L’héritage du vieil homme

 2 Timothée 3 versets 1 et 2 : «Saches que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. Car les hommes seront  […] ingrats »

Un vieil homme se dit un jour : «Je ne vais pas faire de testament pour que mes enfants profitent de mes biens une fois que je serai mort. Je vais leur donner mon argent de mon vivant pour voir de mes yeux comment ils s’en réjouissent. En effet, à quoi cela me sert d’avoir cet argent si je ne vois pas le bonheur qu’il va procurer à mes enfants et petits enfants ? Une fois mort je ne verrai pas les belles maisons qu’ils vont se construire, ni les affaires qu’ils vont faire, ou les beaux habits qu’ils vont s’acheter… Qu’est-ce qui apporte le plus de plaisir à un grand-père ? N’est-ce pas de voir sa descendance heureuse ?» Le vieil homme partage alors sa fortune en trois et en fait cadeau à ses trois fils. Ces derniers en sont très heureux et bénissent leur père pour l’argent qu’il leur légue.

Puis les semaines et les mois passent et le vieil homme se rend compte qu’il est seul. Veuf depuis quelques années, ses trois fils le délaissent peu à peu, trop pris par leur vie professionnelle et familiale. Il devient fort malheureux de voir que ses enfants ne s’occupent plus de lui et ne viennent plus le voir. Il décide d’aller voir un homme de Dieu et lui dit en pleurant : «J’ai fait une grave erreur ! J’ai donné tout mon argent à mes enfants et ils m’ont oublié. Tous les week-ends je suis seul entre les quatre murs de ma maison, plus personne ne vient me voir !»

Il lui répond : «Bien que tu as fait une erreur, Dieu peut faire quelque chose pour toi. Tu as bien fait de venir me voir. Ecoute et fais ce que je te dis de faire. Ce soir, appelle ton fils aîné et dis lui : J’ai besoin que tu viennes demain matin à neuf heures chez moi avec un camion. Il va te demander pourquoi il te faut un camion. Tu lui diras que tu veux aller chez le serrurier acheter un coffre fort ! Il va te demander la raison d’un tel achat. Tu lui expliqueras que tu possèdes toutes sortes de pierres précieuses que tu as gardé depuis des années et que tu veux les mettre en sécurité dans un coffre bien encastré dans un mur de ta maison. Tu vas voir, quand ton fils va apprendre cela, que c’est toute ta famille qui va débarquer comme une fusée chez toi pour te livrer le coffre fort et le mettre en place. Puis une fois qu’ils l’auront fait, tu leur diras que, quand tu auras quitté ce monde, ils viennent me voir pour ouvrir le coffre et ton testament.»

Le vieil homme fit exactement ce que l’homme de Dieu lui dit de faire. Il appela son fils aîné qui lui dit d’un ton plein de compassion : «Oh papa chéri, pourquoi ne m’as-tu rien dit ? Tu as pris tellement de risques en gardant cette fortune chez toi. Un homme âgé comme toi ! Alors qu’il y a tant de voleurs, et de profiteurs dans ce monde, vraiment tu n’as pas peur ! En plus, j’ai entendu que dans ton quartier il y a eu des cambriolages. Je comprends pourquoi tu veux un coffre-fort. Franchement avant qu’on nous vole tes pierres précieuses, ne voudrais-tu pas les partager maintenant comme tu as fait pour l’argent ?»

Le vieil homme lui dit : «Non, non, ça je vous le laisse pour après mon décès, je ne vais pas tout donner de mon vivant quand même !» Le fils lui répond : «D’accord papa, avec mes frères on va t’amener et t’installer un coffre.» Aussitôt dit, aussitôt fait. Le lendemain, après une dure journée de travail, le coffre est scellé dans le mur de la maison. Pendant sept ans le vieil homme vit le paradis sur terre tant ses fils et ses belles-filles prennent soin de lui. Tous les week-ends ils se disputent le droit de le passer avec leur père. Ils se disent : «Où papa va-t-il passer le prochain week-end ?» Alors le premier dit : «Chez moi !», le second lui répond : «Pas question ! Vous l’avez eu plus que nous…» et le troisième s’écrie : «Quoi, hors de question, déjà la semaine dernière il était chez vous !» Cela fini toujours en disputes et en cris. Pendant ces sept années, les petits-enfants viennent lui rendre visite, lui font des dessins, lui aportent des gâteaux et passent du temps en sa compagnie. Souvent ses belles-filles lui déclarent : «Que Dieu te bénisse papy, tu es le meilleur papy du monde…» et toutes sortes de compliments. Le vieil homme est traité comme un roi !

Puis vient le jour où il quitte ce monde. Les trois fils accourent chez l’homme de Dieu pour l’ouverture du coffre et du testament comme il est convenu. Ce dernier donne à ce moment-là un cours biblique, mais ils insistent auprès de lui pour qu’il s’interrompe à cause de leurs grands stress et de la grande excitation qu’ils éprouvent. L’homme de Dieu arrête son cours et leur dit : «D’accord, j’ai les clés du coffre, on se rejoint dans une heure chez votre père.» Une fois tous arrivés, le coffre est ouvert devant les trois fils. Leurs visages se décomposent car il voient à l’intérieur du coffre… un tas de sable ! Ils se précipitent et fouillent en se disant que les pierres précieuses sont surement cachées dans le sable. Finalement ils trouvent une enveloppe, qu’ils ouvrent frénétiquement. Ils y découvrent le texte suivant : «Voilà ce qui arrive aux enfants ingrats qui ont jeté leur père à la poubelle dans sa vieillesse ! Prenez autant de sable que vous voulez ! Car on donne aux impies selon le fruit de leurs œuvres…» Osée 8 verset 7 : « Ils ont semé le vent, ils moissonneront la tempête : Blé sans épi ne produira pas de farine. Et même s’il en produisait, ce sont des étrangers qui la dévoreraient

Certes le procédé est peu orthodoxe, mais cette histoire véridique nous montre que l’ingratitude est un mal terrible. Il peut fendre le cœur de bien des parents et grands-parents, collègues de travail, amis, voisins… Le dictionnaire Larousse définit l’ingratitude comme : «Un manquement grave au devoir de reconnaissance.» Sommes-nous reconnaissants pour les parents que Dieu nous a donné ? N’attendons pas qu’ils ne soient plus là pour leur exprimer tout notre amour et reconnaissance. N’oublions pas de dire merci à ceux qui nous ont fait du bien. Sur les dix lépreux guéris, il n’y en a qu’un qui est retourné vers le Seigneur Jésus (relisons Luc 17 versets 11 à 19), et c’est le seul a qui le Seigneur a pu dire : «Lève-toi, vas-y, ta foi t’a sauvé.» c’est ce qui a fait toute la différence avec les neuf autres… Ne nous privons pas d’une telle grâce et soyons toujours reconnaissants envers Dieu pour la vie qu’Il nous donne.

Bonne semaine

Debout Jeunesse