Jean surnommé Troisseize

Éphésiens 2 verset 8 :Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. “

Quelle parole ! La grâce de Dieu est un cadeau fait à toute l’humanité. Pour obtenir ce cadeau, il n’y a rien à payer, il est totalement gratuit et offert à quiconque le désire et le cherche de tout son cœur. Il suffit de croire que Jésus est le fils bien aimé de Dieu (Jean 3 verset 36), qu’il est mort sur la Croix à Golgotha pour nous racheter de nos péchés (Éphésiens 1 versets 7 & 8), qu’il est ressuscité trois jours plus tard en se montrant à ses disciples, puis est remonté au Ciel en nous donnant la promesse et l’espérance qu’un jour Il reviendra chercher son église (Matthieu 28 versets 18 à 20). Que l’Évangile est bon, simple et merveilleux. C’est un don de Dieu accessible à tous. C’est avec cet amour et cette simplicité que le Seigneur va se révéler au cœur d’un jeune garçon irlandais au début du XXème siècle.

Par une nuit glaciale, un adolescent transi de froid déambulait dans les rues de Dublin. C’était un orphelin n’ayant ni foyer ni logis. Depuis peu, il s’était associé à un groupe de mauvais garnements qui l’initièrent à marauder. Cette nuit-là précisément, ils se préparaient à cambrioler une maison, d’où sa présence dans cette rue à une heure aussi tardive. Comme il se tenait debout, tout frigorifié, en surveillant la rue, il sentit soudain une main amicale se poser sur son épaule. Malgré la nuit profonde, il reconnut le visage d’un homme grand, à la voix chaude qui lui disait : «Jeune homme, que fais-tu ici dans la rue, au milieu de la nuit ? Va vite chez toi te coucher !» Le jeune garçon lui répondit avec mélancolie : «Je veux bien moi, mais je n’ai pas de maison où aller dormir…» Cela ne sembla pas surprendre notre homme qui poursuivit : «C’est bien triste tout cela. Cependant, aimerais-tu aller dans une maison et dormir dans un bon lit, si je t’en procurais un ?» Le visage du jeune homme s’illumina :  «Un lit ? un vrai ? Oh ! oui Monsieur, se serait avec un grand plaisir !». Très satisfait par cette réponse l’homme lui dit : «Alors, rends-toi vite dans telle rue, à tel numéro où tu trouveras un bon lit.» Et avant que l’aimable monsieur ait pu rajouter quelque chose, notre garçon courait déjà. Mais l’homme cria à haute voix : “Eh attend mon garçon ! Comment feras-tu pour entrer ? Tu dois connaître le mot de ralliement, sinon on ne t’ouvrira pas la porte de la maison. Au fait, sais-tu lire ?» Le garçon revint sur ses pas : «Non, Monsieur je ne sais pas lire et encore moins écrire. Mon école c’est la rue.» L’homme répondit : «Alors écoute et rappelle-toi bien ce mot de ralliement : JEAN, TROIS, SEIZE, ne l’oublie surtout pas : JEAN, TROIS, SEIZE ! Je suis sûre que ce message te fera du bien.» Tout joyeux, l’adolescent se répétait sans cesse ces paroles incompréhensibles pour lui, tout en courant à son rendez-vous. Il trouva facilement la rue, puis le numéro de la maison, mais l’aspect du grand portail en fer l’impressionna beaucoup. Comment pénétrer dans un immeuble aussi imposant ? Il se décida pourtant à tirer sur la corde de la cloche. Le portier ouvrit et cria d’une voix bourrue : «Qui est-là ?» Malgré sa frayeur, il répondit : «C’est moi, Monsieur, Jean-trois-seize !» Après un instant de silence, l’homme répliqua : «C’est bien le mot de ralliement». Soulagé, l’adolescent entra. Il se trouva bientôt dans un bon lit aux draps propres et blancs, comme il n’en avait encore jamais vus. Il s’exclama : «Ah! JEAN-TROIS-SEIZE, c’est mon porte-bonheur, je ne m’en séparerai jamais. Le Monsieur avait raison de dire qu’il me ferait du bien.» Le lendemain matin, après avoir bu un grand bol de lait chaud, et mangé un morceau de pain, il se retrouva dans la rue, cette maison n’étant qu’un asile de nuit pour les sans-abris. Tout en déambulant dans les rues, il espérait bien ne plus rencontrer ses anciens camarades. Mais comme il réfléchissait à son avenir, il ne fit pas attention à une voiture qui le heurta violemment. Il tomba à terre sans connaissance. Des mains secourables le transportèrent inconscient à l’hôpital sur un contrevent. Il repris conscience un long moment après son admission  aux urgences. Comme on lui demandait alors s’il était protestant, il répondit : «Je ne sais plus très bien. Jusqu’à présent, j’étais catholique, mais depuis hier soir je suis JEAN-TROIS- SEIZE.» Tout le monde éclata de rire. Une fois ses plaies pansées, on l’installa dans une chambre du service de chirurgie. Mais sous la poussée d’une forte fièvre, il sombra dans l’inconscience. Dans son délire, il répétait constamment : «JEAN-TROIS-SEIZE. Il m’a dit que ce message me ferait du bien, et en effet, il ne m’a fait rien que du bien.» Les paroles étranges que l’adolescent répétait sans cesse intriguèrent tellement les autres malades qu’on se décida finalement à chercher un Nouveau Testament pour lire ce texte. Ce verset résume fort bien tout l’Évangile. Mais le pauvre blessé impressionna beaucoup les autres malades. Il répétait inlassablement : «Il m’a fait du bien, il m’a fait du bien…». La puissance souveraine du Saint-Esprit se servit de ces trois mots qu’un adolescent analphabète prononçait, pour sauver plusieurs âmes. Une grande joie régnait au ciel parmi les anges à cause des nombreux pécheurs qui confessaient leurs péchés devant Dieu sans qu’on ne leur ait demandé quoi que ce soit.

Malgré une vive souffrance, notre jeune blessé reprit lentement conscience. Un matin, la voix d’un voisin de lit lui demanda : «Comment vas-tu, JEAN-TROIS-SEIZE ?» Le jeune homme à moitié réveillé lui répondit : «Comment, vous connaissez mon nom ?» Son voisin lui rétorqua : «Bien sûr que je le connais, tu ne cesses pas de le répéter, aussi le savons-nous par cœur. Mais à présent je t’appelle : BIENHEUREUX JEAN-TROIS-SEIZE. Car j’ai cherché ce verset dans ma Bible et il m’a sauvé.»Très intrigué, l’adolescent demanda : «Comment ? Mais c’est quoi, la Bible ?» Ce pauvre enfant sans foyer n’avait encore jamais entendu parler de ce précieux livre. Son voisin malade lui lut alors cette promesse merveilleuse : «Car Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui, ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.» Le visage du garçon s’éclaira : «Comme c’est merveilleux ! Ce bonheur n’est pas pour une seule nuit, mais pour toujours.» Il répéta bientôt lui-même ce verset qu’il apprit par cœur, et tout joyeux il s’exclama : «Non seulement j’ai un nouveau nom, mais j’ai quelque chose de plus !» Malgré la lenteur avec laquelle les jours et les semaines s’écoulaient, et que la santé de notre jeune ami connût bien des changements au cours de son séjour à l’hôpital, son bonheur coulait comme un fleuve. Ce verset biblique lui procurait un bonheur indicible toujours plus grand. Un jour, il fut témoin de la grande détresse d’un autre malade, et il put utiliser ce verset. Grâce à lui, une autre âme trouva la paix. A présent il savait qu’il avait été l’instrument de la délivrance d’une âme. Un jour, un homme âgé gémissait sur un autre lit à proximité du sien. Un matin, une sœur catholique s’approcha de lui et lui demanda : «Patrick, vous êtes très malade, le prêtre est-il déjà venu vous voir ?» Le grabataire lui dit avec un ton de désespoir : «Et comment qu’il est venu ! Maintenant je suis plus désespéré que jamais. Quand il m’a vu, il m’a directement administré l’extrême-onction ! Ma sœur, je sais que je vais mourir ! Mais je ne suis pas prêt. Oh! que dois-je faire ? Dites-le moi je vous en supplie !»  La sœur fut toute gênée et lui dit à voix basse : «Oh! Patrick, combien je suis navrée de vous voir dans un état aussi lamentable… Tenez, voici un crucifix béni par le prêtre, il vous aidera à mourir en paix.»  Après l’avoir posé sur le cou du mourant, elle quitta la chambre. Comment un crucifix soulagerait-il une conscience chargée de péchés ? Le malheureux continuait de gémir à haute voix, et ses supplications s’entendaient dans toute les chambres de l’étage : «Mon Dieu, aie pitié de moi, je suis un si grand pécheur. Que va-t-il advenir de moi ?» Notre adolescent entendait ses lamentations et pensa : «Pauvre vieil homme, il a vraiment besoin du mot de ralliement, tout comme moi en cette fâcheuse nuit.» Ni tenant plus, il l’interpella : « Patrick ! Je connais quelque chose qui t’aidera, comme cela m’a aidé.» Le vieil homme reçu cette parole comme une bouée de sauvetage : «Vite, vite, qui que tu sois donne-le moi, car je me meurs dans mes péchés !» Alors le jeune homme cria : “Le voici : c’est JEAN-TROIS-SEIZE : Car Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. Patrick confesse tes péchés, implore le pardon et la miséricorde de Dieu, et tu seras sauvé !”  Il lui répéta plusieurs fois ces paroles. Le vieil homme comprit le message et il crut. Toute la nuit, le vieux Patrick répandit son cœur devant Dieu, confessant ses péchés, et priant pour recevoir la grâce et le salut en Jésus-Christ. Grâce au mot de ralliement de notre petit Jean “Troisseize”, Patrick s’en alla en paix vers la vie éternelle au petit matin, avec un sourire paisible sur son vieux visage tout ridé. Notre jeune ami recouvra enfin une santé parfaite et le Seigneur lui accorda un grand bonheur : Il lui permis d’entrer dans une école ! Et par la grâce de Dieu, il est devenu et resta toute sa vie un véritable serviteur de Dieu, aimant son Sauveur et Seigneur bien-aimé Jésus-Christ et obéissant à la voix du Saint-Esprit.

Ce cadeau de la grâce de Dieu est aussi pour toi. Il te suffit d’aller vers Jésus, et lui demander de venir dans ta vie, afin qu’Il devienne ton Sauveur et ton Seigneur personnel comme pour JEAN-TROIS-SEIZE... Jésus est vivant ! Il est ressuscité, Il t’aime et désire que tu sois sauvé. Ne néglige pas un aussi grand Salut, et partage-le autour de toi.

Bonne semaine

Debout Jeunesse