Le guerrier Thompson

Luc 23 verset 34 : « Jésus dit : Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font […] »

Quand le Seigneur prononce cette parole, il est cloué à la croix. De ses yeux Il voit ceux qui sont proches de Lui (Jean 19 verset 26), ceux qui sont un peu plus éloignés ou ceux encore qui sont plus au loin (Jean 27 verset 39 à 43). Lui le Fils de Dieu, Celui qui est venu annoncer la Bonne Nouvelle du Salut meurt à petits feux sous les regards de peut-être des centaines de gens. Avant de rendre son dernier soupir, Jésus prie alors son Père qui est aux cieux de pardonner à ceux qui l’ont persécuté et assassiné dans les circonstances les plus affreuses. Ses assassins ne se sont pas rendu compte de ce qu’ils faisaient, qu’ils étaient en train de crucifier le Fils de Dieu, leur Messie tant attendu venu leur apporter la rémission des péchés. Ils n’y ont pas cru, au contraire ils l’ont tué ! Et pourtant, Jésus intercède auprès de Son Père pour Son peuple, malgré le mal qui Lui a été fait. Quel extraordinaire exemple le Seigneur nous laisse : aimer et intercéder pour ceux qui nous font ou qui nous ont fait du mal. C’est ce qu’une jeune femme va vivre dans les premières années de son mariage…

Cet homme était né et avait grandi dans un quartier populaire de Santa Fe dans l’Etat du Nouveau Mexique, au Sud-ouest des États-Unis. Peu à peu il s’était fait une triste réputation d’homme dur et implacable. Puis il avait acquis, à force de magouilles et d’affaires louches, un bar où se rassemblaient les pires canailles et bandits de la ville, pour y boire, y jouer, et dépenser des fortunes en se livrant à la débauche : «Qui se ressemble s’assemble !» cet établissement devint alors rapidement le pire endroit de Santa Fe ! Un jour, notre homme prit quelques jours de vacances pour aller à Chicago, autre ville connu pour son activité criminelle. Contre toute attente, il y rencontra une jeune fille de laquelle il tomba très amoureux. Sans rien lui dire de ses activités mafieuses, il se transforma en ange de lumière et la courtisa du mieux qu’il pu, en usant de tout ce qu’il pouvait pour attirer ses regards. Finalement, la belle oie blanche tomba amoureuse de cet homme au point qu’au bout de trente jours, ils se marièrent. Leur lune de miel fut merveilleuse, et le guerrier Thomson ne compta pas la dépense pour satisfaire les demandes de sa jeune et tendre épouse. Mais même les bonnes choses ont une fin ! A la fin de leur vacances, il fallu rentrer à Santa Fe ! Il la conduisit dans sa magnifique résidence. Celle-ci était en banlieue, sur les hauteurs de la ville. La jeune femme était vraiment heureuse. Elle pouvait maintenant s’adonner à arranger son petit chez elle, pour en faire un endroit douillet, où il fait bon vivre. Mais une fois tout deux bien installés, son cher et tendre époux lui apprit de quelle manière il gagnait tristement sa vie : «Ma chérie il faut que tu saches que je suis le pire bandit de Santa Fe, et que tout le monde me craint… Mais soit tranquille tu ne risques rien !». Le visage de la jeune femme exprima alors une terrible désillusion, incompréhension. C’est tout son monde qui venait de s’écrouler en quelques secondes. Dans son esprit tout se mit à tourner très vite. Elle réalisa qu’elle avait été imprudente de se marier aussi vite, et qu’elle aurait du se renseigner sur la personne de son mari avant de prendre la décision de lui dire oui, et un tas d’autres pensées encore. Mais… elle aimait tendrement son mari, et elle ne cessa jamais de l’aimer ! Comme elle était croyante depuis son enfance, elle se mit à prier Dieu de l’aider dans cette situation compliquée, où elle s’était mis toute seule sans l’aide de personne. C’est là qu’elle du apprendre à « faire avec » la vie de son malfaiteur de mari…

En effet, son homme rentrait toutes les nuits, très tard, et très souvent ivre. Cette pauvre femme avait le cœur totalement brisé par la souffrance, mais elle ne se décourageait pas, et priait tous les jours en criant à Dieu pour qu’Il touche le cœur de son mari. Elle persévérait patiemment à aimer son mari en suppliant Dieu pour lui. Nuit après nuit, elle l’accueillait, et prenait soin de lui alors qu’il était totalement saoul. Cependant le guerrier Thomson voyait très bien tout ce qu’elle faisait pour lui, et peu à peu son cœur de pierre commença à se fissurer. L’œuvre de Jésus au travers de l’amour de sa femme remuait tout son être intérieur au point où un matin sans rien dire à son épouse, il décida de vendre sa taverne de brigands. Une fois la transaction faite, il rentra chez lui tout joyeux, sobre, propre et décidé de révéler à son épouse tout ce qu’il venait d’accomplir. Une fois à la maison, il la chercha dans la salle à manger, puis dans la cuisine, mais personne. Il chercha dans leur chambre, mais toujours rien. C’est alors qu’il se rendit à la salle de bain. Là devant le lavabo, il trouva sa chère épouse à genoux intercédant dans les larmes, exprimant un immense amour pour son mari perdu. Il s’approcha d’elle sans faire de bruit, pour rien au monde il aurait voulu la troubler ou la déranger. Déjà de grosses larmes coulaient sur ses joues rudes. Puis il se mit silencieusement à genoux aux côtés de sa femme. Il pria à son tour et demanda à Dieu, dans une prière fervente et tremblante, que Jésus vienne dans sa vie et qu’Il l’aide pour qu’il tienne ferme dans la décision qu’il venait de prendre. Pour en arriver là, il aura fallu trois ans d’intercession. Jour après jour cette jeune mariée, avait intercédé une heure pour son mari, ce qui nous fait environ 1095 heures de prière ! Oui le fruit de l’Esprit c’est l’amour ! La vie de cette femme était complètement imbibée de ce merveilleux fruit. Elle a pu ainsi conduire son mari à recevoir cet amour véritable pour Dieu, qui au final a transformé sa vie. Le « Guerrier Thompson » fut littéralement terrassé par ce fruit de l’Esprit qui se manifestait en vérité dans la vie de sa chère épouse : 1 Corinthiens 13 verset 4 et 7 : «L’amour est patient […] il excuse tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout […]».

 Bonne semaine

Debout Jeunesse

 Sources : Témoignage tiré de : Le fruit de l’Esprit de P. Calzada

 

 

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