Hormis une seule…

Hébreux 10 verset 23 : “Restons fermement attachés à l’espérance que nous reconnaissons comme vraie, car celui qui nous a fait les promesses est digne de confiance.” 

Restons attachés au Seigneur quoi qu’il arrive ! Dieu est fidèle et digne de confiance ! Même si les choses ne vont pas dans le sens que nous désirons, ou que Dieu tarde à répondre à nos prières, au lieu de commencer à murmurer contre Lui, nous lasser, chercher la faute chez les autres, ou encore douter…  restons fidèle et faisons Lui confiance. Mais ce n’est pas toujours facile de faire confiance, de lâcher prise, car quand nous vivons des moments difficiles, nous devons faire face (et bien souvent seul) à une foule de pensées qui viennent à l’esprit comme : “Dieu a-t-il réellement dit… ou  encore, comment Dieu peut-il laisser faire une chose pareille ? Il est injuste !” et pourtant, faire confiance, s’attendre et s’abandonner à Dieu, est la clé la plus sûre pour passer un cap ou une épreuve… Bien des fois, c’est à la dernière minute, ou au moment où on s’y attend le moins que Dieu envoie la réponse à la prière ou la délivrance dans une situation délicate (Genèse 22 versets 12 & 13). Combien de fois ne l’avons-nous pas vécu au cours de notre vie ? Et pourtant, chose incroyable, nous pouvons encore douter (Matthieu 28 verset 16 à 18)Bien souvent, confiance va de paire et rime avec patience. Ces deux qualités et fruits de l’Esprit sont essentiels dans la vie d’un enfant de Dieu. Hélas, parfois le doute, le découragement et l’impatience nous font faire bien des erreurs, ou nous font souffrir inutilement. C’est ce qu’un paysan a expérimenté, après avoir attendu pendant toute une partie de sa vie, une réponse à sa prière.

Dans la première moitié du XIXe siècle vivait dans un petit village du Jura, un homme dont la piété a laissé un souvenir béni à tous ceux qui ont eu le privilège de le connaître. C’était un paysan, cultivant avec sa famille un petit domaine de maigre rapport. L’homme avait été converti à Jésus Christ par les écrits de César Malan, pasteur à Genève. Aussi son désir le plus vif était de réunir assez d’argent pour faire le voyage en Suisse. Il désirait le rencontrer et s’entretenir avec lui des choses du salut et surtout, lui exprimer de vive voix sa profonde gratitude pour tout le bien qu’il lui avait fait par ses écrits et par ses cantiques. Chaque année le brave paysan jurassien mettait de côté l’ argent nécessaire pour entreprendre ce voyage. Mais ses gains étaient si maigres que toutes les fois où il avait réussit à réunir une somme suffisante,lui survenait un événement imprévisible : grêle, perte de bétail, incendie… Ces aléas le forçaient alors à employer d’une autre manière l’argent destiné au voyage. Il avait souvent demandé à Dieu de lui permettre de voir César Malan avant de mourir, mais les années avaient passé, le paysan avait vieilli, la maladie l’avait visité et depuis bien des mois il était étendu sur un lit de souffrances sans espoir de guérison.

Ce fut à cette époque justement, dans les années 1850 à 1860 que César Malan, traversa le Jura pour se rendre à Bâle. En chemin, il s’arrêta dans l’hôtel du petit village de notre paysan pour y dîner.  Selon son habitude, César Malan posa à la jeune fille qui le servait une question directe : “Avez-vous trouvé en Jésus Christ la paix de votre âme ?”. Sans répondre directement à sa question et sans doute pour faire dévier l’entretien, la jeune fille lui répondit : “Ah, Monsieur, vous parlez tout à fait comme notre vieux voisin. C’est un bien brave homme, lui aussi nous parle toujours de notre âme, mais il est maintenant bien malade. Je crois même qu’il va mourir, du moins c’est ce qu’on m’a dit.” Malan pria alors la jeune femme de le conduire auprès du vieillard. Arrivé à la maison du vieux paysan, il entra et se rendit au chevet du mourant.  Celui-ci était couché sur son lit. Malan lui dit sans se nommer, avec une grande bienveillance : “C’est un ami chrétien qui vient vous voir cher monsieur. Actuellement, je me rends à Bâle, et j’ai appris à l’hôtel, que vous aussi vous aimez le Seigneur Jésus. C’est pourquoi je suis venu vous voir.”

Le vieux paysan tourna la tête et dit : “Ah, monsieur ! Sachez que je meurs en paix, plein de confiance en mon Sauveur. Il a été si bon pour moi toute ma vie. Tout ce que je lui ai demandé il me l’a accordé, toutes mes prières il les a exaucées, hormis une seule… A cet instant, c’est comme si un voile de tristesse passait sur le visage du vieillard. Malan ne put s’empêcher de lui demander : “Puis-je vous demander quelle est cette prière que le Seigneur n’a jamais exaucée ?” Avec une voix remplie d’émotion, le vieux paysan répondit : “Eh bien, voilà, j’ai bien souvent demandé au Seigneur de me permettre de voir avant de mourir monsieur César Malan de Genève. Car sachez, monsieur, que c’est cet homme qui a été par ses écrits l’instrument béni de ma conversion. Oh ! J’aurais tant tant aimé le voir, vous savez… Que de fois j’ai économisé pour faire le voyage à Genève, mais chaque fois aussi le Seigneur a mis un empêchement sur ma route. Maintenant me voilà trop vieux et trop malade pour y songer…” Le vieillard soupira et des larmes se mirent à couler sur ses joues amaigries. César était lui aussi profondément ému. Il saisit alors les mains du vieux paysan dans les siennes, et très doucement lui dit : “Dieu est bon, mon très cher ami… Il exauce aujourd’hui votre dernière prière. Car… Je suis César Malan.”

Décrire la joie et la reconnaissance du vieillard serait impossible. Entre ces deux hommes une amitié solide et profonde venait de naître, aussi ne se quittèrent-ils que fort tard dans la soirée en se donnant rendez-vous dans l’éternité. En effet, les deux amis ne devaient plus se revoir ici-bas. Le vieillard fut repris peu après, et César Malan devait le rejoindre auprès du Seigneur quelques années plus tard, en 1864.

Oui Dieu accomplit toujours ses promesses et répond aux prières de ses enfants. C’est pourquoi restons fidèles, confiants et patients ! Dieu veut prendre soin de nous sur Terre et Il nous a donné une espérance bien plus grande ! En effet, il nous a promis et préparé de nouveaux cieux et une nouvelle Terre, promis d’habiter avec nous pour toujours. Il a promis d’essuyer toutes les larmes de nos yeux, et de pouvoir vivre avec Lui pour l’éternité ! Quelles promesses et quelle gloire ! (Apocalypse 21 verset 1 à 4). Ne doutons jamais de la fidélité et de la miséricorde de Dieu à notre égard. Dieu nous aime, il t’aime, et toi ?

L’Éternel seul est ma lumière

L’Éternel seul est ma lumière,
Ma délivrance et mon appui :
Qu’aurais-je à craindre sur la terre
Puisque ma force est toute en Lui,
Est toute en Lui ?

Pour m’assaillir, quand une armée
A l’entour de moi camperait,
Mon âme, sans être alarmée,
En l’Éternel s’assurerait,
S’assurerait.

Son bras puissant, à ma requête,
Un prompt secours me prêtera,
Et dans le fort de la tempête
Sur un rocher m’élèvera,
M’élèvera.

Réponds-moi donc ; j’attends ta grâce :
Seigneur, exauce ton enfant !
Tu me dis de chercher ta face,
Et je la cherche, ô Dieu vivant !
Ô Dieu vivant !

Oui, de mon père ou de ma mère
Quand l’amour m’abandonnerait,
De l’Éternel, en ma misère,
La pitié me recueillerait,
Recueillerait.

Mes yeux verront la délivrance
Que mon Sauveur m’accordera ;
Aussi mon cœur, plein d’assurance,
En l’attendant s’affermira,
S’affermira.

Joseph Haydn (musique)

César Malan (texte)

Bonne semaine

Debout Jeunesse