Michel le Hooligan

Psaumes 147 verset 3 : “Il (l’Éternel) guérit ceux qui ont le coeur brisé, et il panse leurs blessures.”

Quel Dieu avons nous ! C’est vrai que la vie n’apporte pas que des satisfactions. Elle a aussi son lot d’épreuves et de peines. Mais quelle grâce d’avoir un Père dans les Cieux vers lequel nous pouvons à tout moment apporter notre coeur brisé. Combien de personnes sont allées vers le Seigneur Jésus dans cette situation ? Pour n’en citer que quelques-unes, Jaïrus  (Luc 8 verset 41), un centenier romain (Luc 7 verset 2), une prostituée (Luc 7 verset 37), une femme malade (Matthieu 9 verset 20)… Dieu guérit, Dieu panse les plaies, Dieu pardonne les péchés et restaure la vie de quiconque vient à Lui en offrant un nouveau départ car Il est bon et miséricordieux. Aujourd’hui encore et depuis la nuit des temps, des hommes et des femmes ont reçu cette assurance que dans les cieux, ils ont un Père qui les aime et veille sur eux. C’est ce dont Michel témoigne…

Je m’appelle Michel et je suis né le 29 novembre 1965 à Rendsburg, en Allemagne. Je n’ai que peu de souvenirs de mon père. J’avais à peine douze ans, lorsque mes parents ont divorcé. Les mois précédant leur divorce ont été marqués par de vives disputes. Mon père était alcoolique. Quant à ma mère, elle n’était plus très jeune quand je suis né. En outre, nous étions, moi et ma sœur jumelle décédée peu de temps après notre naissance, les enfants d’une grossesse non désirée. Mon enfance se déroula dans des conditions normales. Cependant, je ressentis très tôt le vide de l’existence. Une insatisfaction croissante s’enracina dans mon for intérieur. Devenu adolescent, je n’éprouvais plus aucun intérêt à ma formation scolaire. Imbibé du monde magique et ensorcelant des films projetés en salles, ainsi que de ceux acquis sous forme de vidéocassettes (à l’époque), je n’éprouvais plus qu’un seul désir : celui de trouver des copains partageant mon goût de l’aventure. Ce fut parmi les jeunes de la rue que je découvris ce milieu libertaire tant souhaité qui me permettait de m’évader de mon morne quotidien. A l’âge de seize ans, je pris la ferme décision de consacrer tout mon temps à ma passion favorite : le football. Mon unique souci consistait alors à ne pas rater un seul match disputé entre les équipes de Bundesliga (la première ligue allemande). A l’occasion d’un match, je fis la connaissance d’un groupe de Hooligans, auquel je m’associai aussitôt ! De ce fait, j’avais la garantie de pouvoir participer aux traditionnelles bagarres de rues nous opposant tantôt aux supporters de l’équipe adverse, tantôt aux services de la police, et parfois même les deux à la fois ! Nous nous déplacions également à l’étranger, sous prétexte d’assister à des rencontres internationales ou à des championnats européens. Or, l’objectif inavoué de ces déplacements demeurait constamment le même : provoquer la confrontation et piller des magasins. A défaut de la présence d’autres groupes Hooligans, nous nous attaquions aux étrangers ou à des groupes Punks facilement reconnaissables à leur tenue et coupe de cheveux à l’iroquoise. Ainsi, ma vie se composait de ces deux activités : provoquer la bagarre et semer la terreur ! Je cherchais à tout prix à me faire un nom parmi les casseurs. J’adoptais un comportement diamétralement opposé à mes véritables aspirations. En réalité au fond de moi, j’étais en quête de chaleur humaine, d’amour et de sécurité. Je commettais des actes contraires à ce que j’éprouvais réellement dans mon cœur : le refus de la violence. La haine et l’esprit de rébellion dominaient ma vie, tandis que la peur, la solitude, et l’inquiétude me dévoraient intérieurement. Plongé dans ce profond désespoir, je m’adonnai à la consommation d’alcool, suivie de celle de drogues.

La boîte aux lettres se remplissait de convocations au poste de gendarmerie et de décisions préfectorales m’interdisant de fréquenter les stades sportifs. Ma situation ne faisait qu’empirer. Chaque jour je m’enfonçais un peu plus. Ma mère en devint malade, au point qu’il fallut l’hospitaliser. N’ayant plus de revenu assuré, je recourus au vol à l’étalage, voire même jusqu’au cambriolage d’appartements et de villas. Mon aversion innée à l’égard de la religion m’encouragea même à voler sans scrupules les troncs d’une église. Une nuit, je m’introduisis dans le cabinet de mon médecin traitant et je lui dérobai son émetteur radio. Une autre fois, je commis une infraction dans une caravane. Or, celle-ci était vide. De rage, j’y mettais le feu. Ma façon de vivre me dégoûtait de plus en plus. Alors, je pensai que la présence d’une jeune femme de mon âge permettrait de changer ma vie de misérable. Mais, là aussi, je fis fausse route. Or, soudainement, se produisit un changement inattendu dans ma vie. Un jour, je rencontrai un ami avec lequel j’avais fréquenté les bars et consommé de la drogue. A mon grand étonnement, il me raconta qu’il s’était converti à l’amour de Jésus-Christ. Il me déclara également que grâce au sacrifice expiatoire de Jésus sur la croix il avait reçu le pardon de ses péchés. Cette nouvelle, de prime abord, ne m’émut pas particulièrement. Ce ne fut qu’après quelques rencontres que je m’aperçus que mon ami avait vraiment changé son mode de vie : il ne fumait plus, ne buvait plus de boissons alcooliques et ne touchait plus à la drogue. Ce qui m’impressionnait le plus était que son visage rayonnait de joie et reflétait sa paix intérieure reconquise. Lors de nos rencontres rapprochées, il me parla abondamment de l’amour et de la rédemption éternelle obtenue par Jésus-Christ. Il me fit comprendre que la Bible était la parole du Dieu vivant et qu’elle s’adressait à chaque être humain. Au cours de ces rencontres, il pria souvent pour moi. A la fin de la quatrième semaine, je me joignis à son intercession. C’était d’ailleurs la première fois que je priais dans mon existence, et je remis ma vie entre les mains de Jésus-Christ. Le Seigneur me pardonna mes péchés, et je ressentis aussitôt un grand apaisement dans mon cœur. Aujourd’hui, je vis affranchi de l’alcoolisme, de la drogue, de la haine et de la délinquance. Le Seigneur Jésus a littéralement renouvelé et transformé ma vie. Apocalypse 21 verset 5 : «Et celui qui était assis sur le trône dit : Voici, je fais toutes choses nouvelles. Et il dit : Écris; car ces paroles sont certaines et véritables.» Entre-temps, je me suis marié et ai fondé une famille. Notre vie familiale se déroule harmonieusement et paisiblement dans l’amour en Jésus-Christ notre Sauveur et Seigneur.

A toi, cher ami, qui viens de lire ce témoignage, je me permets de dire, qu’il n’existe ni secte ou religion, ainsi que ni homme ou drogue quelconque, qui puisse te révéler le véritable sens de la vie. Ecoute ce que déclare Jésus-Christ, le Fils de Dieu : «Je suis le chemin, la vérité, et la vie.» Accepte Jésus-Christ comme ton Sauveur et ton Seigneur. Avoue à Jésus que tu as besoin de lui. Confesse-lui tes péchés. Il te pardonnera tes iniquités et changera ta vie. Investis ta confiance en Christ : «Mais à tous ceux qui l’ont reçue (la Parole de Dieu, faite chair en Jésus), à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu.» (Jean 1 verset 12)

Bonne semaine

Debout Jeunesse

Source : Appel de minuit 1999

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