Le cambrioleur devenu gardien de diamants

Esaïe 55 verset 10 & 11 : “Comme la pluie et la neige descendent des cieux, et n’y retournent pas sans avoir arrosé, fécondé la terre, et fait germer les plantes, sans avoir donné de la semence au semeur et du pain à celui qui mange, ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche : Elle ne retourne point à moi sans effet, sans avoir exécuté ma volonté et accompli mes desseins.”

Oui la Parole de Dieu est vivante et donne la vie à celui ou celle qui la reçoit dans son cœur. Le cambrioleur Valentin Burke n’était pas un enfant de cœur et n’en était pas à son premier coup. Sa photo ornait le repaire de plus d’un bandit pour qui il était devenu presque un héros hors du commun. Toujours prêt à employer son revolver, il avait acquis une hardiesse et un sang-froid exceptionnels qu’il démontrait au cours de ses entreprises les plus audacieuses. C’était un homme fort, au visage dur et au regard d’acier. Il avait déjà passé vingt ans de sa vie en prison. Son langage était truffé de jurons spécialement adressés aux shérifs et geôliers. Et pourtant l’Esprit de Dieu pénétra dans cette vie. L’évangéliste Dwight L. Moody nous raconte comment :

«J’étais encore très jeune quand je me rendis à St Louis pour y prêcher l’Évangile. Un des grands quotidiens de la ville annonça qu’il publierait in extenso ma prédication et ma prière. D’abord je me sentis chanceler, puis je songeai à la puissance de la Parole de Dieu au travers de la Bible. Je remplis donc le manuscrit destiné à la publication de nombreux versets bibliques, pensant qu’ils porteraient leur fruit au cas où mes faibles paroles failliraient. Le journal chercha à attirer l’attention du public par des manchettes à gros caractères, mais cela ne fit pas plus lire l’article. Valentin Burke était en prison, attendant d’être jugé pour un des ses innombrables délits. La solitude lui pesait et il passait son temps à railler les gardiens ou à insulter le shérif lors de sa ronde quotidienne. Le lendemain de mon arrivée à St Louis, quelqu’un jeta dans sa cellule le journal du matin. Un titre retint l’attention du détenu : COMMENT DIEU ARRÊTA LE GEÔLIER DE PHILIPPE (Actes 16 verset 25 à 33). Voilà exactement ce que ce terrible bandit désirait. Avec un sourire narquois, il s’assit pour lire ce qu’il pensait être un récit à sensation où un geôlier allait passer un sale quart d’heure. Mais l’article ne ressemblait pas aux autres : C’était le sermon que j’avais prêché la veille.

  • «Quelle idiotie !» s’exclama Burke avant de lire la suite des gros titres : «PAUL ET SILAS… UN GRAND BOULEVERSEMENT ! QUE DOIS-JE FAIRE POUR ÊTRE SAUVÉ ?» Depuis quand les journaux impriment-ils de telles balivernes !» murmura-t-il.

Il regarda la date. Mais oui, c’était bien l’édition du matin, juste sortie de presse. Il la jeta dans un coin avec un juron et arpenta sa cellule comme un lion en cage. Puis il la ramassa et recommença la lecture du sermon. Son agitation allait grandissant. Il lut et relut le texte, et quelque chose dont il n’aurait pu dire quoi, toucha son cœur et le piqua au vif :

  • «Qu’est-ce que cela signifie ? Depuis plus de vingt ans, je suis un voleur et un familier des prisons, pourtant jamais encore je ne me suis senti comme aujourd’hui ! J’ai vécu une vie de chien, mais j’en ai assez. Que veut dire «être sauvé» ? Si ce Dieu dont parle cet homme existe, je Le trouverai, même si je dois en mourir !»

Vers minuit, après des heures de réflexion et d’amers remords sur sa vie gâchée, et après bien des prières, les premières prononcées depuis qu’il avait quitté les genoux de sa mère, Burke comprit que Dieu existait. Un Dieu capable et désireux d’effacer même le plus grand et le plus noir des crimes. Il découvrit le merveilleux secret de la Croix, sur laquelle Jésus-Christ porta ses nombreux péchés et les ôta à jamais. Cette nuit-là, Dieu sauva le cambrioleur. Il crut aux paroles de son Seigneur et il reçut la vie éternelle. Puis il attendit le jour, pleurant et riant tour à tour. Il était devenu une nouvelle créature. Au matin, lorsque le gardien arriva, Burke lui adressa un mot aimable. L’homme ouvrit de grands yeux et le regarda avec surprise. Quand le shérif passa, Burke le salua comme un ami et lui raconta comment il avait été conduit à Jésus-Christ par la lecture de mon sermon.

  • « Jim ! », dit le shérif au gardien : «Ayez l’œil sur Burke. Il nous joue la comédie de l’ange, mais à la première occasion, il tentera de nous fausser compagnie. Soyez sur vos gardes !»

Mais, lorsque le cas de Burke fut jugé, aussi incroyable que cela puisse paraître, on ne put prouver sa culpabilité. Il fut donc relâché. Seul, sans ami dans la grande ville, traînant avec lui la réputation de dangereux criminel, Burke connut pendant des mois la honte et la peine. Lorsqu’il se présentait à une offre d’emploi, on le regardait avec mépris ou crainte et personne ne voulait l’engager. En effet qui ferait confiance à un ancien taulard ?! Mais son courage ne faillit point et constamment  fortifié par la puissance de Dieu, il persévéra. Son visage marqué par le péché témoignait contre lui. Aussi il demanda au Seigneur de bien vouloir changer même son aspect extérieur, afin qu’il puisse enfin trouver un travail qui lui permît de gagner honorablement sa vie. Et Dieu, dans Sa grande miséricorde l’exauça ! Une année après, je rencontrai Burke à Chicago. Il était devenu l’une des personnes les plus respectables que je connus. Dieu avait accompli cette transformation en réponse à la foi sincère de Son nouvel enfant. Mais Burke n’avait toujours pas de travail stable. Aussi il se rendit à New York, pensant que, loin de ses quartiers habituels et des gens qui le connaissaient, il aurait la paix et trouverait enfin une occupation fixe. Mais ses tentatives furent vaines. Il retourna à St Louis découragé, néanmoins soutenu par Celui qui l’avait sauvé dans sa cellule. Il reçut un jour un court message du shérif, l’invitant à se rendre au tribunal. Il y alla, le cœur lourd et plein d’appréhension. Il parla tout haut : «Sans doute une vieille affaire qu’ils auront déterrée… Enfin, si je suis coupable, je l’avouerai. Maintenant je ne peux plus mentir.»

Le shérif l’accueillit avec amabilité et lui dit :

  • «Alors, où êtes-vous allé, Burke ?»
  • «A New York
  • «Dans quel but  »
  • «J’ai essayé de trouver du travail.»
  • «Croyez-vous toujours en Jésus-Christ, comme vous me l’avez dit ?»
  • «Oui, répondit Burke en le regardant droit dans les yeux. J’ai passé par de durs moments, mais je n’ai pas perdu la foi.»
  • «Burke, je vous ai fait suivre chaque jour durant votre séjour à New York. Je suspectais votre religion d’être un mensonge. Maintenant je sais que vous vivez en vrai chrétien. Aussi vous ai-je convoqué pour vous proposer une place de suppléant à mes côtés. Vous pouvez commencer tout de suite.»

A partir de ce jour-là, Burke remplit ses fonctions, fermement et sans fléchir. Les hommes les plus estimés reconnurent sa probité. Pour ma part, j’eus l’occasion de le saluer à diverses reprises. Un jour je le trouvai dans une petite pièce du tribunal, gardant des diamants. En fidèle serviteur, il était assis, un sac de joyaux d’une valeur de 260 000 dollars sur les genoux, et un revolver sur la table.

  • «Monsieur Moody !», s’écria-t-il : «Regardez ce que la grâce de Dieu peut faire d’un cambrioleur. Le shérif me donne l’ordre de prendre soin de ce sac de diamants !»

Et en soulevant les pierres précieuses, il éclata en sanglots tant l’émotion la reconnaissance et l’amour de Dieu l’inondaient. Quelque temps après, les chrétiens de St Louis organisèrent une campagne d’évangélisation. Mais, à la dernière minute, le prédicateur invité fut empêché de venir. Quelle déception ! Quelqu’un suggéra alors de donner la parole à Valentin Burke. Soir après soir, il prêcha le salut. Plusieurs hommes et femmes furent délivrés de leur vie de péché et de crime par la grâce merveilleuse de Dieu. Dans cette ville de St Louis, où Burke avait fait tant de mauvais coups, son témoignage fut abondamment béni et puissant, à la gloire de Dieu.»

Et ne pensez-vous pas qu’aujourd’hui encore Dieu peut accomplir de tels miracles dans la vie d’un homme, d’une femme, ou bien dans notre propre vie ? Quelle merveille et quelle grâce que le salut en Jésus ! Il est pour chaque personne qui l’accepte, quelque soit son origine et son histoire :Voici comment l’amour de Dieu s’est manifesté envers nous : Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde afin que par lui nous ayons la vie.” (1 Jean 4 verset 9)

Bonne semaine

Debout Jeunesse

Source : D’après un témoignage raconté par Dwight L. Moody