Je ne suis qu’une Indienne…

Jean 3 verset 36 : Celui qui croit au Fils a la vie éternelle. Celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui.”

Il est bon de se rappeler de temps en temps quand et comment nous avons rencontré le Seigneur Jésus pour la première fois. De se rappeler d’où nous venons, pour nous maintenir dans l’humilité, et de se rappeler que le colère de Dieu n’est plus sur nous par le sacrifice et le sang du Seigneur Jésus. Il nous a donné la vie par Sa mort et Sa résurrection. Où serions-nous s’Il n’était pas venu nous chercher là où nous étions et tels que nous sommes ? C’est une grâce particulière et une véritable délivrance que de croire en Jésus-Christ et de vivre pour Lui. C’est pourquoi soyons reconnaissants, et n’hésitons pas à rendre ce témoignage par notre vie et nos actes de ce que le Seigneur Jésus a fait en nous. Soyons les imitateurs de Dieu : Devenez donc les imitateurs de Dieu, comme des enfants bien-aimés et marchez dans la charité, à l’exemple de Christ, qui nous a aimés, et qui s’est livré lui-même à Dieu pour nous comme une offrande et un sacrifice de bonne odeur.” (Éphésiens 5 versets 1 & 2)

Un médecin missionnaire qui, voici des dizaines d’années, travaillait parmi les Indiens Navajos dans le désert de l’Arizona, fut un jour témoin de la scène suivante : Sur l’un de ses parcours de visite, il s’approcha d’un buisson qui de loin déjà se détachait visiblement du désert. Plus il s’approchait, plus il percevait encore plus clairement de terribles cris. Pensant qu’un animal sauvage était pris dans un piège, il sortit de la voiture, prit son fusil au cas où, et se fraya un passage à travers les broussailles. Presque arrivé de l’autre côté du buisson, il eut la surprise de ne trouver ni animal ni piège, mais une Indienne gisant sur le sol, et complémentent incapable de se tirer d’affaire toute seule. Le médecin s’aperçut rapidement qu’elle ne pouvait pas se mouvoir et qu’elle avait des douleurs inexprimables. Après un bref examen, il constata qu’il n’y avait plus qu’un tout petit espoir de survie pour elle. En effet, une gangrène avait commencé sa triste besogne, rongeant les tissus sains de cette pauvre femme qui se tordait de douleur. Il lui fit immédiatement une piqûre de morphine pour atténuer ses souffrances. Puis il l’enveloppa dans une couverture de laine et la porta délicatement jusque dans sa voiture. Il l’emmena à toute vitesse vers l’hôpital de la Mission. Il fallait faire vite, question de vie ou de mort.

En route, il essaya d’apprendre par cette femme comment elle était arrivée dans cet endroit isolé. Elle raconta comment elle était tombée subitement et gravement malade. Voyant qu’elle n’arrivait pas à reprendre le dessus, elle s’était rendue chez le sorcier de sa tribu. Celui-ci commença par «l’exorciser» en invoquant tous les dieux du panthéon indien. Mais il semble que le “grand manitou” n’ait rien voulu savoir… aucune amélioration ne fut constatée, ce qui contraria fortement le sorcier. Sa réputation était en danger, alors il la jeta dehors en l’abandonnant à son triste sort. Elle était alors restée allongée derrière ce buisson pendant quatre longues journées et quatre longues nuits dans le désert, sentant son corps se paralyser lentement. Elle était seule, sans alimentation, sans boisson, exposée durant la journée à l’ardeur du soleil brûlant et  pendant les nuits à un froid glacial. Il faut savoir que cette région était située à plus de 2 000 mètres d’altitude. Cette femme vivait donc depuis quatre jours un horrible calvaire, agonisant lentement sans que personne ne s’en préoccupe…

Sur la mission, pendant neuf jours et neufs nuits, le médecin ne put la quitter des yeux. Il en prit soin comme si c’était sa propre fille. Après plusieurs jours de lutte acharnée contre la maladie, la forte fièvre baissa peu à peu jusqu’à ce qu’elle fut totalement vaincue. Lorsqu’elle repris pleinement conscience et qu’elle fut capable de parler à nouveau, l’indienne raconta à son infirmière comment le médecin avait pris soin d’elle. Elle en était très troublée : « Dites-moi, pourquoi a-t-il fait cela ? » demanda-t-elle. Puis elle rajouta : «Je ne suis pourtant qu’une Indienne… et lui c’est un Blanc. Mon propre peuple m’a rejetée et mise dehors comme un chien… et lui m’a amenée ici et il m’a redonné la vie. Dites-moi, pourquoi a-t-il fait cela ? » L’infirmière chrétienne lui répondit : « C’est l’amour de Christ qui l’a fait agir ainsi.» L’indienne très interloquée lui répondit : « L’amour de Christ ? Mais qu’est-ce que c’est ? Je n’en ai encore jamais entendu parler. Qu’est-ce que voulez dire par cela ? » Devant de telles questions, l’infirmière en parla par la suite au directeur de la mission. Celui-ci prit alors le temps de lui rendre visite pour lui parler de l’Amour du Seigneur Jésus.

Il lui fallut plusieurs jours d’explication pour que la convalescente puisse enfin comprendre combien l’Amour de Jésus est grand et pour saisir tout ce qu’Il avait fait pour elle, personnellement, en venant dans notre monde. L’Esprit Saint toucha alors son cœur. Ses yeux s’ouvrirent et elle réalisa pleinement qui était Jésus, le Fils de Dieu mort sur la Croix pour sauver les pécheurs et ressusciter d’entre les morts pour nous préparer une place au Ciel avec Lui.  Elle se trouva alors devant une grave décision à prendre. Devait-elle renoncer à sa croyance païenne, aux esprits des ancêtres ? Ces derniers ne lui avaient apporté que craintes, malheurs et rejets de ses semblables. Ou bien, devait-elle accepter Jésus-Christ comme Sauveur et Seigneur dans sa vie ? Au moment précis où elle parlait de cette décision avec le directeur de la station missionnaire, son médecin (celui qui l’avait sauvé d’une mort atroce) entra pour voir comment elle allait. Alors, le visage de l’indienne s’éclaira, et se tournant vers le directeur de la mission, elle dit : «Si Jésus-Christ est comme ce  docteur-là, alors je veux dès aujourd’hui mettre ma confiance éternellement en Lui.» 

Qu’est-ce que les gens qui nous entourent voient en nous ? Ont-ils peur, sont-ils rebutés, sont-ils en confiance, secouent-ils la tête, nous trouvent-ils durs et insensibles ? Jésus était doux et humble de cœur : “[…] Je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez du repos pour vos âmes.” (Matthieu 11 verset 29) Pas étonnant que les gens en souffrance, ou bien ceux qui ne savaient plus où aller, se dirigeaient vers Lui pour être réconfortés, enseignés, encouragés, guéris… aimés. Combien de fois est-il dit que Jésus fut ému de compassion ?

Jésus a toujours aujourd’hui la même compassion pour toi et moi et pour chaque être humain. C’est pourquoi n’hésitons jamais à lui apporter et à délaisser tous nos fardeaux et tous nos soucis. Soyons comme Lui, remplis de compassion pour notre prochain, afin que ce dernier puisse voir Jésus en nous et trouver la véritable Vie.

Bonne semaine

Debout Jeunesse