La bourse ou la vie !

1 Timothée 1 verset 5 : “Le but du commandement, c’est une charité venant d’un cœur pur, d’une bonne conscience, et d’une foi sincère.”

Un amour provenant d’un cœur pur ? Comment est-ce possible puisque que le cœur de l’homme est tortueux par dessus-tout ? (Jérémie 17 verset 9) C’est cela le miracle que Dieu peut faire en chaque être humain. En venant au pied de la Croix de Jésus, repentant, confessant et délaissant notre péché, le sang de Jésus nous purifie et nous libère : “En lui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés, selon la richesse de sa grâce […]” (Éphésiens 1 verset 7)Un amour provenant d’une bonne conscience ? Est-ce possible puisque tous ont péché et sont privés de la grâce : “Il n’y a point de juste, pas même un seul […]” (Romains 3 verset 10). C’est encore un miracle que Dieu peut faire dans notre vie ! Il peut sanctifier, purifier notre conscience, d’une page noire en faire une page blanche, nous rendre libres de ce qui nous a rendus esclaves, et enlever le poids des fardeaux et de la culpabilité que nous avons sur notre conscience : “Combien plus le sang de Christ, qui, par un esprit éternel, s’est offert lui-même sans tache à Dieu, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant !(Hébreux 9 verset 14). Un amour provenant d’une foi sincère ? Est-ce possible ? Oui, car cette foi sincère découle tout simplement d’un cœur pur et d’une bonne conscience. L’histoire suivante nous en parle justement…

Sur le chemin là-bas, qui traverse la campagne, un homme galope sur son cheval, il se nomme Louis et est un petit commerçant. Déjà vers les collines, les ombres s’allongent, car la nuit ne va pas tarder à tomber. Le cavalier s’inquiète. Il aurait tant voulu arriver à la ville avant la nuit car les routes ne sont pas sûres. Il doit traverser une forêt qui a mauvaise réputation. Il sait aussi que sa bourse est bien garnie. Aussi, tout en galopant, prie-t-il instamment le Seigneur Jésus qu’il connaît comme son Sauveur. “Oh, j’ai bien fait !”, se dit-il à lui-même, de coudre mes plus beaux écus dans la doublure de mon manteau. C’est quand même bien plus sûr par les temps qui courent. Et pour la centième fois, il passe sa main sur l’étoffe de son manteau pour s’assurer que les précieuses pièces sont bien là. Lorsque son cheval pénètre dans la forêt, la nuit est tombée complètement. Il distingue vaguement le contour du chemin et la silhouette sombre des grands arbres qui se détachent sur un ciel rempli d’étoiles. Non, il n’est pas très rassuré. Tout à coup, un cri vient interrompre le silence de la nuit : “HALTE !” Ça y est, ce sont les brigands ! Mort de peur, le cavalier arrive à distinguer des hommes armés qui l’entourent bientôt. Celui qui semble être le chef le saisit avec rudesse et l’oblige à descendre de sa monture. Puis il distingue, dans le reflet que projette la lune, un grand poignard qu’on lui met immédiatement sous la gorge :

  • “La bourse ou la vie ?”

Il n’hésite pas, fouillant sa poche, il tend d’une main tremblante sa bourse que le bandit saisit sans ambages.

  • “Tu n’as plus d’autre argent ?”
  • “Non, non je vous ai tout donné.”
  • “N’essaie pas de nous tromper si tu tiens à ta peau.”
  • “Je vous assure que c’est là toute ma fortune.”
  • “Eh bien… dans ce cas, si tu ne veux pas sentir ma lame t’égorger comme un poulet… déguerpis et ne reviens plus !”

Et, remontant à cheval, le voyageur n’a qu’un souci, mettre le plus de distance possible entre ces horribles coupe-jarrets, et les sabots de son cheval. Oh ! la bonne idée d’avoir cousu mes plus beaux écus dans la doublure de mon manteau ! Avec sa main, il sent ses belles pièces sous son manteau. Le calme est retombé sur la forêt. Il n’entend plus que le galop de son cheval, et là-haut le vent qui chante dans les feuilles des grands arbres. Mais alors qu’il se remet lentement de sa frayeur, il entend distinctement une voix :

  • “Tu as menti !”
  • “Mais qui donc me parle ?”

Pensant qu’il a mal entendu, Louis continue sa route, mais cette parole : “Tu as menti !” lui raisonne en boucle dans la tête. Il se dit : “Ça va quoi ! Ce sont quand même des brigands, des vauriens ! Et en plus ils m’ont détroussé, et mis une lame froide et tranchante sous ma glotte !” Il continue toujours, intrigué mais pas très tranquille, quand tout à coup, la même voix retentit  : “Tu as menti !” Non ! Ce n’est pas le vent dans les branches, ni  les pierres sous les sabots de son cheval. Il se rend compte que la voix qui lui crie : “Tu as menti” vient de l’intérieur… Sa conscience. C’est sa conscience qui le rend malheureux. Il sent qu’il n’aura pas de répit tant qu’il n’aura pas réglé son problème. Oui c’est vrai, il a menti et il sait que son Sauveur ne peut pas l’approuver. Il fait un effort pour tenter d’oublier tout ce qui s’est passé lorsqu’il a été détroussé par les brigands. Et pourtant, plus il essaie d’oublier, et plus la voix se fait insistante : “Tu as menti ! Tu as menti ! Tu es un menteur !”

Il arrête son cheval. Et, chose étrange et contre toute attente, le voilà qui fait demi-tour ! Il refait en sens inverse le chemin qu’il vient de parcourir au galop. Il arrive à l’endroit de l’attaque, ce lieu qu’il avait été si pressé de quitter. Non, les brigands ne sont plus là… OUF ! Il pense alors : “Eh bien voilà, c’était vraiment du n’importe quoi de revenir sur mes pas… Le temps que j’ai perdu avec tout cela !” Alors qu’il commence à tourner la bride pour reprendre son chemin, il aperçoit un peu plus loin une lueur qui brille dans la nuit. OUPS ! Les brigands sont toujours là ! Notre homme prend alors une grande inspiration et, attachant son cheval à un arbre, il s’approche pas à pas, guidé par la lumière. Maintenant, il voit mieux. C’est un grand feu, et les brigands sont assis tout autour. Il reconnaît le chef qui lui tourne le dos. Il avance encore et lance un : “Hum, Hum !” Les brigands sursautent. Le chef se lève brandissant son terrible couteau : “Qui va là ?” Le voyageur s’approche assez près pour entrer dans le cercle lumineux que projette le feu. Le chef n’en croit pas ses yeux :

  • “Mais qu’est-ce que tu fais là ? Tu es fou ou l’idiot du village ? Tu veux donc que ta vie s’arrête cette nuit ?”
  • “Euh… En fait… Je suis juste revenu pour vous dire que… tout à l’heure je vous ai menti…”
  • “Quoi ? Répète un peu ce que tu viens de dire ?”
  • “Oui je vous ai dit que je n’avais qu’une bourse, or j’ai aussi des écus cousus dans la doublure de mon manteau.”
  • “Et c’est pour cela que tu es revenu ?”
  • “Oui, parce que je connais Jésus. Il m’a sauvé et je désire Lui obéir, alors… je ne veux pas mentir.”

Le feu crépite, les brigands se taisent, le vent souffle dans les arbres et les bruits de la forêt font peser sur l’instant un profonde solennité. Ils regardent d’un air étrange cet homme qui vient pour leur dire qu’il a menti. Qu’il est prêt à se faire détrousser une deuxième fois, voire à y laisser sa vie. Ils pensent en eux-même : “Si lui a menti, et bien nous alors ! On n’a pas fait que mentir dans notre vie, nous sommes des criminels craints dans tout le pays !”. A présent, tous les brigands se sont levés. C’est maintenant leur conscience qui est profondément atteinte. Elle leur hurle et leur reproche tous leurs brigandages, meurtres, viols et toutes espèces de mal qu’il ont fait… Ils s’approchent lentement de cet homme qui les a profondément interpellés par son attitude. Alors Louis se met à parler du Salut et du pardon en Jésus. Au fur et à mesure qu’il annonce simplement l’Évangile, un grand désir d’en savoir plus s’empare de chaque brigand. Des larmes commencent à couler sur ces joues rugueuses. Tous réalisent combien ils ont besoin de Jésus, car sans Lui ils sont sur le chemin de la perdition et de l’abîme. La lune s’est levée dans le ciel rempli de millions d’étoiles et autour de ce feu sur lequel personne ne pense à jeter du bois, les brigands se sont agenouillés devant ce Jésus qu’ils ne voient pas mais en qui désormais ils croient. Ils Lui ont dit qu’ils étaient de très grands pécheurs, mais ils ont appris aussi qu’Il est un très grand Sauveur prêt à pardonner même à des brigands qui se repentent et abandonnent leurs mauvaises voies. Actes 3 verset 19 : “Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés, afin que des temps de rafraîchissement viennent de la part du Seigneur […]”

Bonne semaine

Debout Jeunesse