Le Loup blanc Partie 5

Matthieu 10 verset 29 à 31 : “Ne vend-on pas deux passereaux pour un sou ? Cependant, il n’en tombe pas un à terre sans la volonté de votre Père. Et même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Ne craignez donc point : vous valez plus que beaucoup de passereaux.

Quelle parole rassurante ! Rien ne se fait sans la volonté de notre Père Céleste. Dans bien des situations nous pouvons nous faire un sang d’encre, remettant toujours tout en question, ou n’étant jamais sûre de rien… Et pourtant Dieu nous donne cette parole merveilleuse : “Ne craignez donc point…” Oui nous avons une grande valeur au yeux de Dieu. Il veille et prend soin de ses enfants, étant constamment devant son saint regard : “Je serai pour vous un père, et vous serez pour moi des fils et des filles, Dit le Seigneur tout puissant.” (2 Corinthiens 6 : 18). C’est pourquoi quand nous nous sentons complètement dépassés par les événements, ou que nous nous sentons minable, nul, ne servant à rien… souvenons-nous d’une chose : Dieu est notre Père, Il nous aime, Dieu t’aime d’un amour infini et divin. Chacun de ses enfant est comme la prunelle de ses yeux (Zacharie 2 verset 8), son chef d’oeuvre (Éphésiens 2 verset 10), sa plus belle création (Genèse 1 verset 31). Oui ! Tu es d’une grande valeur aux yeux de Dieu, car Il t’a racheté au prix de Son fils bien aimé. C’est ce que Grand-père Yuan Lee va réaliser quand tout semblait perdu pour lui et toute sa famille…

Le Loup blanc est en rage devant la totale apathie du pauvre Yuan Lee. Se retournant vers ses hommes, il leur ordonne : “Hardi les gars ! Traversons ce maudit pont, et allons égorger chaque occupant de cette maison !” Puis s’adressant à nouveau au vieil homme : “Tu entends vieux renard ?! Nous allons faire un tas avec vos têtes devant la porte de ta tanière ! En avant, finissons-en !” C’est alors que le Loup blanc donne des grands coups talons sur les flancs de son cheval pour le faire avancer. Celui-ci se cabre et de s’interdit de s’aventurer plus en avant. Le bandit ne comprend pas ce qu’il se passe. Il hurle, insiste, frappe avec sa cravache le pauvre animal, qui continue de refuser obstinément d’avancer d’un pas. L’animal se met à ruer, risquant de désarçonner son cavalier, puis frappe des sabots sur le bois du petit pont. Le cheval semble complètement affolé, il écume, tremble de peur ! Le Loup blanc s’enflamme de colère. Il descend promptement de sa monture et se mets à vociférer : “Mais que fais-tu damnée bourrique !? C’est bien la première fois que tu me fais un coup pareil. Toi qui n’a jamais eu peur du danger ! Allez avance !” Le truand saisit alors les rênes de son animal et s’arque boute de toutes ses forces pour l’obliger à avancer devant les regards médusés de ses hommes. “Vas-tu enfin m’obéir sale carne ! Soumets-toi ! Avance ou je te tue de mes propres mains !” Devant ce spectacle, les hommes du Loup blanc se regardent les uns les autres. Dans leurs regards on peut y deviner à la fois de la stupéfaction mais aussi une crainte allant crescendo. Ce qu’il se passe devant leur yeux n’est pas normal. Ils connaissent bien la monture de leur chef, c’est un cheval fougueux, intrépide et obéissant. Chacun de pose la question : “Mais pourquoi ne veut-il pas traverser ce simple pont de bois, lui qui a sauté mainte fois dans les flammes, franchit des obstacles, gravit des montagnes… Non ! Ce n’est vraiment pas normal !”

Le premier lieutenant du Loup blanc se risque alors à interpeller son chef :

  • “Chef ! Ne tue pas ton fidèle compagnon ! Ça se voit qu’il n’est pas dans son état habituel ! Écoute-moi, cette demeure doit être plein de mauvais esprits. N’insiste pas ! Ton cheval doit les voir juste devant lui ! C’est pour cela qu’il refuse d’avancer. A ta place je nous donnerai l’ordre de partir loin de cette maison maudite !”

A ces mots le Loup blanc cesse de tirer sur les rênes de son animal. Il réfléchit…

  • “Oui tu as raison. Il ne m’a jamais fait une chose pareille, lui qui est si courageux devant le danger voilà qu’il se met à trembler comme une feuille !”
  • “Oui chef ! Je crois même que nous devrions vite quitter cette ville au plus vite. Cela ne présage rien de bon si les esprits nous sont contraires !”
  • “Sache que je n’ai peur de personne ! Aucun homme ne m’a résisté jusqu’à aujourd’hui, mais je crains les esprits et je ne peux pas lutter contre ces puissances ! Allons-nous en rapidement ! Mais est-ce que mon cheval acceptera de faire demi-tour et d’avancer dans l’autre direction ?”

A ces mots, il remonte en selle, l’animal se raidit quelque peu, mais le Loup blanc guide les rênes pour lui indiquer de faire demi-tour. Et c’est sans résister que l’animal se retourne… Cela fait forte impression sur les bandits. Le Loup blanc jette encore un œil noir par dessus son épaule en direction de Yuan Lee qui a assisté à la scène sans dire un mot. Puis il lâche à son lieutenant : “Tu as eu raison, se sont les esprits qui nous résistent, la bête n’a pas hésité à faire demi-tour, il est redevenu tout à fait normal… Retournons dans les montagnes !” La troupe quitte les lieux la tête basse, puis s’enfuit à triple galops à travers la campagne.

Yuan-Lee n’en croit pas ses yeux ! Il se met à crier : “C’est extraordinaire ! Ils sont partis sans nous faire le moindre mal ! Nous sommes sauvés !” Au même moment Yanhé arrive et saute dans les bras de son grand-père :

  • “Grand-père ! Les bandits sont partis ?”
  • “Oui ma chère petite Yanhé ! Ils ont détalé et j’ai assisté à toute la scène…”
  • “Que veux-tu dire ? De quelle scène parles-tu ? Vite Grand-père raconte moi tout !”
  • “Eh bien, j’étais à la fenêtre totalement pétrifié par la peur. Le Loup blanc menaçait de tous nous tuer. Il était sur le pont, là,  juste devant nous sur son cheval. J’ai très bien vu ce qu’il c’est passé ensuite…

Le vieil homme est troublé et semble vouloir faire une pause, mais Yanhé ne l’entend pas de cette oreille.

  • “Ne t’arrête pas Grand-père ! Vas-y raconte moi…”
  • “Le Loup blanc était donc là… Il a ordonné à son cheval de fondre sur nous, mais la bête n’a pas avancé d’un poil ! Quelque chose lui faisait peur, l’arrêtait net. Il a été incapable de faire un pas en notre direction… C’est incroyable ! Qui peut faire une chose pareille ?”
  • “Mais c’est Dieu Grand-père ! Il n’y a que Lui qui est capable de faire un tel miracle pour nous sauver.”

Alors, nos deux amis, descendent calmement les escaliers menant au petit pont de bois. Yuan Lee poursuivant  son récit.

  • “Tu aurais vu comment il a battu son cheval, à coup de talon, de cravache, comment il l’a tiré de toutes ses forces par les rênes…  Mais il a eu beau le pousser, le frapper encore et encore, cette pauvre bête n’a pas fait un pas de plus ! Comment cela est-il possible ?”
  • “Oh Grand-père… Tu doutes encore ? Je te l’avais bien dit pourtant. C’est le Dieu Tout-Puissant qui a répondu à mes prières. Il est vivant, C’est un Père qui prend soins de ses enfants tu sais…”
  • “Cela me donne a réfléchir… Je reconnais que ce qui s’est passé est étrange, anormal… Je n’ai aucune explication à fournir… à moins que…”

Yanhé esquisse un sourire en direction du vieil home. Et avec un air malicieux lui dit :

  • “A moins que quoi Grand-père ?”
  • “Écoute Yanhé, laisse-moi me retirer. J’ai besoin de penser à toutes ces choses au calme.”

Sur ce, il se rend dans sa chambre. Debout devant sa fenêtre, il observe le petit pont de bois. Puis il se retourne vers son autel où la statue de Bouddha trône au milieu des offrandes qu’il n’a pas touchées… Yuan-Lee pense alors tout haut : Oui, je dois bien reconnaître que Bouddha ne m’a été d’aucun secours… Je ne peux pas oublier non plus la prière de Yanhé juste avant que Le Loup blanc ne fasse irruption dans la propriété. Je ne peux pas aussi nier ce qu’il s’est passé sur le pont. Oui c’est vrai ! Le Dieu de ma petite fille est le Dieu vivant ! C’est Lui qui nous a sauvé miraculeusement et a repoussé le danger. Oui nous sommes précieux à ses Yeux ! Je dois immédiatement le dire à Yanhé ! Je veux moi aussi que son Dieu soit mon Dieu !”  Le vieillard redescend les escalier comme un jeune homme, et voyant Yanhé, il l’a prend dans ses bras :

  • “Yanhé, ma chère petite fille que j’aime. Moi aussi je crois au Dieu que tu as prié, et je sais que Son Fils Jésus-Christ est mon sauveur. Parle-moi plus en détail de Lui, je veux le connaître encore plus, et le servir jusqu’à la fin de mes jours !”
  • “Oh Grand-père, mon coeur déborde de joie ! C’est le plus bel exaucement ! Gloire à Dieu ! Il est TOUT et Bouddha n’est RIEN !”

Bonne semaine

Debout Jeunesse

Source : d’après une histoire vraie

Si tu veux lire la partie 1 clique ICI

Si tu veux lire la Partie 2 clique ICI

Si tu veux lire la Partie 3 clique ICI

Si tu veux lire la Partie 4 clique ICI