La même porte

Apocalypse 3 verset 20 : “Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi.

Dans cette lettre à l’église de Laodicée, le Seigneur Jésus frappe à la porte et appelle les chrétiens à la repentance car ils sont devenus tièdes, c’est-à-dire ni froids ni bouillants… Pour entrer, le Seigneur ne défonce pas la porte, Il n’en crochète pas la serrure, Il ne l’ouvre pas non plus à grand coup de bélier… Non Jésus ne force personne a accepter de Lui ouvrir. Il passe, il s’arrête, et frappe à la porte de notre cœur, nous invitant à le laisser entrer. Pourquoi veut-il entrer chez toi, chez moi, chez nous ?  Il désire partager un souper avec toi, c’est-à-dire passer un moment où tu es seul(e) face à face avec lui. Un moment d’intimité où tu peux tout lui dire, tout lui confier, remettre les pendules à l’heure, un moment où il n’y a personne d’autre que Lui et toi. C’est une invitation personnelle à la repentance avec une merveilleuse promesse : Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j’ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône.”  Le Seigneur Jésus se tient à la porte et frappe. Il ne tient qu’à nous de lui ouvrir la porte de notre cœur et de partager le repas avec lui. C’est à cette invitation que va être confronté un homme au soir de sa vie.

Tard dans la soirée alors qu’un violent orage sévissait, un vieux médecin de campagne fut appelé auprès d’un homme qui avait été subitement pris d’un malaise cardiaque. Le médecin examina le malade, lui prescrivit des médicaments, puis se leva pour partir tout en souriant amicalement au visage anxieux qui se tournait vers lui.

  • “Ne vous en faites pas, vous irez certainement mieux demain. Vous pourrez commencer à vous lever un peu, mais sans rien forcer ni brusquer. Sortez seulement par temps doux, car ce n’est pas la peine de prendre froid et de toutes façons pas avant deux jours. Il faut vous reposer et prendre soin de vous.”
  • “Merci docteur, mais… attendez encore un moment je vous prie. Docteur, vous le savez, j’ai déjà eu des attaques comme celle-ci… En aurai-je encore ?”
  • “Peut-être, qui sait ?”
  • “Puis-je en mourir ?”
  • “Oui, c’est possible, mais ne vous tourmentez pas là-dessus. Tôt ou tard nous passons tous par la même porte…

Le malade fixa avec instance son regard tourmenté sur le médecin. Puis d’une voix tremblante il poursuivit :

  • “La même porte, oui je le sais ! Mais ce que je ne sais pas c’est ce qu’il y a derrière cette porte, et pour être honnête avec vous cela me fait plutôt  peur. Vous docteur, vous qui êtes chrétien, que savez là-dessus ?”

Le médecin resta silencieux un long moment, et dit enfin :

  • “Peu de choses en réalité, mais ce que je sais me suffit.”
  • “Que voulez-vous dire ?”
  • “En fait je ne sais pas ce je trouverai exactement quand j’aurai franchi la porte de la mort. Mais une chose est sûre, je n’ai pas peur, et je vais vous montrer pourquoi.”

Le médecin se leva et ouvrit la porte d’entrée de la maison du malade. Dehors, dans la nuit, était tapi un petit chien, trempé de pluie, qui frétilla joyeusement de la queue lorsqu’il vit son maître. Le médecin reprit la parole :

  • “Voilà, c’est mon chien, un bon et très affectueux compagnon. Il m’a suivi malgré la pluie et les coups de tonnerre et il a attendu patiemment et sans aucune crainte derrière cette porte, sachant que j’étais dans cette maison. Il ne connaissait pas cette demeure, mais il était confiant, parce que moi, son maître, j’y étais.”
  • “Vous voulez dire…”
  • “Je veux dire que je suis comme mon petit chien, à la porte de la maison inconnue qui m’accueillera lors de ma mort. Je ne sais pas comment est exactement cette demeure, mais je sais que mon Maître, Jésus, qui m’aime et que j’aime, sera là. J’ai en lui une confiance absolue, c’est pourquoi je n’ai aucune crainte.”
  • “…  Mais moi, je ne le connais pas ! Je n’ai pas cette vie avec Jésus…”
  • “Mon cher monsieur, Jésus vous connaît et vous aime. Il a donné Sa vie pour chacun d’entre nous à la Croix. Demandez-lui de venir dans votre vie, afin qu’il vous sauve. Apportez-lui vos fardeaux, vos craintes, vos angoisses, vos péchés, afin qu’Il fasse toutes choses nouvelles dans votre vie. Jésus veut être pour vous aussi le Maître et le Guide. Il nous a laissé dans Sa parole de merveilleuses promesses : « Que votre cœur ne se trouble pas… Il y a plusieurs demeures dans la maison de Dieu… Je vais vous préparez une place… afin que là où je suis vous y soyez aussi». Alors mettez votre confiance en Lui, dès maintenant donnez-lui votre vie, et votre crainte se dissipera comme le brouillard au soleil, et au jour du grand passage, Jésus sera là, à la porte, et vous accueillera !

C’est alors que les deux hommes observèrent un long moment de silence. Puis le malade ferma les yeux et s’adressa humblement au Seigneur Jésus  :

  • “Seigneur Jésus je désire moi aussi te connaître comme mon médecin te connaît. Viens dans mon cœur, viens dans ma vie je t’en prie, car je suis terriblement seul et vide. Sauve moi de mes peurs et de mes angoisses. Pardonne mes nombreux péchés, sauve moi, car je suis un pauvre pécheur perdu et loin de toi… Amen.”

Le bon vieux médecin resta encore une partie de la nuit au chevet du malade. Il écouta patiemment tout ce que son patient avait sur le cœur et la conscience depuis des années et des années. C’est avec une grande compassion et une immense joie, qu’il lui annonça la Bonne nouvelle de l’Évangile, qu’il lui parla de l’Amour immense de Dieu pour chaque être humain, et de la joie qu’il y a au Ciel pour un seul pécheur qui se repent. Le Seigneur Jésus entra dans la vie de cet homme. De grosses larmes de reconnaissance et de joie coulaient sur ses joues, la paix inondait maintenant son cœur. Il se sentait totalement libéré d’un immense poids, et si il avait pu, il serait descendu de son lit pour sauter de joie ! Les deux hommes se séparèrent, et le médecin laissa derrière lui, non plus seulement un patient, mais un cher frère en Christ.

Que votre cœur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en moi. Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place. Et, lorsque je m’en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis vous y soyez aussi. Vous savez où je vais, et vous en savez le chemin.” Jean 14 verset 1 à 4.

Bonne Semaine

Debout Jeunesse