Lumière des étoiles

Hébreux 4 verset 12 : “Vivante, en effet, est la parole de Dieu, énergique et plus tranchante qu’aucun glaive à double tranchant. Elle pénètre jusqu’à diviser âme et esprit, articulations et moelles. Elle passe au crible les mouvements et les pensées du cœur.”

La parole de Dieu est vivante, et quand elle est annoncée elle porte du fruit selon son temps. Bien des fois on peut être découragé en pensant que nous ne voyons pas les fruits de notre témoignage chrétien. Nous parlons du Seigneur autour de nous, mais rien ne semble se passer dans le cœur des personnes à qui nous parlons. Pourtant cela ne veut pas dire que Dieu n’agit pas. Bien au contraire, car la Parole de Dieu est comme une épée, elle passe au crible les pensées des cœurs. Elle juge le péché et transforme les vies en Son temps. Peut-être sommes-nous de ceux qui vont planter, ou bien de ceux qui vont arroser… mais celui qui fait croître c’est Dieu (1 Corinthiens 3 versets 5 à 8). C’est pourquoi, ne nous lassons pas et continuons à parler de Jésus autour de nous. Puis, laissons à Dieu le soin de faire croître Sa parole dans les cœurs. C’est ce qu’un missionnaire a expérimenté lors de son service en Amérique du Nord. Il a moissonné là où il n’avait pas planté.

Denis est un missionnaire parti en Amérique du nord dans la deuxième moitié du XIXème siècle. Tout jeune, le Seigneur lui a donné un appel pour évangéliser les indiens d’Amérique du nord. Un jour, alors qu’il marche sur une piste en forêt, il tombe dans une embuscade dressée par les peaux rouges. Denis est alors fermement lié, et emmené manu militari à leur campement. Une fois arrivé, le missionnaire est solidement ligoté à un arbre, tandis que son sac et ses affaires sont fouillés de fond en comble. Denis regarde avec peine sa Bible que les Indiens ont jeté par terre. Elle est tombée juste à côté du feu de camp. Malgré sa situation, il pense : “Ah, si seulement ils connaissaient Dieu ! J’aimerais tellement leur dire qu’il y a autre chose que la haine. Pouvoir leur dire de toute mon âme que Dieu les aime et que Jésus est venu mourir sur la Croix pour chacun d’eux…” Cependant les indiens ne voient en Denis qu’un ennemi, et ils sont en train de décider ce qu’ils vont faire de lui. Ils se sont assis en rond pour en discuter. Le chef dirige les débats, et il hait farouchement les hommes blancs. Les avis sont partagés, mais il semble d’après leurs grands gestes et leurs éclats de voix que le dernier jour du jeune homme soit acté. Denis les observe et s’interroge : “Serait-ce le bout du chemin pour moi, Seigneur ?” Mais ce qu’il ignore, c’est qu’un peu plus loin, cachés par l’obscurité et les feuillages, deux yeux observent la scène. C’est Lumière des étoiles, la petite fille du chef de la tribu, qui le fixe de ses deux grands yeux noirs et perçants. Elle regarde attentivement le prisonnier. Il est si différent de ses frères et des hommes de sa tribu… Dans son cœur monte une prière : “Non ! Cet homme ne doit pas mourir !” En effet, Lumière des étoiles se souvient de ce que sa chère grand-mère lui avait transmis juste avant de décéder : “Ma chère petite-fille, sache qu’il y a longtemps, il est venu dans notre village un homme blanc. Les guerriers étaient à la chasse au bison à ce moment. Cet homme avait  emporté avec lui un livre qui parlait d’un Dieu qui pardonnait. Tu sais mon enfant, quand notre peuple acceptera ce Dieu, nous connaîtrons le vrai bonheur !”

Dans la pensée de la jeune indienne, il est clair que cet homme lié à cet arbre et qui va être torturé et assassiné par les guerriers, est tout à fait semblable à celui dont grand-mère avait parlé. “Non ! Je ne veux pas que cet homme soit tué !” se redit Lumière des étoiles, décidée à entendre quelque chose. Elle disparaît alors dans l’obscurité qui tombe sur le petit village indien. Quelques instant après, des cris d’alarme retentissent : A feu ! Aller cherche de l’eau ! Au feu !” Les hommes se lèvent précipitamment vers l’incendie. Tandis que tout le village est affairé à combattre les flammes, Lumière des étoile court vers le prisonnier. Cachée derrière lui, elle lui dit : “Surtout ne bougez pas, la lame de mon couteau est tranchante.” En un rien de temps ses liens sont coupés. Denis secouent ses mains endolories et considère sa libératrice. Celle-ci a ramassé la précieuse Bible, et entraîne le missionnaire vers un cheval prêt à partir. “Partez ! Sinon vous allez mourir !”  lui dit-elle. Denis ne traîne pas, et monte sur le cheval malgré ses membres douloureux. A ce moment-là, des cris retentissent. Ce sont ceux des guerriers qui s’aperçoivent que leur prisonnier leur échappe. Ils courent en sa direction les mains armées de tomahawks. Denis comprend qu’il ne peut pas laisser cette jeune enfant aux mains de ces furieux guerriers, qui vont peut-être se venger sur elle. En un éclair, il saisit à bras le corps la petite indienne, et l’installe sur l’encolure de sa monture, puis lance le cheval au galop. Celui-ci s’éloigne dans la nuit, ils sont sauvés !

Bien des mois ont passé depuis cette nuit si particulière. Cependant, au village indien, le chef est tombé subitement très malade, comme une bonne partie de sa tribu. Ce pauvre homme tremble de fièvre depuis plusieurs jours, et le sorcier ne peut rien faire pour le soulager. Il a pourtant tout tenté avec sa magie, ses potions, ses incantations et se prières aux ancêtres… Mais rien n’y a fait. Le pauvre chef est toujours aussi fiévreux et il grelotte. Rien n’arrive à calmer ses spasmes ! Tout le village est très inquiet à son sujet, et pour l’avenir de la tribu. Un soir, le chef se lamente seul, couché dans son tipi : “Cette maudite maladie à déjà beaucoup tué de braves… Et moi aussi je vais partir sur le terrain de chasse de mes ancêtres…” Il soupire de désespoir… Tellement absorbé pas ses pensées, il n’entend pas qu’une personne s’est glissée derrière lui à l’intérieur de son wigwam. Cependant, le vieux guerrier finit par sentir cette présence. Se retournant, il sursaute en voyant sa petite fille devant lui : “Ma fille, tu es enfin revenue ? Que l’esprit des ancêtres soit honoré ! Je peux mourir maintenant…” Lumière des étoiles pose sa main sur le front bouillant de son père et s’écrie : “Mais, père, tu es malade ?” Le vieux chef regarde tristement sa fille. Pas besoin de parole, ce regard lui explique qu’il va certainement mourir. Lumière des étoiles dit à son père : “Père, l’homme blanc n’est pas notre ennemi. Il a construit pas trop loin de notre village, une grande maison. Il soigne tous les hommes, et les gens de notre peuple. Il a des remèdes contre cette terrible maladie qui a frappé notre tribu.” Puis la petite fille commence à parler avec ferveur à son père du Dieu que sert le missionnaire blanc. De Jésus qui pardonne les fautes par son sacrifice à la Croix. Comment il affranchit l’homme du péché et le rend libre et heureux. Le grand chef veut en entendre plus. Au petit matin il se met en selle, non sans difficultés, et se laisse conduire par Lumière des étoiles jusqu’au dispensaire du missionnaire. Là-bas, Denis s’occupe avec une grande bienveillance, de cette nouvelle âme. Il lui prodigue soins et traitements médicaux. Le chef a du mal à comprendre le fait que c’est l’homme qu’il a voulu tuer quelques mois auparavant qui lui sauve à cet instant la vie. Denis explique à ce vieux chef comment son Dieu pardonne. Comment il a donné son Fils Jésus pour sauver tous les hommes et l’homme rouge. Quelques jours plus tard, la fièvre le quitte et son cœur s’ouvre à l’amour du Dieu qui pardonne. Quelques semaines plus tard, c’est toute sa tribu qui viendra au Christ.

C’est pourquoi allons, et parlons du Seigneur Jésus là où nous sommes : Allez, prêchez, et dites : Le royaume des cieux est proche.” (Matthieu 10 verset 7). Que pendant cette nouvelle semaine, le Seigneur puisse donner à chacun l’occasion d’annoncer la bonne nouvelle de l’Évangile. Car le Seigneur ne nous a pas donné un esprit de timidité : Car ce n’est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de sagesse. N’aie donc point honte du témoignage à rendre à notre Seigneur […]” (2 Timothée 1 versets 7 & 8)

Bonne semaine

Debout Jeunesse