il fallait traverser une grande partie de la jungle, particulièrement dense dans cette région de broussailles et de lianes qui feraient obstacle à leurs pas, sans compter les animaux sauvages qui pourraient les attaquer. Néanmoins, Mitchell, comptant sur la protection et la fidélité de Dieu, se mit en route, accompagné de quelques chrétiens indonésiens récemment convertis. Après bien des peines et des souffrances, la petite troupe atteignit une clairière au milieu de laquelle se dressait un village d’une vingtaine de huttes. Le chef était là, entouré de ses fidèles guerriers qui n’attendaient qu’un mot ou un signe pour entrer en action et se débarrasser des intrus. Le chef, debout, observait silencieusement ces hommes qui avaient violé sa propriété de la jungle et qui avaient osé pénétrer leur village sans y être invités. Se rendant compte que les villageois ne se tenaient pas tous sur le qui-vive, le missionnaire se mit à sourire, ce qui eut pour résultat d’impressionner visiblement les hommes de la tribu. Mitchell comprit tout de suite ce qui se passait, et, au lieu de présenter comme il en avait l’habitude des cadeaux, tels que colliers, boutons, hameçons, il leur parla immédiatement du sujet qui l’amenait. Il leur parla sans détour de l’amour de Dieu, de Jésus-Christ le Sauveur, et de ses souffrances sur la croix pour les pécheurs… Le chef, à ces mots, fronça les sourcils et commença par poser des questions :

  • “Dis-moi, c’est quoi une croix ?” 

Hubert ne s’attendait absolument pas à ce genre de question ! Pris par la surprise, il hésita un moment, puis pria ses compagnons de couper deux branches d’un arbre. Il les attacha en forme de croix avec un bout de ficelle et la plaça devant le chef.  Mais celui-ci ne semblait toujours pas comprendre, il poursuivit :

  • “Mais pourquoi une croix ?”

Mitchell se gratta la tête. Il priait dans son cœur pour que Dieu l’inspire dans ses réponses. Alors il posa la croix par terre, s’étendit dessus, et expliqua que les soldats avaient planté des clous dans les mains et dans les pieds du Seigneur. Mais le chef ne sembla pas touché par ce qu’il entendait, et reprit dans la foulée :

  • “Mais c’est quoi un  clou ?”

“Enfin une question plus facile !” pensa le missionnaire. La description d’un simple clou est des plus facile pour lui. D’ailleurs, en-dehors de cette tribu, qui n’a pas déjà vu un clou ? C’est simple un clou non ? Le missionnaire tenta alors de décrire la forme d’un clou au chef. Mais rien n’y fit. Plus il s’évertuait à expliquer ce qu’était un clou, plus le chef ouvrait de grands yeux, lui montrant par là qu’il ne voyait absolument pas de quoi il voulait parler ! Quel dialogue de sourds ! Comment montrer quelque chose de nouveau à quelqu’un, quand on ne le possède pas soi-même ?

Mitchell regarda alors autour de lui, cherchant quelque chose qui ressemblât à un clou… mais non, rien, il n’y avait rien. Il fouilla dans ses propres affaires à la recherche du clou salvateur ! Peine inutile, peine perdue, rien ! La question cruciale du chef demeurait sans réponse, et du coup (pour ne pas dire du clou)… la conversation s’arrêta là, et le chef et ses hommes retournèrent à leurs occupations. Le missionnaire, quelque peu déprimé et dépité, s’apprêta alors à prendre le repas du soir en compagnie de sa petite troupe. Le menu se composait comme d’habitude de riz et de poisson. Le missionnaire pria dans son cœur : “Seigneur Jésus, ne me laisse pas sans solution, je suis complètement dépourvu. Où veux-tu que je trouve un clou dans cette jungle, y’a pas de clou dans une jungle !? Et pourtant ces personnes ont tellement besoin de toi et de ta grâce ! S’il te plait aide moi…” Puis Hubert partit vers les bagages pour ramener une caisse pleine d’oranges. Il en distribua quelques-unes autour de lui, lorsqu’un bruit insolite l’obligea à examiner le fond de la caisse. Quelle ne fut pas sa surprise quand il découvrit… un grand et long clou. Ce dernier était tombé là par inadvertance ou plutôt par la divine Providence au fond de cette caisse ! Allez savoir quand et comment ? Nous ne le saurons vraisemblablement jamais, mais qu’importe, Dieu n’est pas obligé de révéler tous ses secrets.  Toujours est-il que Mitchell, complètement ahuri par sa découverte, courut à toute allure chez le chef, le clou à la main, remerciant et louant Dieu pour Sa fidélité. De tout son cœur il prêcha l’Évangile et expliqua la scène de la crucifixion sur la place du village devant tous les villageois rassemblés. Puis il pressa le clou dans sa main. Le chef voulut en faire autant et lui prit des mains. A son tour, il le regarda longuement et le serra très fort dans sa main. A cet instant, la lumière se fit dans son cœur. Ce dernier fut si frappé par ce qu’il venait de comprendre qu’il se mit à la disposition du missionnaire pour le conduire dans tous les villages de sa tribu afin qu’eux aussi puissent entendre la belle histoire de l’amour de Dieu et de son Fils. C’est ainsi que beaucoup d’âmes se tournèrent vers Jésus et l’acceptèrent comme leur Sauveur et Seigneur personnel.

Bonne semaine

Debout Jeunesse