Le Loup blanc Partie 3

Hébreux 10 verset 39 : “Quant à nous, nous ne sommes pas de ceux qui retournent en arrière pour aller se perdre, mais de ceux qui s’attachent à la foi et sauvent ainsi leur vie.”

Une parole qui nous encourage à aller de l’avant ! Retourner en arrière est synonyme de se perdre, mais s’attacher à la foi en Jésus est notre salut pour l’éternité. Que penserait-on d’un coureur qui fait demi-tour à quelques centaines de mètres de l’arrivée ? C’est complètement irréel et impensable dans le monde du sport… On ne peut pas imaginer ce coureur perdre le prix qui lui tend les bras, abandonner en chemin malgré tous les efforts et sacrifices qu’il a consentis, abandonner malgré les encouragements de son coach, de ses supporters, de sa famille qui le poussent à franchir la ligne… Imaginons un Martin Fourcade tourner les skis avant de franchir la ligne d’arrivée qui le couronnerait du titre de champion du monde, ou encore un Usain Bolt faire demi-tour à la moitié de la finale du 100 mètres, épreuve reine des Jeux Olympique !? Nous chrétiens, nous courons non pour une couronne corruptible, mais pour la couronne de justice (2 Timothée 4 verset 8), que Jésus a acquise une fois pour toute à la croix pour chacun de nous ! N’oublions jamais que le Seigneur et une immense nuée de témoins (Hébreux 12 verset 1) nous regardent et nous encouragent à courir pour gagner la course, passer la ligne d’arrivée et recevoir la couronne de vie (Jacques 1 verset 12). N’abandonnez donc pas votre assurance, à laquelle est attachée une grande rémunération. Car vous avez besoin de persévérance, afin qu’après avoir accompli la volonté de Dieu, vous obteniez ce qui vous est promis.” (Hébreux 10 verset 35 & 36).  Ne faisons pas machine arrière, car les conséquences sont très graves (Hébreux 10 verset 26 et 27). Ami(e)s restons dans la course ! C’est ce que notre petite Yanhé va faire en continuant à faire confiance au Seigneur quelles que soient les situations qui se présentent devant elle et son entourage…

Yanhé et son grand père sont ligotés ainsi que le personnel de la maison dans le grenier. Tout le monde est terrifié en se rappelant les terribles paroles du Loup blanc : Enfermez et attachez tous les gens de la maison dans le grenier, j’aviserai ce qu’on fera d’eux plus tard…” La petite fille recommande son sort et celui de chaque personne entre les mains de Dieu. Une paix profonde envahit alors son coeur, elle est assurée que personne ne sera tué ce soir et que toutes choses finissent par concourir au bien de ceux qui aiment Dieu. C’est en toute confiance qu’elle finit par s’endormir paisiblement au milieu des bruits et des clameurs qui retentissent juste au-dessous d’elle. En effet, à l’étage inférieur, les bandits font la fête ! Tout d’abord ils font la razzia de tous les objets de valeur. Leurs sacs sont pleins de bibelots en tous genres, de pièces et de petits lingots d’argent, de tapis finement brodés, de bijoux, d’objets de jade, de vaisselle… bref, tout y passe. Ce qui n’a pas de valeur est soit brisé ou renversé. La cuisine ressemble à un champ de bataille, tout est ouvert, dévoré, bu… les restes jonchent le sol parmi les flaques de vin et d’alcool de riz. Le garde-manger où sont entreposées les réserves est lui aussi visité et vidé. Les brigands prévoient une longue chevauchée, il leur faudra des vivres en conséquence ! Les bandits se moquent du vieil homme qu’ils ont saucissonné au grenier et parlent tout haut pour que chacun la-haut entendent :

  • “Le chef a dit d’emporter tout ce qui a de la valeur ! Et bien y’a du boulot, c’est plutôt pas mal ici !”
  • “Oui on va faire un excellent butin ! C’est qu’il a les moyen le vieux grippe-sous… Et dire qu’il ne voulait pas nous loger… Non mais les gens ne sont plus hospitaliers de nos jours !”
  • “Ah ah ah ! T’as bien raison ! Le vieux pingre n’aurait pas dû contrarier la bande du Loup blanc ! T’aurais du voir la tête de dix pieds de long qu’il a tirée quand je l’ai enfermé !”
  • “Et aussi la tête qu’il a fait quand le chef a décapité son chien de garde !”
  • “Ah ah ah ! Mais bon, il s’en tire plutôt bien. Le chef se veut clément, ils verront encore le jour demain quand nous seront partis !”

Les malfrats rient à gorges déployées, tout en remplissant leurs grands sacs, puis peu à peu le calme et le silence s’installent dans la maison jusqu’au petit matin où les brigands rassemblent leurs affaires et filent à brides abattues vers les montagnes. Dans le grenier, Yanhé s’est réveillée la première. N’entendant plus aucun bruit, elle se tortille dans tous les sens et parvient à dégager ses petites mains et se défaire de ses liens. Puis elle se dirige vers son grand-père pour le réveiller en le secouant délicatement :

  • “Grand-père ! Grand-père ! Ils sont partis…”

La petite fille se dépêche de détacher alors le vieillard qui gémit de douleur à cause de ses membres ankylosés. Puis elle libère les autres personnes. Tous sont encore sous le choc. Il leur faut quelques minutes pour reprendre leurs esprits et pour descendre le petit escalier menant à l’étage où les bandits se sont installés pour dormir. Tout doucement la petite procession arrive sur les lieux. Yuan-Lee n’en croit pas ses yeux ! Il s’effondre et tombe sur ses genoux, il se sent défaillir sous le coup de l’émotion. Son salon et sa maison ressemblent à un territoire bouleversé par un tsunami, tout est cassé et gît au sol. L’odeur est pestilentielle, les bandits se sont soulagés aux quatre coins de la pièce ignorant les commodités. Il n’y a plus rien ! Yanhé vient au secours de son grand-père qui se lamente :

  • “Oh ! quel malheur… Ils ont tout pris… Il ne reste rien… quel malheur ! Ces gredins ont tout mis à sac, ils méritent de mourir par mille supplices, malheur sur eux, quelle bande de chiens ! Que Bouddha les punisse de mille morts !”
  • “Grand-père, remercions le ciel ! Ils ont pris tes biens, mais il nous en reste un qui est le plus précieux : notre vie. Tu m’as dit que le Loup blanc est un meurtrier, mais il ne nous a pas tués. Il faut prévenir la police !”
  • “La police !? Mais que peut-elle ? Elle n’est jamais là quand on a besoin d’elle ! Elle va venir, fera le tour de la maison pour constater les dommages, consignera tout dans un rapport qui finira par moisir sur une étagère, tandis que ces bandits courent toujours et continuent à piller et tuer les honnêtes gens ! Crois-moi c’est vers Bouddha qu’il faut aller chercher le secours et la vengeance !”
  • “Tu crois vraiment cela grand-Père ?”

Yanhé est triste de voir son grand-père dans cet état. Elle prie Dieu dans son coeur : “Ô Seigneur Jésus, s’il te plaît, touche le coeur de mon grand-père. Qu’il puisse comprendre que Bouddha ne peut rien pour lui. Il n’est qu’une statuette de jade, sans souffle de vie… Ô s’il pouvait te connaître !” Elle poursuit alors :

  • “Que vas-tu faire maintenant si tu ne veux pas alerter la police ?”
  • “Oh mais ça ne va pas se passer comme ça ! Je vais invoquer Bouddha pour qu’il les maudisse tous autant qu’ils sont. Qu’ils soient frappés de tous les malheurs possibles et inimaginables ! Qu’ils soient recouverts de la lèpre, que leurs corps pourrissent sur leurs pieds ! AAAHHH… les gredins, les fourbes, les lâches ! Ils m’ont humilié, dépouillé et déshonoré devant toi et mes serviteurs ! Qu’ils soient maudits jusqu’à la millième génération !”

Yanhé n’a jamais vu son grand-père dans cet état de colère noire. Elle sait très bien que toutes les malédictions ne changeront rien et n’enlèveront pas la rancœur et la tristesse de son grand-père… Elle soupire en silence, et s’en va pour commencer à remettre la maison en état… Heureusement, le vieil homme n’est pas du genre à mettre tous ses œufs dans le même panier. Au fond d’un petit jardin à l’arrière de la maison, muni d’une pelle, il déterre un petit coffre où il avait caché quelques économies en cas de coup dur. Il faut plusieurs semaines à la maisonnée pour tout nettoyer et remettre en ordre. Un soir, grand-père Yuan-Lee et Yanhé se promènent tous les deux dans le jardin. Yanhé n’a jamais osé reparler de ce terrible soir, mais à ce moment  elle se sent poussée à le faire :

  • “Tu sais grand-père, je n’ai pas oublié la visite des bandits il y a trois mois… Crois-tu que la police les a enfin arrêtés ?”
  • “Non hélas ! Et puis je ne sais pas si on les arrêtera un jour. La Chine est vaste, et la police a beaucoup d’autres choses à faire. Une chose est sûre, ils sont toujours actifs et commettent toujours autant de vols et de meurtres !”
  • “Est-ce que tu crois qu’ils peuvent revenir à la maison pour tout piller et nous faire du mal ?”
  • “Par Bouddha ! J’espère que non ! Mon coeur ne pourrait pas le supporter… j’en mourrais certainement ! Et je n’ai plus aucune réserve…”

Sur ce, nos deux amis rentrent paisiblement à la maison. Les semaines passent, et un matin au village, les gens sont dans une grand agitation. Sur la grande place de marché, un jeune homme est monté sur un tonneau et ameute la populace : “Venez tous ! Venez tous ! Vous avez entendu la nouvelle ? On dit que le Loup blanc est dans les parages !” (à suivre…)

Bonne semaine

Debout Jeunesse

Si tu veux lire la Partie 1 clique ICI

Si tu veux lire la Partie 2 clique ICI