Hong-Kong 2003 : Prières vs SRAS

Psaumes 50 verset 15 : “Et invoque-moi au jour de la détresse. Je te délivrerai, et tu me glorifieras.”

Donner sa vie au Seigneur Jésus et devenir son disciple est la plus belle décision qu’un être humain puisse expérimenter au cours de sa vie. Avec Lui nous sommes capables de traverser les épreuves de la vie et d’obtenir le secours dans les situations les plus compliquées. C’est pourquoi n’hésitons jamais à invoquer Celui qui a TOUT entre Ses mains. C’est ce qu’a expérimenté le Docteur Joseph Sung en pleine épidémie de grippe aviaire. Ce virus (SRAS), véritable serial killer, va, entre février à mai 2003, toucher plus de 8 500 personnes dans pas moins de 27 pays et faire plus de 800 victimes.

Joseph Sung était un jeune étudiant Hongkongais se préparant à passer son baccalauréat en 1975. Quelques-uns de ses camarades, qui étaient chrétiens, l’invitèrent à une réunion de l’évangéliste Billy Graham dans un grand stade. Mais Joseph était tellement absorbé par ses études qu’il déclina l’invitation. Cependant ses amis ne s’avouèrent pas vaincus pour autant. Et ils réussirent à force de persuasion à l’emmener avec eux à la réunion. Sur le chemin il fut stupéfait de constater que d’innombrables personnes se rendaient au stade. Cela attisa grandement sa curiosité. La prédication de l’évangéliste toucha profondément son cœur : “Lorsque Billy Graham invita les gens à venir au milieu du stade, une image s’offrit à moi que je n’oublierai jamais. Nous étions assis dans l’obscurité, car c’était le soir, mais la partie centrale du stade était illuminée. Je vis des milliers de personnes sortir de l’obscurité pour aller vers la lumière … c’était très symbolique.  Le premier soir il ne répondit pas à l’appel de Dieu qui résonnait dans son cœur. Joseph avait besoin de réfléchir à tout ce qu’il avait entendu. Inutile de dire qu’il assista à toutes les autres réunions, et le dernier jour il capitula devant Dieu. Joseph descendit au centre du stade et prit la décision de remettre sa vie entre les mains de Jésus.

28 ans plus tard, une catastrophe sanitaire se préparait en plein cœur de l’Asie, où habitent les deux tiers de l’humanité. En février 2003, la grippe aviaire (SRAS) fut introduite à Hongkong par un citoyen chinois. Cet homme fut accepté dans le service de notre homme, le Docteur Joseph Sung. Tout le service fut stérilisé, mais la maladie réussit à se propager et à se transmettre à plus de 130 personnes ! En effet plusieurs médecins, infirmiers et infirmières, patients et étudiants en médecine furent touchés. Dès le premier jour où la maladie se déclara, trente de ses collègues eurent de la fièvre, puis de plus en plus de personnes tombèrent malades. De jour en jour leur état se dégradait, et en l’espace de peu de temps, les gens s’affaiblissaient, et pour certains ce fut malheureusement la fin… Rien qu’en l’espace d’une semaine, des hommes jeunes, dynamiques, et plein de vie devenaient si faibles qu’ils ne pouvaient plus se traîner de leur lit à la salle de bain. Il leur était impossible d’achever un repas tellement ils étaient à bout de souffle. Leurs forces n’étaient même plus suffisantes pour une communication téléphonique avec leur famille. Le Docteur Joseph Sung craignait terriblement pour leur vie.

Au début de l’épidémie, les médecins dormaient dans les logements des infirmières situés à proximité. Ils ne voulaient en aucun cas rapporter cette maladie dans leur foyer et à leur famille.  Au bout de deux mois, Joseph transféra à nouveau son lit chez lui, dans sa famille. Malgré cela, il s’efforçait de s’isoler de sa femme et de ses filles autant que possible : “Dès que j’entrais dans notre maison, ma femme frottait derrière moi le sol avec un balai-brosse. Je me précipitais dans la salle de bain, prenais une douche et changeais mes vêtements. Je prenais mes repas sur la table de la salle de séjour, et ma famille mangeait dans la salle à manger. Nos filles avaient alors neuf et six ans et je tentais avec ma femme de leur expliquer qu’elles ne devaient en aucun cas s’approcher de moi. Finalement, je retournais dormir dans la maison des infirmières, car c’était trop dangereux pour ma famille. Nous nous téléphonions. Nous nous écrivions des e-mails et les filles m’envoyaient des photos d’elles. C’est ainsi que nous restions en contact.” Chaque jour, alors qu’il traversait la rue pour aller de la maison des infirmières à la clinique, Joseph vivait de terribles angoisses. Ses  premières paroles le matin en arrivant dans le service étaient : “Combien de personnes sont mortes cette nuit ? Combien de patients doivent encore être transférés au service de réanimation ?” Il constatait alors qu’il n’y avait aucun changement dans la situation : L’épidémie progressait, et rien ne semblait pouvoir l’arrêter. Le monde subissait l’attaque d’une terrible épidémie. Le 12 mars 2003, l’OMS lançait une alerte internationale sur “Une forme grave et atypique de pneumonie au Vietnam, à Hongkong et dans la province de Canton (Chine)”. Dick Thompson, du département des maladies transmissibles à l’OMS, témoigna de cette période en disant : “Quelques jours avant l’alerte, nous étions en contact avec nos collègues de Hanoï. C’était effrayant d’entendre ce qui se passait…”

Dans son service, Joseph Sung voyait certains de ses collègues qui avaient contracté la maladie, reliés aux respirateurs artificiels et qui s’éteignaient lentement. Désespéré en voyant tout cela, il convoqua un matin ses collaborateurs et leur dit : « Le temps est peut-être venu maintenant de nous réunir pour prier. Car ce qui arrive dépasse la force humaine. Ceci est au-delà de ce que nous pouvons faire.” C’était la première fois qu’il confessait ouvertement sa foi sur son lieu de travail. Puis il invita tous les chrétiens parmi le personnel à venir dans son bureau, afin de prier pour les malades et implorer la miséricorde de Dieu. Son bureau était relativement petit, et cependant, 15 personnes environ s’y entassèrent pour prier. Joseph les connaissais toutes, mais il n’avait jamais su qu’elles étaient chrétiennes. Ils commencèrent alors à intercéder ensemble auprès de Dieu pour tous leurs collègues qui étaient tombés malades. A partir de ce jour-là, ils se rencontrèrent chaque jour, tous les matins vers 11h00 pour prier. Lorsqu’ils prièrent pour la première fois, ils dirent à Dieu qu’ils refusaient qu’une personne meurt en raison de leur ignorance au sujet de cette maladie. Car ils en avaient une totale ignorance, et ignoraient absolument ce à quoi ils avaient affaire. Après avoir commencé à prier, ils virent comment Dieu œuvra dans leur service mais aussi dans tout Hongkong. Ils virent de leur yeux comment l’état de santé des personnes s’est soudainement amélioré.

Parmi ces personnes se trouvait un de ses camarades de la faculté de médecine. Il était médecin de famille et avait contracté la grippe aviaire après avoir été contaminé par un de ses patients. Il passa des radiographies et les apporta à Joseph pour avoir son diagnostic : «Joseph, penses-tu que j’ai la grippe aviaire ?» Il lui répondit tristement : «Cela ne fait aucun doute mon ami.» Déjà les premiers symptômes étaient visibles : les mains tremblantes, une forte fièvre et le cruel manque de souffle. Il fallut donc rapidement l’hospitaliser. Son état se dégrada, nécessitant de l’intuber et de le relier à un respirateur artificiel. Au bout de trois semaines, Joseph reçut un appel téléphonique. C’était son ami qui lui dit : «Joseph, tu ne vas pas me croire ! Je sors de l’hôpital aujourd’hui.  Je suis à nouveau en bonne santé… et je voulais te dire que je suis devenu chrétien !» En effet, sa femme lui avait rendu visite à l’hôpital, et l’avait informé que toute son église priait pour lui. Il raconta à Joseph n’avoir jamais été dans une église et que sa femme avait pendant de nombreuses années essayé de l’amener à Jésus. Il n’avait jusque là rien voulu savoir. Pendant le temps passé à la clinique, il se mit à lire la Bible. Il observait et comprenait exactement ce qui se passait à Hongkong et à l’hôpital. Il voyait comment Dieu était en train d’agir en lui et auprès des malades. Alors, il accepta Jésus-Christ comme son sauveur. Depuis ce jour Joseph n’hésite pas à dire de lui qu’il est probablement devenu le meilleur médecin chrétien de la ville ! En effet, celui-ci prie maintenant pour chacun de ses patients. Quand cette terrible épidémie fut enrayée par la grâce de Dieu, le docteur Joseph Sung  ne put que dire : “Dieu était à l’œuvre dans tout Hongkong et il a agi sans que nous nous en soyons rendus vraiment compte.”

Que se serait-il passé si Joseph Sung n’avait jamais donné sa vie à Jésus-Christ ? Comment dans ce cas aurait-il géré cette terrible crise épidémique ? Nous ne le saurons jamais et cela n’a pas vraiment d’importance. Une chose est sûre et certaine, c’est qu’en confiant sa vie à Dieu, Joseph a pu voir comment celui-ci n’abandonne pas ses enfants dans l’épreuve. Dieu a entendu ses prières et celles de cette poignée de chrétiens réunis pour implorer la délivrance, et c’est ce qui a fait la différence : “L’Éternel marchera lui-même devant toi, il sera lui-même avec toi, il ne te délaissera point, il ne t’abandonnera point, ne crains point, et ne t’effraie point.” (Deutéronome 31 verset 8)

Bonne semaine

Debout Jeunesse