Le Loup blanc Partie 4

Psaumes 32 versets 7 & 8 : Tu es un asile pour moi, tu me garantis de la détresse. Tu m’entoures de chants de délivrance – Pause -. Je t’instruirai et te montrerai la voie que tu dois suivre. Je te conseillerai, j’aurai le regard sur toi.”

Quel réconfort de savoir que Dieu est un Père et qu’il agit comme tel (Matthieu 6 verset 9). En effet, Il nous soutient dans les épreuves de la vie et nous garde de sombrer dans le désespoir et la dépression (Esaïe 41 verset 10). Il nous entoure de son amour et nous délivre du mal (Psaume 16 verset 7). Il nous instruit, nous conseille, pour que nos pas ne se détournent de Lui (Psaume 119 verset 105). Et enfin Dieu ne nous oublie pas, il a constamment son regard sur nous, car ses enfants sont comme les prunelles de ses yeux (Zacharie 2 verset 8). C’est cette assurance que Yanhé vit jour après jour. Malgré ce qui lui arrive, elle sait que Son Père Céleste veille sur elle et conduit toutes choses en dépit des apparences et des oppositions.

La nouvelle ne tarde pas à arriver aux oreilles de Yanhé ! Venue acheter quelques légumes au marché , elle rencontre une de ses petites amies d’école :

  • “Bonjour Yanhé ! As-tu appris la terrible nouvelle ?”
  • “Non je ne sais rien ! Tu sais bien que grand-père Yuan-Lee ne me laisse plus beaucoup sortir seule de la maison. L’attaque que nous avons subie les mois derniers a laissé des traces. Un rien le trouble, lui fait peur… Tous les jours il passe des heures prostré devant sa statue de Bouddha pour implorer sa protection.”
  • “Ne lui as-tu pas dit que seul Jésus peut l’aider et le protéger ?”
  • “Oui je lui ai dit au moins deux fois… Mais il s’est mis en colère la première fois, et m’a complètement ignorée la deuxième. Depuis je prie en secret pour que Jésus éclaire son coeur endurci et sombre. Je l’aime de tout mon coeur tu sais ! J’aimerais tellement qu’il découvre la joie d’avoir Jésus pour Sauveur et Seigneur. Ça changerait tout ! Mais au fait, dis-moi, c’est quoi cette terrible nouvelle ?”
  • “Eh bien, hier soir des bûcherons qui rentraient chez eux après le travail ont aperçu un groupe de cavaliers… L’un d’eux semblait être le…” La petite fille s’arrête. Elle n’ose plus regarder Yanhé dans les yeux. Elle n’arrive pas à finir sa phrase et devient blanche comme un linge… Yanhé s’empresse alors de finir sa phrase :
  • “C’est le Loup blanc n’est-ce-pas ?! C’est du Loup blanc qu’il s’agit ?”
  • “Oui Yanhé, c’est le Loup blanc qui est de retour. Il ne devrait pas tarder à revenir au village…”
  • “Quel malheur ! S’il revient à la maison, grand-père en mourra ! Excuse-moi mais je dois vite l’avertir. Prie pour nous comme je prierai pour toi et les tiens ! Peut-être cette situation conduira mon grand-père à Jésus ?”

Yanhé court aussi vite que possible. Elle monte dans sa petite chambre et se jette au pied de son lit pour faire monter au ciel une fervente prière de supplication : “Seigneur, s’il-te-plait, empêche les brigands du Loup blanc de revenir à la maison. Touche le coeur de grand-père pour qu’il comprenne que c’est toi le seul vrai Dieu vivant ! Amen.” Sur ce elle part à la recherche de son aïeul.  Après quelques minutes elle le retrouve dans le jardin l’air soucieux. S’approchant tout doucement elle lui pose sa main sur l’épaule. Le vieil homme sursaute, mais en voyant le visage radieux de l’enfant il lui sourit et s’apaise quelque peu. Mais cet apaisement est de courte durée :

  • “Grand-père, le Loup blanc est de retour, tout le village ne parle que de ça. On l’a vu dans les parages hier soir !” A ces mots le vieil homme blêmit, et se met à trembler sur ses jambes…
  • “Quelle horrible nouvelle ! C’est une catastrophe ! C’est sûr, il va revenir chez nous… Et comme il n’y a plus grand chose à piller, il se mettra dans une colère terrible et nous maltraitera ou pire nous tuera tous ! Que faire ? Prier Bouddha ? Mais je ne suis pas sûr qu’il nous protégera. Il ne semble pas qu’il se soucie de mes prières et de mes offrandes quand il s’agit de nous sauver du Loup blanc !”
  • “Oh Grand-père, que vas tu faire alors ?”
  • “Je ne sais pas, je suis complètement perdu, et j’ai tellement peur pour toi, je ne voudrais pas qu’il t’arrive malheur…” A ces mots, il se cache le visage. L’émotion est si grande qu’il ne peut contenir ses larmes. Yanhé est elle aussi toute émue, mais dans son coeur sa foi est intacte, elle sait au plus profond d’elle que Dieu est à l’oeuvre, et qu’Il peut agir comme Il veut, que tout est entre Ses mains.
  • Viens Grand-père, allons voir sur les remparts, peut-être qu’ils ne viendront pas après tout…”

Nos deux amis se rendent sur les remparts d’où l’on peut observer de très loin les moindres mouvements de troupes à l’horizon. Une fois en haut :

  • “Yanhé ! Vois-tu quelque chose au loin ? Ma vue n’est plus aussi bonne, mes yeux sont affaiblis.”
  • “Non il n’y a rien, tout juste un petit nuage de poussière…”
  • “Un nuage de poussière, dis-tu ?! Mais ce sont eux ! Ils arrivent ! Vite rentrons à la maison, il faut barricader la porte, fermer tous les volets, armer tout le monde et se préparer à défendre chèrement nos vies !”
  • “Mais Grand-père si tu barricades la porte, ils vont se mettre en fureur ! Et ils feront comme ils font toujours ! Ils mettront le feu à la maison, nous brûlerons vifs, ou si nous sortons ils nous égorgeront comme des poulets !”
  • “Tu as raison, mais que faire ? Allons-nous laisser faire ces monstres sans combattre ? Je ne me laisserai plus jamais humilier !” Voyant que son grand-père est résolu à combattre les bandits par ses propres moyens, elle lui demande prestement :
  • “Grand-père, rentrons vite s’il-te-plait !”

Ils pressent alors le pas. Une fois arrivés, c’est le branle-bas de combat ! Tout le monde se dépêche de barricader la porte d’entrée et de fermer toutes les fenêtres. C’est la panique totale… Yanhé observe tout ce remue-ménage, tout en participant à la “défense” de la maison. Elle prie de tout son coeur et demande au Seigneur Jésus de les protéger du mal, et de manifester sa gloire dans cette épreuve. Puis avec son grand-père, ils se postent à un endroit d’où ils peuvent observer le petit pont permettant d’accéder au jardin et à la maison.

  • “Yanhé ! Nous sommes faits comme des rats ! Regarde ! Les voilà ! Oh non… misère de misère ! Le Loup blanc désigne notre maison ! Mais que fait Bouddha ? Il dort ou quoi ?”

La petite fille se met alors à prier à haute voix :

  • “Ô Seigneur Jésus ! Protège-nous, je t’en supplie !”

A ce moment, le Loup blanc avance sur le petit pont en hurlant : “Eh oh vieil homme, nous revoilà ! Tu nous manquais tellement que nous avons décidé de revenir te voir ! Tu as été si hospitalier la dernière fois ! Ouvre donc ta porte avant que je ne la défonce !Yuan-Lee est terrifié, il ne peut plus bouger… Il tente de rassurer Yanhé mais surtout de se rassurer lui-même :

  • “Ne t’en fais pas ! On ne craint rien ! La porte est fermée, bien barricadée avec des planches neuves et solides… Ils ne pourront pas entrer !”
  • “Tu sais bien que ce n’est pas suffisant grand-père…”
  • “Tu as raison… Oh la la, malheur de malheur… Mais si je leur ouvre et qu’ils détruisent encore tout, s’ils te maltraitent, je ne le supporterai pas, je vais en mourir !”
  • “Grand-père, écoute-moi, je t’en prie. Je crois que le Dieu de Jésus-Christ peut nous protéger et nous tirer d’affaire ! Fais-Lui confiance et tu verras Sa main agir !”
  • “Yanhé, arrête avec tes histoires ! Va donc prier ton Dieu, moi je n’y crois pas ! Si Bouddha n’a rien pu faire pour nous garder de ces brigands, personne ne pourra nous venir en aide ! Nous sommes perdus, c’est tout ! Il ne nous reste qu’a nous défendre et à mourir dans l’honneur, les armes à la main !”

A ces mots Yanhé court dans sa chambre, sous le regard de son grand-père médusé ! Étonné il poursuit sa petite fille jusqu’à la porte de sa chambre. S’attendant à la voir cachée sous son lit tremblante de peur, il est surpris de voir sa petite fille à genoux, les mains jointes vers le ciel en train de faire monter au ciel sa demande à son Père Céleste : “Ô Père, je t’en prie secours-nous par ta main puissante ! Délivre nous du mal. Montre ta gloire et ta puissance à mon grand-père que j’aime énormément. Qu’il sache et reconnaisse aujourd’hui qu’il y a un seul vrai Dieu vivant, qui nous aime en Jésus-Christ, celui qui a donné sa vie pour chacun de nous et qui est ressuscité des morts. Merci par ce que je sais que tu as entendu mon cri et que tu vas agir. Amen !” Yuan-Lee est littéralement scotché, stupéfait ! Il ne sait plus que penser. D’un côté il aurait envie de secouer sa petite fille pour lui interdire de prier un autre dieu que Bouddha, mais d’un autre côté il ne peut que constater que ce même Bouddha n’a rien fait pour les protéger. Mais la réalité du moment vient le sortir de sa stupéfaction. Au dehors, le Loup blanc, toujours monté sur son cheval, attend devant le petit pont de bois. Il s’impatiente et crie de plus belle :

  •   “Alors vieux fou ! Ne vas-tu pas te décider à montrer ton nez et venir te prosterner devant moi ?”

Le grand père, tout chancelant, ouvre alors une fenêtre donnant sur le jardin. Il est pétrifié et ne peut dire un seul mot à la vue de ce truand et de sa bande de larrons prêts à fondre sur eux. Voyant que le vieil homme ne bouge pas d’un poil, le Loup blanc entre alors dans une colère noire et vocifère : “Tu ne veux pas venir à moi et m’ouvrir ta maison ! Vieil imbécile, tu viens de signer ton arrêt de mort et celui de toute ta maisonnée. Que Bouddha me traite dans toute sa rigueur si tout n’est pas entièrement détruit et brûlé dans les instants qui vont suivre ! Hardi les gars allons tailler en pièces ces idiots et pas de quartier ! Que leur têtes finissent au bout de nos lances ! (à suivre…)

Bonne semaine

Debout Jeunesse

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