La “chose” du 415

Matthieu 10 verset 8 : «[…] Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement.» 

Dieu a donné son précieux Fils Jésus sans compter, sans calculer par amour pour nous. Jésus est le don gratuit de Dieu pour chaque être humain, afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas (car le salaire du péché c’est la mort) mais soit sauvé pour l’éternité (Romains 6 verset 23). Accepter Jésus dans sa vie c’est accepter simplement cet immense amour de Dieu qui nous dépasse, ces cadeaux merveilleux de la grâce et du salut en Jésus seul, sans lesquelles nous sommes errants, sans but sur cette Terre. C’est de croire en l’amour de Dieu et de son Fils et par l’obéissance à l’Esprit Saint dans notre vie de tous les jours que nous pouvons ensuite changer notre regard et nos mauvaises habitudes. Quand Jésus rentre dans une vie, c’est une nouvelle naissance et donc une nouvelle vie qui commence ! Nous sommes ainsi porteurs et ambassadeurs (2 Corinthiens 5 verset 20) de cette grâce et nous pouvons simplement, sans vanité ni orgueil (car nous savons d’où nous venons), la donner à notre tour gratuitement pour le bonheur de notre prochain (famille, amis, collègue et n’importe quel être humain). Ainsi par nos paroles et nos actes découlant et reflétant l’amour de Dieu dans notre vie (les fleuves d’eau vive dans Jean 7 verset 38), nous rendons gloire à Celui qui donne tout sans compter. C’est ce qu’une infirmière dans l’exercice de son travail va expérimenter en donnant gratuitement de son amour et de son temps à une patiente bien mal en point…

Dans la revue Campus Life, une jeune infirmière a publié un article qui retrace le long cheminement qui lui a fait découvrir l’image de Dieu sous les traits de la souffrance. Eileen était l’une de ses premières malades. Un anévrisme cérébrale (rupture d’un vaisseau) l’avait privé de tout contrôle sur son être. D’après le médecin, Eileen était totalement inconsciente, incapable d’éprouver la moindre sensation douloureuse. Le personnel soignant venait la tourner toutes les heures afin de lui éviter les escarres. Deux fois par jour, elle était nourrie au moyen d’une sonde gastrique. S’occuper de cette malade pouvait paraître ingrat. Une autre élève infirmière, d’une promotion précédente, avait dit à sa jeune collègue : “Quand tu t’occupes de ce genre de malades, il faut que tu arrives à te détacher, sur le plan des émotions, de la situation concrète, sinon tu risques de vomir, chaque fois que tu entres dans sa chambre.” Il en résulta que cette malade fut de plus en plus considérée comme une vulgaire chose, une plante ou un légume n’ayant qu’une vie purement végétative. Les plaisanteries qui circulaient à propos de cette chambre (la chambre 415) étaient grossières et traduisaient un total manque de respect en face de cet “objet”, autrefois considérée comme une personne humaine.

La jeune infirmière prit la résolution de ne pas traiter cette malade comme le faisaient les autres personnes du service. Elle prit au contraire le temps de parler à Eileen, de lui chanter des cantiques, de l’encourager, et, parfois, elle lui offrait même de petits cadeaux. Un jour où la jeune femme avait été particulièrement mise à rude épreuve par les tâches hospitalières de cette journée, et où elle aurait pu déverser toute son amertume, sa rancœur et toute son animosité sur cette pauvre malade, infirme et sans défense, elle décida, au contraire, de se montrer encore plus affable avec Eileen pendant le moment des soins. C’était le jour de l’Action de grâces appelé Thanksgiving (jour de fête au mois de novembre aux États-Unis). La jeune infirmière dit à la malade : “J’étais de très mauvaise humeur ce matin, Eileen, parce que normalement, j’aurais dû être en congé aujourd’hui. Mais vous savez, en fait cela ne fait rien. Je suis contente d’être là à vos côtés. Je n’aurais pas voulu passer ce jour de fête sans vous voir. Savez-vous que c’est aujourd’hui la fête de Thanksgiving ?” Juste à ce moment, le téléphone sonna. L’infirmière se dirigea pour répondre. A ce moment précis, son regard croisa celui de Eileen. Quelle ne fut pas sa surprise de la voir pleurer ! Au point que des auréoles de larmes s’étaient formées sur l’oreiller. Eileen tremblait de tout son être, elle était bouleversée. Ce fut la seule manifestation émotive qu’Eileen manifesta au personnel hospitalier, mais ce fut suffisant pour changer radicalement l’attitude de ceux qui la soignaient. La “chose du 415”, l’objet était redevenu une personne avec toute son humanité… Peu de temps après, Eileen décéda. La jeune infirmière poursuit son article par les mots suivants : “Je pense souvent à Eileen. Aussi étrange que cela puisse paraître, je lui dois beaucoup ! Sans elle, je n’aurais jamais su ce que c’est que de se donner à quelqu’un qui ne peut rien vous rendre.” 

C’est ce que Jésus a fait pour nous, pour moi, pour toi. Il s’est donné lui-même sur la Croix, Lui le Fils unique et bien-aimé de Dieu. Nous pourrions nous demander : “Mais qu’est-ce que je peux faire pour lui rendre la pareille ?” La réponse est RIEN car c’est inutile. On ne monnaye pas un cadeau que l’on nous fait gratuitement et que l’on ne mérite pas. On pétille du regard, on explose de bonheur, on pleure de joie et/ou de reconnaissance… on l’accepte tout simplement, rempli d’amour et de reconnaissance pour Celui qui nous l’a donné.

Cantique :

Avec des cris de joie

L’équipe Timothée

JEM 228. Avec des cris de joie
Texte de L’équipe Timothée
© 1974 Équipe Timothée

Refrain
Avec des cris de joie, ma bouche te chantera,
J’élèverai mes mains et te célébrerai.
Avec des cris de joie, ma bouche te chantera,
J’élèverai mes mains et te célébrerai.
Strophe 1
Ô Dieu, tu es mon Dieu,
Mon âme te recherche,
Et soupire après toi,
Sur la terre desséchée.
(Refrain)
Strophe 2
Lorsque je pense à toi,
Esseulé sur ma couche,
Je médite sur toi
Les veilles de la nuit.
(Refrain)
 
Strophe 3
Je connais le bonheur,
À l’ombre de tes ailes,
Car tu es mon secours,
Ta droite me soutient.
(Refrain)
Strophe 4
J’aime te contempler,
Quand dans ton sanctuaire,
Ta gloire resplendit,
Ta puissance se révèle.

Bonne semaine

Debout Jeunesse

Source : Témoignage tiré de “Histoires qui touchent le cœur” R. Pippert