Le missionnaire en vélo

Jacques 2 verset 17 à 20 : Il en est ainsi de la foi : si elle n’a pas les œuvres, elle est morte en elle-même. Mais quelqu’un dira : Toi, tu as la foi, et moi, j’ai les œuvres. Montre-moi ta foi sans les œuvres, et moi, je te montrerai la foi par mes œuvres. Tu crois qu’il y a un seul Dieu, tu fais bien, les démons le croient aussi, et ils tremblent. Veux-tu savoir, ô homme vain, que la foi sans les œuvres est inutile ?” 

Paul nous met en garde de ne pas être des chrétiens purement théoriques. Ces derniers ressemblent à des docteurs de la loi, qui savent tout ce qu’il faut faire pour plaire à Dieu, mais qui en définitive ne font rien ou son contraire (Matthieu 23 verset 3). Ils ont la foi, mais elle est morte ! Il ne suffit donc pas de parler et de faire la leçon aux autres, il faut aussi mettre la main à la pâte. Quand un chrétien possède un amour brûlant pour le Seigneur, alors il ne reste pas les bras croisés. Notre foi se doit d’être vivante, puisque Jésus est ressuscité et demeure en nous. Par conséquent, si Jésus vit réellement en nous, alors les fruits de Son Esprit (Galates 5 verset 22) seront abondants et de bonnes œuvres en découleront tout naturellement. La foi en Jésus est vivante, belle et contagieuse ! Crois-tu que Dieu a besoin de toi pour accomplir Son oeuvre ? OUI ! Il a besoin de toi ! Sinon pourquoi aurait-Il besoin d’ouvriers dans Sa moisson ? : Jésus parcourait toutes les villes et les villages, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité. Voyant la foule, il fut ému de compassion pour elle, parce qu’elle était languissante et abattue, comme des brebis qui n’ont point de berger. Alors il dit à ses disciples : La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson.” (Matthieu 9 verset 35 à 38) L’histoire suivante nous raconte à ce sujet, ce qu’un missionnaire à vécu sur une terre de mission en passant de la parole aux actes…

Cette histoire vraie se passe dans un pays d’Afrique de l’ouest appelé autrefois Haute-Volta, et qui répond aujourd’hui au nom de Burkina-Faso dans les années 1950. Un missionnaire Français, installé là-bas, allait tous les jours prêcher l’évangile dans les villages entourant la capitale du pays : Ouagadougou, alors de la taille d’un gros bourg. De tout son cœur il prêchait l’évangile de village en village, accompagné d’un traducteur quand cela s’avérait indispensable pour être compris de la population locale. Un jour, il décida de se rendre dans un village qu’il n’avait jamais visité. A vélo, sur les chemins de brousse, accompagné de son traducteur, il pédala pendant de longs moments sous la chaleur accablante de cette partie de l’Afrique subsaharienne, jusqu’à ce qu’il atteigne enfin le lieu qu’il s’était donné pour objectif. Quelle ne fut pas la stupéfaction des villageois de voir cet étranger blanc arriver chez eux, sans y avoir été invité ! Personne ne le connaissait, ni ne l’avait jamais vu auparavant. Que pouvait-il bien leur vouloir ? Le missionnaire commença alors à leur parler d’un Dieu-Esprit, rempli d’amour, qui voulait sauver chacun d’eux, peu importe leur passé. Il leur annonça que ce Dieu avait lui-même pourvu au sacrifice nécessaire pour le pardon de leurs fautes, en offrant son fils unique sur une croix… A la fin de son discours, il appela au salut le petit groupe d’hommes, de femmes et d’enfants qui s’étaient réunis devant lui pour l’écouter, mais quelle ne fut pas sa déception, quand à la fin de son appel dans lequel il avait mis tout son cœur, il ne vit absolument personne répondre à l’amour du Sauveur… pas même une seule âme intéressée !

En rien découragé, le missionnaire rentra chez lui ce jour-là, bien décidé à revenir dès le lendemain, pour annoncer à nouveau l’évangile à ce groupe. Ainsi, il retourna le jour suivant, prêcha à nouveau l’amour du Sauveur… et obtint le même résultat que le jour précédent : rien ! Le missionnaire revint ainsi pendant plus d’une semaine, décidé et persévérant mais à chaque fois rentrant bredouille d’âmes nouvelles pour Christ. Après tant d’échecs, pris de doutes quant à la suite à donner à son travail, alors qu’il quittait le village une fois de plus sur le même résultat, il aperçut sur le bord du chemin une femme âgée, seule, assise à même le sol. Réalisant qu’il ne l’avait jamais rencontrée auparavant, il s’approcha d’elle et vit qu’elle était couverte d’ulcères de la tête aux pieds. Elle vivait dans de grandes souffrances, sans aucun remède ni soulagement pour ses plaies. Ému de compassion pour elle, le missionnaire se promit de revenir dès le lendemain avec de quoi lui faire des pansements et traiter ses ulcères. Ainsi, le jour suivant, de retour au village, il continua d’annoncer l’évangile, avec le même entrain et en retour la même absence d’intérêt. Par contre, il passa de longues minutes à soigner les ulcères de la vieille femme et à prier pour sa guérison. Jour après jour, il revint fidèlement à son chevet, changeant ses pansements et priant pour elle avec foi et fidélité. Puis un jour, un événement inattendu se produisit. Alors qu’il se trouvait à l’entrée du village, un homme l’attendait debout, et s’approcha de lui en lui adressant la parole : “Suis-moi, le chef veut te parler”.

Intrigué par un tel accueil et curieux de savoir ce que cela signifiait, le missionnaire, une fois descendu de son vélo, rejoignit l’homme à l’endroit indiqué et à son grand étonnement, réalisa que toute la population du village était réunie autour du chef pour le rencontrer ! D’un rapide coup d’œil il reconnut dans la foule la vieille femme qu’il soignait et dont les plaies avaient peu à peu guéri à force de soins et de prières. C’est alors que le chef se leva et lui tint à peu près ce discours : “Etranger, tu es venu dans notre village il y a plusieurs semaines de cela, pour nous parler de choses étranges. De l’existence d’un Dieu qui a le pouvoir de pardonner tous nos péchés parce qu’Il nous aime. Nous n’avons rien compris à tes paroles et à l’amour de ton Dieu. Alors nous ne nous sommes plus intéressés à toi. Mais nous t’avons ensuite vu prendre soin de cette vieille femme malade et nous t’avons regardé. Tu es revenu tous les jours pour la soigner et prier ton Dieu pour elle, alors il s’est passé quelque chose : nous avons VU l’amour de ton Dieu. Nous avons alors compris ce que tu voulais nous dire au début. Nous nous sommes donc réunis pour en parler tous ensemble, et avons décidé d’un commun accord, que nous voulions tous recevoir l’amour de ton Dieu pour nous, car maintenant que nous l’avons vu, nous comprenons ce que cela signifie !”

Quelle joie dans le cœur du missionnaire, quel témoignage à la gloire de Dieu ! Ce mouvement ne s’arrêta pas là, mais au-delà de ce village, ce furent des villes entières puis toute la nation qui furent touchées par la puissance d’un réveil venant de l’amour de Dieu pour eux, car tous VIRENT cet amour au travers des œuvres de ceux qui portaient son nom… Quand le Seigneur Jésus était sur Terre, s’est-Il contenté de parler ? Ou n’a t-il pas joint la Parole aux actes ? Mes frères, que sert-il à quelqu’un de dire qu’il a la foi, s’il n’a pas les œuvres ? La foi peut-elle le sauver ? Si un frère ou une sœur sont nus et manquent de la nourriture de chaque jour, et que l’un d’entre vous leur dise : Allez en paix, chauffez-vous et vous rassasiez ! et que vous ne leur donniez pas ce qui est nécessaire au corps, à quoi cela sert-il ? Il en est ainsi de la foi : si elle n’a pas les œuvres, elle est morte en elle-même.” (Jacques 2 verset 14 à 17) Puisse notre foi être vivante !

Bonne semaine

Debout Jeunesse