J’ai oublié… mais Dieu s’est souvenu

Jérémie 18 verset 15 : Cependant mon peuple m’a oublié, il offre de l’encens à des idoles. Il a été conduit à chanceler dans ses voies, à quitter les anciens sentiers, pour suivre des sentiers, des chemins non frayés.”

Hélas nous pouvons au cours de notre vie remplacer Dieu par des faux dieux. En effet, c’est si facile aujourd’hui de donner la première place dans notre existence à un tas de choses purement terrestres, comme les biens et le confort matériel, l’argent, les loisirs, les passions et les addictions de toutes sortes… Quelle tristesse pour Dieu, Jésus et l’Esprit Saint quand Ses enfants prennent peu à peu du recul, l’abandonnent et le délaissent pour prendre d’autres chemins. Bien souvent cette vie sans Dieu mène à de grandes souffrances et à des impasses. Un jour, un jeune homme disait à un autre qu’il ressentait dans son cœur comme un grand vide sans pouvoir l’expliquer. Son collègue lui répondit alors que ce vide avait la forme de Dieu. En effet, seul Dieu (et son immense amour) peut combler le ou les vides d’un être humain. C’est ce qu’un jeune homme va expérimenter au cour de sa vie…

“Né dans une famille chrétienne, j’ai été instruit selon la Parole de Dieu. J’avais 11 ans lorsque j’ai compris, au cours d’un camp chrétien dans les Alpes, que Dieu m’a tellement aimé qu’il a donné Son Fils unique, afin que je sois pardonné de tous mes péchés (Jean 3 verset 16). J’avais ainsi donné mon cœur à Jésus ! Je me souviens encore que, de retour en plaine, j’ai dit à tous mes camarades que je voulais devenir missionnaire et servir le Seigneur Jésus toute ma vie ! Je n’étais pas conscient du fait que Dieu m’entendait et qu’Il en prenait note… Mais moi,  j’ai assez vite oublié ma promesse, mais Dieu, Lui s’en est bel et bien souvenu. Quelques années plus tard, je dus éprouver à mes dépens les moyens que Dieu emploie pour nous parler. Un jour, j’achète une moto. Cet engin prend rapidement la première place dans ma vie. Je veille constamment au bon fonctionnement de ma machine. Il faut qu’elle fonctionne à la perfection, elle doit briller ! Je passe tout mon temps libre à l’astiquer et à l’essayer. Un jour, lors d’une randonnée, je constate qu’une voiture me suit. Je n’arrive pas à la distancer. Je m’arrête, elle s’arrête. Un monsieur d’un certain âge en sort et, après quelques instants de conversation, me propose de représenter une marque de motos dans une prochaine course. Vous vous figurez ma joie, ma fierté, devant l’offre faite par ce parfait inconnu. II me fait miroiter la compétition, le succès… la gloire et les honneurs. J’accepte donc avec empressement ! Bien sûr, je ne quitte pas mon travail et je ne dis rien à mes parents car je pense qu’ils risquent de tout faire capoter. J’aimerais tant me faire un nom dans les milieux sportifs et épater la galerie ! Pendant deux saisons, je représente cette marque de motos avec plus ou moins de succès. Ensuite, je me tourne vers la course automobile, en participant d’abord à des rallyes régionaux, puis en faisant un rallye international. Je poursuis un but : la gloire, le renom ! Mais je dois l’avouer, je ne l’ai jamais atteint. Il me semble toujours qu’il est à portée de main, mais chaque fois que je crois y parvenir, il se dérobe. Je suis un peu comme un naufragé qui tente de s’accrocher à un morceau d’épave qui glisse toujours un peu plus loin au gré du courant, au mépris d’efforts désespérés. Même quand j’ai concouru et que j’ai gagné quelque chose, je n’en éprouve aucune satisfaction et, le soir, je me sens encore plus seul qu’avant, vide et sans réel but. Bien sûr, je sais parfaitement où trouver ce qui me manque, mais… n’aurai-je pas le temps d’y penser plus tard ? Alors je reste malheureux, désespéré, et surtout, je ne veux pas m’avouer vaincu.

Un certain mois de novembre, mes parents m’invitent à passer les fêtes de fin d’année avec eux dans le Midi de la France. Au premier abord, cette proposition ne m’enchante pas. J’attends plusieurs jours avant de répondre. Survient alors le 3 décembre. Une terrible nouvelle, celle de la catastrophe qui a ravagé Fréjus. En effet en pleine nuit un barrage a cédé. On compte plusieurs centaines de victimes qui sont submergées par les eaux pendant leur sommeil. Alors ma décision est vite prise. Je me rendrai sur les lieux pour voir de mes propres yeux ce qui se passe là-bas. Et si les sauveteurs ont besoin de secours, j’offrirai mon aide. Je ne me suis pas trompé : on manque de bras pour conduire les pelles mécaniques. J’offre donc mes services. Ce que j’ai l’occasion de voir est indescriptible. Cependant, une question se pose à mon esprit et me poursuit : POURQUOI ? POURQUOI ? Ces deux enfants ensevelis tandis que leurs parents étaient au cinéma à Nice, étaient-ils plus coupables que moi ? Ces vingt-sept voyageurs belges qui ont péri dans un car, étaient-ils plus coupables que moi ? Certainement pas. Au contraire N’ai-je pas entendu tout ce que la Bible enseigne ? Et je n’en ai tenu aucun compte ! Pour Noël, ma tante m’offre un magnifique Nouveau Testament, avec la recommandation de le laisser toujours dans ma poche. Après tout ce que je viens de vivre et avec tout ce que je ressens en moi, j’ai d’abord envie de le refuser, pensant que je n’en ai pas besoin. Mais je me retiens et, pour lui faire plaisir, je l’accepte, promettant même qu’il sera toujours dans ma poche… Naturellement, je n’ai pas l’intention de le lire. Je le garde sur moi, un peu comme un porte-bonheur qui m’assurera dorénavant la réussite. Oui, la Parole de Dieu apporte vraiment le bonheur, mais à condition qu’on la lise, qu’on la mette en pratique et qu’elle ne reste pas dans une poche pendant des années ! Les fêtes passés, je rentre alors chez moi en Suisse. Peu à peu, la vision de Fréjus s’estompe. Je me dis qu’il ne peut rien m’arriver : Je suis en bonne santé et je jouis d’une bonne situation, je vis ma passion en faisant des courses auto, donc pas de soucis à se faire. Je m’inscris naturellement pour un nouveau rallye international. Pour éprouver mes réflexes, je roule en voiture tous les dimanches.  Je suis le plus souvent possible sur les routes, afin que tout soit au point le jour du départ, je veux gagner !

Or, un dimanche matin ayant conduit dix-neuf heures d’affilée,  je finis par m’endormir au volant. Quelques secondes d’inattention et c’est la catastrophe. Quand je ressors de l’amas de ferraille qui reste de ma voiture, je pense d’abord que ce qui m’arrive est injuste. Qu’ai-je fait pour mériter un tel châtiment ? Pourquoi… POURQUOI cela m’arrive-t-il à moi ? Mais à ce moment-là, je porte instinctivement la main à ma poche et je sors mon Nouveau Testament. Je ressens en moi que le Seigneur veux me parler directement par Sa Parole. Anxieux de savoir ce qu’il a à me dire, j’ouvre la Bible. Chose remarquable, je lis : «…Car, qu’est-ce que votre vie ? Vous êtes une vapeur qui paraît pour un peu de temps, et qui ensuite disparaît» (Jacques 4 verset 14). Cette parole a l’effet d’une bombe en moi ! En effet non, je ne suis pas le maître de ma vie et elle peut s’arrêter à n’importe quel instant. Quant à Dieu, il est souverain et vit éternellement. Je réalise qu’un jour je devrai paraître devant Lui, et je ne suis pas prêt… Je cède devant mon Seigneur, je réalise son immense amour pour moi qui suis un pécheur. Je plie le genou devant Lui, lui suppliant de pardonner mes péchés et de changer ma vie en profondeur, et Il l’a fait ! A partir de ce de jour Dieu a rempli toute ma vie. J’ai enfin trouvé la paix et le vrai bonheur !”

Ce bonheur est aussi pour toi, laisse entrer Jésus dans ton cœur ou bien reviens à Lui si tu as pris tes distances car Il t’aime ! Il n’y a nul péché que le Seigneur ne peut nous pardonner, car Il fait miséricorde à celui qui se repent. Il n’y a pas de chagrin, de souffrance, de peine que le Seigneur Jésus ne veuille porter à notre place (Matthieu 11 verset 28). Il n’y a aucune tentation trop forte : Dieu dans Sa grâce nous donne toujours une issue de secours pour ne pas tomber dans le péché (1 Corinthiens 10 verset 13). L’Évangile du Seigneur Jésus est un message d’amour, de pardon, d’espérance, de joie, ne t’en prive pas…

Cantique : Entends-tu, Jésus t’appelle.

C.-C. Williams

AF207. Entends-tu, Jésus t’appelle.
Texte de Mlle Amélie Humbert
1. Entends-tu ? Jésus t’appelle ;
Viens, ô pêcheur, Il t’attend…
À cette voix si fidèle
Tu résistas trop souvent.
Refrain
Laisse entrer le Roi de gloire ;
Ouvre ton cœur à Jésus !
Laisse entrer le Roi de gloire,
Hâte-toi, ne tarde plus.
2. Pour le péché, pour le monde,
Tu trouves place en ton cœur…
Point pour le Sauveur du monde,
Rien pour l’Homme de douleur !
(Refrain)
3. Jésus frappe, Il frappe encore ;
Ouvre à ton Libérateur,
Et pour toi luira l’aurore
Du véritable bonheur. 
(Refrain)
4. Aujourd’hui, c’est jour de grâce ;
Ne compte pas sur demain.
Pendant que ton Sauveur passe,
Saisis sa puissante main ! 
(Refrain)

Bonne semaine 

Debout Jeunesse

Source : Témoignage de D. Robert