Le fichier

Ecclésiaste 12 versets 13 & 14 : Écoutons la fin du discours : Crains Dieu et observe ses commandements. C’est là ce que doit faire tout homme. Car Dieu amènera toute oeuvre en jugement, au sujet de tout ce qui est caché, soit bien, soit mal.”

A la fin de chaque histoire il y a, en règle générale, une conclusion, une fin. Celle-ci peut-être heureuse, malheureuse, ou encore “finir en queue de poisson…” Cette dernière façon de terminer une histoire est particulière. Cette expression fait référence à la légende d’un marin, qui après plusieurs mois de navigation en solitaire, aurait aperçu une magnifique jeune femme sur le rivage. Il s’empressa alors de plonger pour la rejoindre mais découvrit avec déception une queue de poisson : c’était une sirène. Quelle déception pour ce marin emporté par sa passion ! C’est de cette déception et d’une fin qui ne se termine pas du tout comme on l’espère, qu’est née l’expression :“finir en queue de poisson”. Dans Sa parole, le Seigneur nous parle d’une telle fin :Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom ? N’avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? Et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ? Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité.” (Matthieu 7 verset 22 & 23)Quel choc, et quelle situation terrible pour ces personnes… L’Ecclésiaste et le Seigneur Jésus nous donnent la même clé pour que notre vie ne se termine pas ainsi : “Crains Dieu et observe ses commandements…” et “celui-là seul qui fait la volonté de mon Père entrera dans le royaume des cieux. […] C’est pourquoi, quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc.” (Matthieu 7 verset 24 & 25) Sur quoi bâtissons-nous notre vie ? Sur du sable ou sur Le roc ? C’est ce que le jeune Brian Moore va réaliser au travers d’un songe très particulier…

Il ne restait plus trop de temps à Brian Moore, âgé de 17 ans, pour écrire sa composition. Le sujet était d’ailleurs très particulier : «A quoi ressemble le Ciel ? ». A l’intitulé du sujet, Brian fut très enthousiaste. Il avait dit spontanément à son père Bruce“J’ai hâte de faire ce devoir !” Une fois le travail terminé il dira : C’est formidable ! C’est de la bombe ce que j’ai rédigé ! C’est la meilleure chose que j’ai jamais écrite !». Ce qu’il ignorait c’est que c’était également la dernière… Les parents de Brian avaient oublié l’existence même de cette rédaction. C’est un cousin qui l’a retrouva deux mois plus tard, alors qu il nettoyait le placard de l’adolescent au lycée de Teays Valley dans le Comté de Pickaway. Ses parents ont voulu récupérer chaque «partie de la vie de leur fils», que ce soit des mots de camarades de classe, de professeurs, ou bien ses différents devoirs… Brian avait rédigé cette rédaction de sa propre main. Il y racontait sa rencontre avec Jésus dans une pièce d’archives remplie de fiches détaillant chaque moment de sa vie d’adolescent. Mais ce n’est qu’après la mort de Brian que Beth et Bruce Moore ont réalisé que leur enfant avait décrit sa représentation du Ciel. Son papa disait : «Quand on lit ce texte, on a l’impression d’y être !». Brian Moore est mort le 27 mai 1997, le jour après “Mémorial Day “(le jour des morts au champ d’honneur). Il rentrait tout simplement en voiture de chez un ami, lorsque le véhicule quitta la route et s’écrasa contre un poteau public. Il s’en sortit indemne, mais posa le pied sur un câble électrique tombé à terre et fut électrocuté. En mémoire de leur fils, les Moore ont encadré et accroché la composition de leur fils sur le mur du salon au milieu des photos de famille. Voici la rédaction de Brian intitulée : “La pièce…”

A mi-chemin entre l’état de veille et le rêve, je me suis retrouvé dans la pièce. Je n ‘ai pu distinguer rien de particulier, sauf un mur recouvert de fichiers, avec de petites cartes à l’interieur, comme ceux qu’on peut trouver dans une bibliothèque et qui reprend les titres des livres par auteur ou thème selon l’ordre alphabétique. Mais ces fichiers, s’étalant du sol jusqu’au plafond et apparemment sans fin dans toutes les directions, avaient tous des titres différents. Alors que je me rapprochais du mur rempli de fichiers, le premier qui attira mon attention était intitulé «Les filles que j’ai aimées». Je l’ai ouvert en parcourant les cartes. Je l’ai vite refermé, choqué de réaliser que je reconnaissais les noms de chacune d’entre elles. Et sans qu’on ait eu besoin de me le dire, j’ai su exactement où je me trouvais. Cette chambre froide et sans vie, avec ses petits fichiers, était un système de catalogue répertoriant toute ma vie dans ses moindres détails. Là étaient écrites toutes les actions de chaque moment de mon existence, petites ou grandes, d’une manière si détaillée que ma mémoire ne pouvait l’égaler. Un sentiment d’étonnement et de curiosité, mêlé d’horreur, monta en moi alors que je commençai à ouvrir les fichiers au hasard et à explorer leur contenu. Certains évoquaient de doux souvenirs, de la joie, d’autres apportèrent un tel sentiment de honte et de regret, que je regardai par-dessus mon épaule pour voir si quelqu’un me regardait. Un fichier dénommé “Amis” en côtoyait un autre intitulé «Amis que j’ai trahis». Les titres allaient du tout banal au tout étrange : «Les livres que j’ai lus», «Les mensonges que  j’ai dits»,  «L’encouragement que j’ai donné» ou encore «Les blagues qui m’ont fait rire»… Certains étaient si précis qu’ils en devenaient très drôles, comme par exemple, «Les choses que j’ai criées après mes frères». D’autres au sujet desquels je ne pouvais pas rire avec des intitulés comme les «Choses que j’ai faites dans ma colère» ou bien «Les choses que j’ai murmurées en douce contre mes parents.»… J’allais de surprise en surprise en lisant les contenus ! Souvent, il y avait plus de cartes que je n’aurais pensé. Parfois moins que je n’espérais. Je fus cependant totalement dépassé par le volume des choses que j’avais vécues. Était-il possible que j’ai eu le temps dans ma vie de remplir chacune de ces milliers ou même de millions de cartes ? Mais chaque carte confirmait la vérité. Chacune était écrite de ma main. Sur chacune était apposée ma signature.

Lorsque j’ai pris le dossier intitulé : “Les émissions de télévision que j ‘ai regardées”, j’ai réalisé que les fiches étaient très nombreuses. Elles étaient serrées dans le fichier, mais après avoir tiré deux ou trois mètres de fiches, je n ‘avais pas encore atteint la fin du fichier. Je l’ai refermé, honteux, non tant en raison de la qualité des émissions, mais par la perte de temps que ce dossier représentait. Lorsque j’en vins au dossier marqué “Pensées érotiques”, un frisson me parcourut. Je ne le tirai qu’un peu (quelques centimètres), ne souhaitant pas connaître sa longueur. Je pris une de ces cartes. Je tremblai en lisant le contenu détaillé. J’étais malade de penser qu’un tel moment ait pu être enregistré. Une rage presque animale me saisit. Une pensée dominait mon esprit : «Personne jamais ne doit voir ces cartes ! Personne jamais ne doit rentrer dans cette pièce ! Je dois toutes les détruire !». Dans une frénésie démente, je tirai d’un coup sec tout le fichier. Sa longueur ne m’importait plus à présent. Il fallait que je le vide et que je brûle les cartes. Mais alors que je le tenais d’un côté voulant en vider le contenu à terre, je ne pus en extirper aucune carte. J’étais désespéré ! J’en saisis une dans mes mains pour tenter de la déchirer. Mais stupéfait, je réalisai qu’elle était indestructible, aussi dure que de l’acier ! Complètement défait et impuissant, je remis le fichier à sa place. Penchant mon front contre le mur, je poussai un long soupir de pitié sur moi-même. Mon attention fut ensuite attiré par un petit fichier. Le titre en était «Les gens avec lesquels j’ai partagés l’Évangile». La poignée était comme neuve, plus reluisante que les autres, plus récente, presque inutilisée. J’ai tiré dessus et une petite boîte pas plus longue que 7 centimètres, tomba entre mes mains. Je pus compter les cartes qu’elle contenait sur les doigts d’une main. Et puis les larmes sont venues. J’ai commencé à pleurer, à tant sangloter que j’en étais profondément blessé. Les sanglots commençaient dans mon estomac et secouaient tout mon corps. Je tombai sur mes genoux et criai, des cris de honte, d’une honte accablante. Les rangées d’étagères de dossiers tourbillonnaient devant mes yeux remplis de larmes. Personne, jamais, ne doit connaître l’existence de cette pièce. Je dois la fermer à clé et cacher la clé. Mais alors que je repoussais les larmes… JE LE VIS arriver !

S’il vous plait non ! Pas Lui. Pas Lui, ici ! Oh, n ‘importe qui d’autre, mais pas Jésus. Je le regardai impuissant alors qu’il ouvrait les dossiers et lisait les cartes. Je ne pus supporter de voir sa réponse. Et lorsque je réussis à le regarder, je vis une tristesse plus profonde que la mienne. Il semblait qu’intuitivement il allait vers les pires fichiers. Pourquoi devait-il tous les lire ? Finalement il se tourna vers moi et me regarda depuis l’autre côté de la pièce. Je pouvais lire de la pitié dans ses yeux, et pas de colère. Je baissai ma tête, couvris mon visage avec mes mains, et commençai à pleurer à nouveau. Il vint vers moi et mit son bras autour de moi. Il aurait pu dire tant de choses. Mais il ne dit pas un mot. Il pleura simplement avec moi. Puis il se leva et retourna vers le mur de fichiers. En commençant à un bout de la pièce, il prit un dossier et, un par un, commença à signer Son nom par-dessus le mien sur chaque carte. Je criai «NON !» en me précipitant vers lui. Tout ce que je pouvais dire était «NON, NON !», alors que je lui prenais les cartes de ses mains. Son nom ne devait pas figurer sur ces cartes. Mais voilà… il y était, écrit en rouge, de manière si vivante, si sombre, si riche. Le nom de Jésus couvrait le mien. Il était écrit avec son sang. Il me reprit les cartes avec douceur. Il sourit d’un sourire triste, et commença à signer les cartes. Je pense que je ne comprendrai jamais comment il le fit si vite, mais l’instant d’après il me semblait que je l’entendis fermer le dernier dossier et revenir près de moi. Il mit sa main sur mon épaule et dit : «Voilà Brian, c ‘est fini !». Je me levai, et il me conduisit hors de la pièce. Il n ‘y avait pas de serrure sur la porte mais il me restait des cartes à écrire…

Quelle grâce et quel cadeau ! Jésus a payé le prix de Son propre sang, pour pardonner nos fautes, nos péchés les plus vils, nos pensées les plus sales… Il a écrit Son nom par dessus le nôtre, pour que les choses anciennes soient passées et que TOUT devienne nouveaux ! (2 Corinthiens 5 verset 17) Il nous donne la Vie, et nous donne l’opportunité de repartir de zéro, comme le dit le cantique, de vider et de nettoyer nos casiers, afin d’écrire de nouvelles pages de notre vie ! Apportons-lui nos péchés, nos iniquités, nos fardeaux, afin que nos vies ne soient plus jamais les mêmes. Que personne ne se prive d’une telle grâce. C’est pourquoi ne nous lassons pas de la partager tout autour de nous !

 

Bonne semaine

Debout Jeunesse