Le Loup blanc Partie 1

Debout Jeunesse a la joie de revenir dans vos boîtes mails

après plusieurs semaines de silence pour cause de déménagement. 

 

Jean 14 verset 5 & 6 : Thomas lui dit : Seigneur, nous ne savons où tu vas. Comment pouvons-nous en savoir le chemin ? Jésus lui dit : Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.”

Les disciples semblent un peu déboussolés par ce que Jésus vient de dire (Jean 14 versets 1 à 4). En effet, il vient de leur expliquer qu’il s’en va leur préparer une place et qu’ils en connaissent le chemin. Thomas prend alors son courage à deux mains et explique qu’il ignore où est ce chemin… Combien de fois ce genre de situation ne s’est-il pas présenté à nous ? Le Seigneur nous parle… et cependant on ne voit pas de quoi il s’agit, c’est comme si nous étions sur deux longueurs d’onde différente. Mais Dieu est bon et ne laisse jamais ses enfants dans l’ignorance ou le doute… C’est pourquoi il répond : “C’est moi qui suis le chemin.” Et là tout devient clair et limpide. Jésus est le chemin qui nous conduit au Père, il est le médiateur vivant qui nous unit dans la communion avec Dieu (Éphésiens 3 verset 12). Il est non seulement le chemin, mais aussi la vérité c’est-à-dire la révélation, l’incarnation complète de Dieu (Jean 6 verset 50). C’est cette vérité que chaque être humain doit s’approprier personnellement pour être sauvé. Il est donc par là-même la vie ! Car Il devient la source unique de la vie de l’âme, de la vie éternelle, et quiconque ne puise pas dans cette vie demeure dans la mort. C’est pourquoi Jésus termine par : “Nul ne vient au Père que par moi.” C’est de cette merveilleuse réalité que Yanhé, petite fille chinoise de 12 ans, va courageusement témoigner.

La petite Yanhé est assise sur un large coussin. Devant elle, son son grand-père fait les cents pas avec un regard sombre. Ses deux mains jointes dans le dos et son front plissé laissent paraître une grande angoisse chez cet homme d’un naturel habituellement calme. Elle n’ose pas lui demander ce qui le trouble autant en cette belle fin de journée. Mais n’y tenant plus, elle se risque à interrompre cet étrange manège :

  • “Grand-papa ! Peux-tu me dire ce qui te tracasse ? Cela fait bien des années que je ne t’ai vu aussi inquiet.”
  • “Ma petite Yanhé, as-tu entendu parler du Loup blanc ?”
  • “Le Loup blanc ? Oui, j’en entends parler de partout en ce moment. Au village, tout le monde tremble quand on prononce ces mots. Pour être honnête, je ne comprends pas pourquoi. C’est quoi ce Loup blanc ?”
  • “N’as-tu jamais entendu parler de ce terrible bandit qui ravage la province, et qui se fait appeler ainsi ?”
  • “Non, je t’assure, je ne sais pas qui c’est…”
  • “Oh la la ! C’est un homme cruel et imprévisible. Personne ne sait quand il va frapper ! Il est comme le loup blanc dans la neige… invisible et implacable envers ses proies ! Ce brigand est à la tête d’une bande de malfaiteurs. Le pays est littéralement écumé !”
  • “Mais pourquoi ne sont-ils pas en prison si cela fait longtemps qu’ils terrorisent la population ?”
  • “C’est parce qu’ils sont insaisissables ! La police et même l’armée impériale les traquent depuis des années, mais… rien. Ils agissent toujours par surprise, quand la nuit vient à tomber. C’est à ce moment-là que le Loup blanc et sa meute frappent ! On ne compte plus leurs victimes ! Oh la la ! Pauvres de nous s’il vient jusqu’ici !”
  • “Mais grand-papa, tu penses vraiment qu’ils viendraient jusque dans notre maison pour la piller et nous faire du mal ?”
  • “Ma chère Yanhé, depuis que je sais que ces bandits sont dans les parages, il ne se passe pas un jour où je ne supplie Bouddha de nous protéger. Bouddha est puissant, jusque là il m’a protégé du malheur !”

Après avoir dit cela, le vieil homme se sent rassuré. Regardant tendrement sa petite-fille, il lui caresse la joue et se dirige vers sa chambre à coucher. Avant d’aller se coucher, il agenouille une dernière fois pour prier devant un petit autel où trône un Bouddha de bronze. Le lendemain matin, Yanhé traverse un des nombreux couloirs de la maison. Elle s’arrête alors devant une statue de bronze représentant un chien féroce : “Très bien, ce chien fera sûrement l’affaire ! Il est grand temps que Grand-papa se rende compte !” dit-elle à demi-voix. Elle se rend alors dehors devant la maison et place, au bas des escaliers menant à l’entrée, le fameux chien sur un petit piédestal. Satisfaite, elle s’assied par terre à côté en attendant le passage de son Grand-Père. Celui-ci ne tarde pas à arriver. L’effet escompté est immédiat. Le grand-père s’arrête devant Yanhé et dévisage le chien de métal :

  • “Eh bien Yanhé, que fait ce chien devant la maison ? Pourquoi l’avoir mis ici tel un gardien ?”
  • “Cher grand-papa, je n’ai pas arrêté de penser à ce dont nous avons parlé hier soir… Eh bien vois-tu, ce chien nous protègera du Loup blanc ! Il est menaçant et très moche, de quoi faire fuir tous les bandits de la région !”
  • “Tu plaisantes ? Que peut faire ce chien de bronze contre des bandits armés jusqu’aux dents ? Une statue n’aboie pas, ne mord pas… Comment voudrais-tu qu’elle nous protège contre le Loup blanc et ses sbires ? Par contre, c’est vrai, ce chien est très moche !”
  • “Mais Grand papa, je ne comprends pas, comment peux-tu dire une chose pareille. Ce chien doit protéger, n’est-ce pas ? C’est son devoir !”
  • “Mais voyons Yanhé ! Ce chien est en bronze, il ne peut rien faire pour nous… Il ne ferait pas de mal à une mouche, peut-être ferait-il peur la nuit à une vieille dame qui le prendrait pour un vrai chien… Je suis navré, je n’aurais pas dû te parler des dangers qui nous menacent. Cela t’a trop effrayé, tu es si jeune…”

C’est exactement ce que Yanhé veut entendre. Avec un petit sourire en coin, elle repart à la charge :

  • Mais alors Grand-papa, le Bouddha que tu pries et adores ? Lui aussi il est en bronze, et tu penses qu’il peut te protéger toi et ta famille contre le Loup blanc ? Peut-être est-il moins moche que cette statue de chien, mais il ne peut rien faire pour nous, car il n’entend pas, ne voit pas, ne parle pas, malgré le fait que tu te prosternes devant lui tous les jours…”

Le visage du grand-père s’empourpre instantanément et le ton monte :

  • “Comment peux-tu dire et affirmer une chose pareille ? Malheureuse que tu es de dire que Bouddha n’est pas Dieu ! Tu es tombée sur la tête ?”
  • “Non je vais très bien Grand-papa. Mais Dieu est là-haut dans le ciel, personne ne peut le voir. Il est vivant ! Et Il peut te protéger.” 
  • Veux-tu te taire petite insolente ! Je t’interdis de dire que Bouddha n’est pas un Dieu qui protège, car jusqu’à maintenant c’est ce qu’il a fait ! Je regrette de t’avoir envoyé à l’école des étrangers, c’est là-bas que l’on t’a influencée de la sorte, n’est-ce pas ?!”
  • “Oui à l’école j’ai appris en lisant la Bible que notre Dieu créateur a envoyé son fils Jésus pour nous sauver parfaitement, et qu’il n’y a pas de salut possible en dehors de Lui… Il est le chemin, la vérité et la vie. Jésus est ressuscité ! Il est vivant, il vit dans mon coeur, tandis que Bouddha est mort et enterré…”
  • “Veux-tu te taire à présent ! C’est la dernière fois que tu prononces le nom de Jésus dans cette maison, tu m’as bien compris !”
  • “Oui Grand-père, je t’obéirai, mais sache une dernière fois que tu dois prier le Dieu vivant. La Bible nous dit que le seul moyen d’avoir des réponses à nos prières c’est de parler au grand Dieu qui est dans le ciel. Je t’en supplie, arrête de parler à Bouddha, ce n’est qu’une statue de bronze…”

A ces mots, le grand-père brandit sa canne en direction de Yanhé en la menaçant :

  • “Silence petite folle ! Ces étrangers sont des chiens ! Ils t’ont rempli l’esprit de balivernes et de contes de fée ! Personne ne peut ressusciter d’entre les morts ! Oublie ces idioties, et si tu ne veux pas que je te roue de coups de bâtons, ne me parle plus jamais de Bible, de Jésus et je ne sais quoi encore ! Tu m’as bien compris Yanhé, sinon je n’hésiterai pas à te chasser de ma maison !”

Voyant la colère de son Grand-père, Yanhé n’insiste pas et prend la résolution de ne plus parler de sa foi mais de redoubler d’ardeur dans la prière. Cette nuit, quand tout le monde dort, la petite fille est à genoux au pied de son lit et fait monter au ciel une prière pour son Grand-Père : “Ô Dieu, je t’en supplie, éclaire Grand-papa !” (à suivre…)

 

Bonne semaine

Debout Jeunesse

Source : Tiré d’une histoire vraie