Merci papa !

1 Corinthiens 4 versets 1 & 2 : En ce qui nous concerne, Apollos et moi, qu’on nous considère donc comme de simples serviteurs du Christ, des intendants chargés de communiquer les secrets de Dieu. Or, en fin de compte, que demande-t-on à des intendants ? Qu’ils accomplissent fidèlement la tâche qui leur a été confiée.

Bien des fois on peut se torturer l’esprit pour savoir ce que Dieu attend de nous. Et bien, à la lumière de la Parole de Dieu, la chose paraît simple en réalité. Paul se considère avec Apollos, comme un simple serviteur du Christ avec pour mission d’annoncer l’Évangile, de faire connaître les secrets ou les mystères de l’Amour de Dieu à tous les hommes au travers de la rédemption à la Croix. Alors qu’est-ce que Dieu attend de nous ? C’est que nous l’aimions de tout notre cœur, de toute notre âme, de toute notre pensée, et que nous aimions notre prochain comme nous-même. En faisant cela où que nous soyons, quoi que nous fassions, nous le servirons et lui resterons fidèles, car de ces deux commandements découle toute la raison d’être d’un ou d’une véritable enfant de Dieu (Matthieu 22 verset 37). C’est cette bonne nouvelle qu’un petit garçon a tenu à annoncer quoi qu’il arrive.

Chaque dimanche, le pasteur et son fils de 11 ans sortaient de la ville pour distribuer les tracts d’évangélisation dans l’après-midi. Un jour, après le culte, le pasteur et son fils devaient aller dans les rues avec leurs tracts. Or ce jour-là, il faisait très froid et il pleuvait beaucoup. Dans leur maison bien douillette et bien chauffée, le jeune enfant s’était déjà revêtu de son imperméable et de sa capuche. Il dit avec un grand sourire :

  • OK, papa, je suis prêt !
  • Prêt à quoi, mon fils ?
  • Mais Papa, il est temps de rassembler tous nos tracts et de sortir tous les deux pour les distribuer dans les boîtes aux lettres.

Son père lui répondit avec un léger soupir de lassitude :

  • Voyons, fils, il pleut des cordes et il fait trop froid dehors ! Franchement pas aujourd’hui…

Le petit garçon fut tout d’abord surpris. Mais, posant résolument la main sur la poignée, il répondit :

  • Mais enfin, papa, les gens sans Jésus ne sont-ils pas perdus même quand il pleut ?

Son père se gratta la tête et lui rétorqua avec un ton qui se faisait de plus en plus ferme :

  • Mon fils ! Le temps ne le permet pas, un point c’est tout. Mais tu peux y aller si tu y tiens vraiment. Voici les brochures, et sois prudent mon garçon.

Tout content le petit garçon se saisit des tracts et lâcha un joyeux : “Merci, papa !“. Puis il sortit sous la pluie battante. Ce garçon de 11 ans alla donc dans les rues de porte à porte, distribuant des tracts à tous ceux qu’il voyait et remplissant les boîtes aux lettres qu’il apercevait. Après deux heures de marche, il était déjà tout mouillé, et il ne lui restait qu’un tout dernier tract. Il s’arrêta, cherchant à qui remettre le traité, mais les rues étaient totalement désertes. Puis il se tourna vers la première maison qu’il aperçut et appuya sur la sonnette. Il sonna, sonna et fit résonner la sonnerie, mais personne ne lui répondit. Déterminé il sonna encore, et encore, mais personne ne répondit : Aucune réponse !  Voyant qu’il n’y avait probablement personne à l’intérieur, il se décida de repartir chez lui, mais… quelque chose au fond de lui l’en empêcha. Encore une fois, il se tourna vers la porte et se mit non seulement à sonner mais à frapper très fort contre la porte. C’est alors qu’il crut entendre un bruit de pas sur le balcon situé juste au-dessus de l’entrée. Persuadé maintenant qu’il y avait quelqu’un dans cette maison, il sonna de nouveau. Cette fois, la porte s’ouvrit lentement…. Debout devant lui se tenait une vieille dame avec un regard plein de tristesse. Elle demanda doucement au garçonnet :

  • Qu’est-ce que je peux faire pour toi, mon fils ?

Avec des yeux radieux et un sourire qui illuminait son monde, et malgré les gouttes de pluie qui battaient son visage, le petit garçon lui dit :

  • Madame, je suis désolé si je vous ai dérangée, mais je veux juste vous dire que vraiment Jésus vous aime et je suis venu ici pour vous donner mon tout dernier tract, qui vous dira tout sur Jésus et son immense amour.

Il lui remit ainsi son tout dernier traité tout mouillé et s’en retourna pour rentrer chez lui. La vieille dame l’appela et lui dit : “Merci, mon fils ! Et que Dieu te bénisse !” 

Le dimanche suivant à l’église, pendant la réunion d’évangélisation de l’après-midi, le pasteur et papa de ce jeune homme de 11 ans demanda à son auditoire : “Quelqu’un a-t-il un témoignage ou quelque chose à dire ?” C’est alors qu’une vieille dame se leva lentement de la dernière rangée de chaises. Elle avait un visage rayonnant et un regard clair et pétillant. Elle se dirigea à l’avant et pris la parole : “Personne ne me connaît dans cette église. Je n’ai jamais mis les pieds ici. Dimanche dernier, je n’étais pas chrétienne. Jésus n’était jamais entré dans ma vie. Mon mari a trépassé il y a peu de temps, me laissant toute seule dans ce monde. Cela me faisait de la peine de vivre toute seule et je suis devenue progressivement dépressive. Ce dimanche dernier, il avait plu et il faisait terriblement froid et maussade. A ce moment-là, j’étais arrivé au bout de ma vie. J’avais fermement décidé dans mon cœur de me suicider, d’en finir avec cette vie triste et morne. Je n’avais plus l’espoir ni la volonté de vivre. Alors, j’ai pris une corde et une chaise. J’ai attaché la corde à une poutre du toit, me tenant sur la chaise la corde autour de mon cou. Debout sur cette chaise, si seule et le cœur brisé, je m’apprêtais à sauter quand tout à coup la sonnette me fit sursauter. J’ai pensé : Je vais attendre une minute, espérant que celui qui sonne s’en ira. J’ai attendu et attendu, mais la sonnette n’en finissait pas de sonner, et puis la personne s’est mise à frapper fort sur la porte. J’ai pensé : Mais qui diable pourrait-il être cet énergumène qui m’empêche de me suicider tranquillement ? Personne ne sonne jamais à ma porte ou ne vient me rendre visite. J’enlevai alors la corde de mon cou et me dirigeai vers la porte, où la sonnette retentissait toujours plus fort. Lorsque j’ai ouvert la porte, et que j’ai vu qui était là… Je ne pouvais tout d’abord pas y croire, parce que debout sur mon porche, était le petit garçon le plus radieux qui m’ait été donnée de voir depuis toute ma vie. Il était là, trempé comme une soupe, mais rayonnant comme un ange. Je n’ai jamais vu dans ma vie un sourire comme le sien. Oh si vous aviez pu le voir ! Je n’arriverai jamais à vous le décrire ! Puis les mots qui sortaient de sa bouche donnaient à mon cœur qui était mort, une espérance de vie et de bonheur que j’avais, hélas, oublié depuis toutes ces dernières années. Il s’écriait de sa voix claire et joyeuse : Madame, je suis juste venu ici pour vous dire que vraiment JÉSUS T’AIME. Et il m’a donné ce petit traité évangélique, que je tiens dans mes mains ici devant vous… Puis mon petit ange disparut dans le froid et la pluie. J’ai fermé la porte et ai commencé à lire, ou plutôt à dévorer chaque mot de ce tract. Je suis remonté au grenier pour récupérer ma corde et ma chaise. Je n’en avais plus besoin. Voyez-vous maintenant je suis une enfant heureuse du Roi des Rois ! Puisque l’adresse de votre église était sur le dos de cette brochure, je suis venue ici pour dire personnellement MERCI au petit ange de Dieu qui est venu m’apporter la Parole de vie, l’espérance en Jésus et la grâce infinie de Dieu pour moi, pauvre pécheresse. Dieu a épargné mon âme d’une éternité en enfer loin de Lui. Maintenant je désire le connaître davantage. A Lui soit toute la gloire !”

Puis la vieille dame s’approcha de son petit ange qui était au premier rang, et le prit dans ses bras. Dans l’église ce fut alors une belle acclamation et des chants de louanges commencèrent à monter vers le Ciel. La pasteur se leva à son tour de sa chaise, véritablement ébranlé par cette histoire. Il prit à son tour son petit garçon dans ses bras en sanglotant de façon incontrôlable. L’église passa ainsi un glorieux dimanche, témoignant de ce que Dieu peut faire avec ses serviteurs les plus humbles et fidèles. Que nous puissions être de Ses simples et humbles serviteurs animés par Son amour et l’amour du prochain !

Bonne semaine

Debout Jeunesse