Le grand Jim

Actes 4 verset 12 : Jésus est La pierre rejetée par vous qui bâtissez, Et qui est devenue la principale de l’angle. Il n’y a de salut en aucun autre, car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés.

Il n’y a qu’un seul Nom qui peut sauver un être humain de l’enfer éternel : Jésus-Christ. L’enjeu est considérable ! C’est une question de vie ou de mort. En effet, devant Dieu au jour du jugement, des livres seront ouverts d’un côté, et le livre de vie de l’autre (Apocalypse 20 versets 11 à 15). Même si je possède ici bas les plus grandes richesses, même si j’ai la gloire de ce monde et la reconnaissance des hommes, ou encore si j’accède à tous les plaisirs possibles et imaginables… Tout cela est vain si mon nom n’est pas inscrit dans le livre de vie. Marc 8 verset 36 : Et que sert-il à un homme de gagner tout le monde, s’il perd son âme ?”  C’est ce que le grand Jim a fini par réaliser, en comprenant ce que Jésus a fait pour lui.

Tout semble calme en cette nuit de printemps dans un petit quartier bien connu de la ville. Cependant la sérénité de cette nuit est soudainement troublée par des cris d’alarme : “Au feu ! Au feu ! La maison brûle ! Tout brûle, au secours ! Appelez les pompiers !” En effet, au coin d’une rue, entre plusieurs maisons, la nuit a subitement disparu, chassée par les couleurs rougeâtres d’un terrible incendie. Une épaisse colonne de fumée monte vers le ciel, emportant avec elle les cendres de toute une vie. La température monte aux alentours de la maison. Les pompiers arrivés sur les lieux arrivent cependant à pénétrer dans cet édifice rongé par le feu. Dehors, les ambulances s’apprêtent à recevoir les blessés. Comme c’est bien souvent le cas, une foule de badauds contemple sans rien faire le triste tableau. Les commentaires vont bon train : “Oh la la… J’espère qu’il n’y a personne dedans… Pauvres gens, il sont tous perdus… Mais comment ça s’est passé ? Mais qui habite là déjà ?”  Les soldats du feu se battent du mieux qu’ils le peuvent, mais il n’y a plus rien à faire, le feu a pris partout et la maison va s’effondrer d’un instant à l’autre. Les flammes ravagent imperturbablement murs et façades. Au premier étage, les fumées s’échappent par les fenêtres. Au rez-de-chaussée tout se consume à une vitesse impressionnante. Les pompiers réussissent par miracle à sortir une vieille dame de ce brasier. Celle-ci est inconsciente et transportée d’urgence à l’hôpital le plus proche. C’est alors qu’une personne s’écrie : “Il y a encore quelqu’un dans la maison ! Je les connais bien ! Il y a son petit-fils ! Faites quelque chose, vite ! Il s’appelle Daniel !” Les pompiers se pressent pour tenter de rentrer à nouveau dans la maison en flammes. Mais le risque est trop élevé, tout va s’écrouler d’un moment à l’autre. Comprenant la situation, les gens crient, hurlent de toutes leurs forces. Ils appellent le petit garçon piégé dans sa prison de flammes : “Daniel ! Daniel, réponds-nous ! Sors de là !” Mais ils ont beau s’époumoner, pas de réponse et aucun signe de vie de la part de l’enfant, seulement le crépitement morbide des flammes qui, imperturbablement, accomplissent leur travail de sape et de destruction…

C’est alors que le capitaine des pompiers se tourne vers ses hommes et lance : “Un volontaire pour chercher l’enfant !” Tous savent que c’est peine perdue… L’un après l’autre, ils baissent les yeux vers le sol. Ils savent que c’est trop tard, et que tout va s’effondrer d’un moment à l’autre. Ce serait du suicide, une pure folie que de se lancer dans cet enfer. Parmi les spectateurs impuissants, venus de plus en plus nombreux pour assister au malheur, un homme joue des coudes pour se frayer un passage. Il parvient à s’extraire de cette masse compacte et bruyante. A la lueur de l’incendie tous le reconnaissent. C’est le grand Jim ! Sans se poser de questions, il pénètre dans la maison et disparaît dans les flammes. Une partie de la foule le traite de fou, l’autre de héros… Une fois à l’intérieur, il n’y a plus guerre d’air respirable, et les fumées aveuglent les yeux de Jim. Avec un simple mouchoir sur le nez, il monte à toute vitesse le grand escalier aux deux-tiers consumé. C’est une chance que celui-ci ne tombe pas sous ses pas. Une fois au premier étage, il aperçoit une porte ouverte. C’est la chambre de Daniel. Il entre et voit le petit garçon inconscient, étendu dans son lit. Jim le prend dans ses bras, et s’apprête à faire demi-tour, quand un bruit épouvantable se fait entendre. Pas besoin d’explication, Jim comprend que c’est l’escalier qui vient de s’effondrer : la retraite est coupée ! Les flammes gagnent maintenant l’étage et le toit, les fumées sont de plus en plus denses, nocives et dangereuses. Jim commence à en ressentir les effets néfastes, et manque de s’évanouir à son tour. Il est piégé lui aussi ! Il passe alors sa tête par l’une des fenêtres de la chambre et aperçoit le long du mur la gouttière d’écoulement des eaux pluviales. Jim n’hésite pas, il saisit la canalisation de sa main libre et se laisse descendre jusqu’au sol. La gouttière métallique, chauffée à blanc par l’incendie, arrache à l’homme un crie de douleur. La paume de sa main et de ses doigts sont terriblement brûlés. Tout l’intérieur de sa main n’est qu’un lambeau de chair calciné. Jim court vers les secours, tenant l’enfant dans ses bras, la maison s’effondre derrière eux. Jim et Daniel sont conduits à toute vitesse à l’hôpital. Pendant le trajet, on leur donne de l’oxygène et les premiers soins. Les pompiers parviennent à réanimer le petit garçon, tout le monde soupire : il est sauvé ! Quand à la main de Jim, une chose est certaine, elle ne sera plus jamais comme avant, elle est marquée à vie.

Deux mois plus tard a lieu une audience au tribunal pour enfants. Le juge est bien embarrassé. Il ne trouve aucune famille d’accueil pour Daniel depuis le décès de sa grand-mère. Il prend la parole : “Que faire de cet enfant ? Daniel a réchappé de l’incendie qui a coûté la vie à sa grand-mère. Elle en avait la garde depuis les décès tragiques de ses parents… Il n’a plus de famille susceptible de s’occuper de lui. Le tribunal cherche pour lui une famille d’accueil sérieuse pour l’accueillir, mais pour le moment nous n’avons trouvé personne, et personne ne se propose.” Le prétoire reste silencieux, le juge semble gêné par la situation. L’histoire de cet enfant de 3 ans, au destin si tragique, l’émeut profondément, et pourtant il n’a aucune solution. Cependant dans la salle d’audience, un homme se lève… c’est le grand Jim. Ce dernier demande la parole. Le juge lui fait signe qu’il peut parler. “Monsieur le juge, cet enfant m’intéresse, accordez-moi sa garde.” Le notable fronce les sourcils, son regard s’assombrit. S’il y a bien une personne à qui il ne confierait pas l’enfant c’est bien à Jim, car il sait quel genre d’homme il est ! Il répond alors d’un ton solennel : “Je prends note de votre demande. Mais dites-moi, quels sont vos arguments pour que le tribunal vous accorde la garde de cet enfant.” Jim regarde le juge et parcourt du regard l’auditoire présent. Puis il le fixe le juge droit dans les yeux et dit : “Monsieur le juge, je n’ai qu’un argument. Le voici…” Et devant le juge et l’assistance, Jim montre sa main affreusement brûlée et mutilée. L’auditoire et le juge restent silencieux. Tous se remémorent le drame, et la façon par laquelle Daniel eut la vie sauve. Visiblement ému et touché par cet argument, le juge, à la surprise de tous, accepte de confier la garde de Daniel à Jim.

C’est ainsi que dans cette petite ville, les habitants prennent l’habitude de voir le grand Jim accompagné d’un petit garçonnet. Bien des citadins aiment taquiner Jim à ce sujet : “Alors Jim, tu as changé de métier ? T’es devenu un vraie nounou maintenant !” Mais il ne faut pas trop chatouiller la susceptibilité de Jim, car sa réputation de bagarreur n’est plus à prouver. On sait dans les quartiers qu’il cogne dur et fort, et qu’il n’est pas souvent de bonne humeur ! Quelques années plus tard, Daniel a bien grandi, c’est un beau petit garçon de 7 ans maintenant. Durant ces quatre années, Jim a entouré Daniel du mieux qu’il a pu, pourvoyant à tous ses besoins. En fait, toute sa vie tourne autour de son fils adoptif. Sa vie, c’est son fils ! Un jour, par une belle journée, Jim et Daniel se rendent au musée afin d’aller admirer une exposition de peinture. Dans la galerie, Jim tient la main de son fils. Les œuvres défilent devant leurs yeux, ils passent un merveilleux après-midi ensemble. Quand tout à coup, Daniel se fige. Il ne peux plus décoller le regard d’une peinture. Très interloqué, le petit garçon se tourne vers son père et lui demande : “Dis papa, c’est qui le monsieur sur le tableau ?” Jim est un peu gêné par cette question. Mais il ne veut pas décevoir son fils, alors il lui répond : “Eh bien, cet homme… c’est Jésus.” Pensant avoir clos la discussion, Jim fait mine de vouloir poursuivre la visite. Mais Daniel n’en a pas fini avec lui : “Dis papa, pourquoi Jésus, il a des trous dans les mains ?” Voyant que Daniel ne lâcherait plus l’affaire, Jim se décide à répondre à toutes ses questions :

– “Ben… parce qu’on l’a crucifié sur une Croix. On lui a planté des clous dans les mains et dans les pieds…”.

– “Mais papa, pourquoi l’a-t-on cloué sur une Croix ?”.

– “Parce qu’on ne l’aimait pas et qu’on voulait le tuer.”

“Mais pourquoi on ne l’aimait pas ?”

Cette question met Jim très mal à l’aise, car il n’a aucune réponse. Pensif, il s’interroge : “Pourquoi on ne l’aimait pas ? C’est vrai ça, je ne me suis jamais vraiment posé la question…” Voulant maintenant couper court, il tire la main de son fils pour se diriger vers la sortie du musée. Mais Daniel ne bouge pas d’un pouce, il est fasciné par ce tableau de Jésus. Il enchaîne : “Papa, dis-moi pourquoi on ne l’aimait pas Jésus ?” A ce moment Jim se dit qu’il a un sérieux problème. Rassemblant tous ses souvenirs de jeunesse, il se gratte la tête et finit par répondre à son fils : “Jésus a été cloué sur une croix pour sauver les hommes… Allez viens maintenant, on rentre à la maison…” Daniel est encore plus surpris par cette réponse, son esprit se pose mille et une questions. Et c’est malgré lui qu’il se laisse entraîner par son papa vers la sortie. Daniel reste silencieux un bon moment. Puis il s’arrête, regarde son père adoptif de ses deux beaux yeux bruns, et dit tout fort : “Alors papa, Jésus, il est comme toi ! A Lui, on lui a cloué les mains, et toi, tu as eu la main complètement brûlée pour me sauver le vie ! Tu es comme Jésus, papa !” Jim sursaute en entendant cela, il ne sait plus quoi dire ou quoi répondre. Et, c’est silencieux que tous deux rentrent à la maison. Depuis cet instant, Jim n’est pas dans son assiette. Cette remarque de Daniel a eu un effet sur lui, qu’il ne peut pas s’expliquer. Ce soir-là, après avoir couché son petit garçon, Jim reste à ses côtés, assis sur un petit tabouret de bois. Il regarde son fils dormir paisiblement. Plongé dans ses pensées, Jim repense à ce que son fils lui a dit : “Tu es comme Jésus, papa !” Mais Jim sait très bien qu’il n’est pas comme Jésus ! Non, il suffit qu’il repense à sa vie passée. Aux soirs où ivre, il rentrait du bistrot. A toutes les personnes qu’il avait battues ou insultées. C’est comme un film qui passe devant ses yeux, toute sa vie de péché, il se sent si misérable : “Non, Jésus n’est pas comme moi,” pense-t-il tout haut… Jamais auparavant il n’avait compris pourquoi Jésus a été cloué sur la croix. Un pensée monte alors à son esprit : “Serait-ce pour moi aussi que Jésus est mort ? Qu’Il m’a aimé jusqu’à mourir pour moi ?” Dans le silence de la nuit, des larmes commencent à couler sur ses joues. Il comprend pourquoi Jésus s’est offert en sacrifice pour les hommes, pour lui… Jim le pécheur. Alors, pour la première fois de se vie, Jim tombe sur ses genoux et implore Jésus de venir le sauver, de lui pardonner sa vie de péché. Dans cette petite chambre, où Daniel dort profondément, le Seigneur Jésus confirme une fois de plus sa parole : “Je ne mettrai point dehors celui qui vient à moi…” (Jean 6 verset 37) Ce soir-là, Jim est devenu, lui aussi, un racheté du Seigneur. Il regarde attentivement le petit lit dans lequel Daniel son fils repose. Jim a été le moyen de sauver cet enfant des flammes de l’incendie, mais la remarque de Daniel a été le moyen que Dieu a employé pour le sauver, lui, Jim, du jugement dernier. A partir de ce jour, Jim a radicalement changé sa façon de vivre, car il porte le nom de Christ. Il fréquente désormais, avec son fils, une petite église.

Ce que Jésus a fait dans le cœur de Jim et de Daniel, Il est prêt a le faire aussi pour toi et pour chaque être humain qui s’approche de Lui. C’est encore jour de grâce. C’est pourquoi si ton cœur est chargé par le péché, cours vers Jésus, confesse et délaisse le péché qui nuit à ton âme. Seul Jésus peut délivrer, pardonner et sanctifier une vie et lui donner un nouveau départ. Quelle joie d’avoir ainsi son nom inscrit dans le livre de vie !Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. “ (Éphésiens 2 verset 8 et 9)

Bonne semaine

Debout Jeunesse