Perles contre perles

Genèse 22 versets 1 & 2 : “Après ces choses, Dieu mit Abraham à l’épreuve, et lui dit : Abraham ! Et il répondit : Me voici ! Dieu dit : Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac. Va-t’en au pays de Morija, et là offre-le en holocauste sur l’une des montagnes que je te dirai.”

Oui, Dieu peut nous mettre à l’épreuve en nous demandant ce que nous aimons le plus. La question est de savoir si nous sommes prêts à lui donner et à remettre toutes choses entre ses mains dans une confiance absolue. C’est tellement plus facile à dire ou a écrire… Mettons-nous un instant dans la peau d’Abraham. Faire tout le chemin avec son fils, sachant que chaque pas qu’il fait le rapproche du lieu du sacrifice. Puis une fois arrivé au pied de la montagne, il lui faut répondre aux questions d’Isaac concernant le bois, le feu, et surtout sur la question de l’agneau à sacrifier… Ensuite, une fois au sommet, Abraham doit ériger l’autel, placer le bois, préparer le feu, ligoter son cher fils. Ensuite il doit l’installer sur l’autel, se saisir du couteau et diriger lentement la lame sur la gorge d’Isaac (qui n’a d’ailleurs jamais résisté à son père)… C’est alors que Dieu intervient ! : Alors l’ange de l’Éternel l’appela des cieux, et dit : Abraham ! Abraham ! Et il répondit : Me voici ! L’ange dit : N’avance pas ta main sur l’enfant, et ne lui fais rien, car je sais maintenant que tu crains Dieu, et que tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique.” (Genèse 22 versets 11 & 12). Bien entendu, Dieu voulait par ce test de la foi d’Abraham nous offrir un aperçu de ce qu’IL allait faire quelques siècles plus tard. Son but n’était pas de faire mourir Isaac par la main de son père, mais de nous donner un parallèle qui puisse nous aider à comprendre ce qu’Il a accompli en Jésus. Bien des fois Dieu nous demande ce que nous aimons pour nous donner bien mieux en retour. C’est ce qu’une petite fille va elle aussi découvrir…

Une belle petite fille de presque 5 ans attend avec sa maman près de la caisse. Tout à coup sur un présentoir, elle aperçoit un petit collier de perles toutes brillantes en nacre dans une petite boite en aluminium rose. Les yeux de la petite fille pétillent, car elle aime particulièrement les perles ! N’y tenant plus elle s’adresse à sa maman d’un ton suppliant :

  • “Oh ! s’il te plait ma petite maman chérie, est-ce que je peux les avoir ? Regarde comme ces perles sont belles et brillantes ! Maman, je t’en supplie, s’il te plait, achète-les  moi !”

D’un rapide coup d’œil, la maman regarde l’objet des supplications de sa fille. Elle prend la petite boîte rose entre ses mains, l’examine sous toutes les coutures. Les deux petits yeux bleus de sa chère enfant ne perdent pas une miette de cette scène. Toute son attention est maintenant fixée sur le visage de sa maman. Que va-t-elle répondre ?

  • “Waou ! C’est 2 dollars quand même ! Tu sais, si tu veux vraiment ce collier, je te propose de faire quelques petits travaux à la maison et, en un rien de temps, tu auras assez d’argent pour les acheter toi-même. En plus ton anniversaire est dans une semaine, tu auras sûrement un petit quelque chose de mamie aussi. Avec un peu de travail et de patience, les perles seront bientôt à toi !”

Dès que Jenny rentre à la maison, elle vide sur son lit sa petite tirelire en forme de cochon… elle calcule :  “17 cents ! J’ai déjà 17 cents, ce n’est pas si mal !” La petite fille se met alors à faire divers petits travaux dans la maison : Débarrasser la table, passer un coup de balai, cirer les chaussures de papa et maman, et surtout bien ranger sa chambre… Pour tout ce travail, sa maman lui donne une belle petite somme.  Jenny se rend ensuite chez la voisine, Mme Mac James. Elle lui demande si elle peut arracher les mauvaises herbes de son jardin pour quelques cents. Après quelques jours, il ne lui manque plus qu’un dollar pour réaliser son achat ! Le jour de son anniversaire, sa mamie lui glisse dans la main une pièce de monnaie. Jenny ne peut s’empêcher de crier de joie quand elle voit que cette pièce n’est autre que le dollar manquant à son bonheur : “Ça y est ! j’ai mes 2 dollars, je vais pouvoir acheter mon petit collier de perles !”

Oh ! comme Jenny aime les perles ! Une fois autour du cou, celle-ci se sent être comme une vraie grande fille, presque une madame ! Elle les porte partout, à l’église le dimanche, à la garderie… et même au lit ! Les seules fois qu’elle les enlève, c’est pour nager à la piscine ou prendre son bain. Car sa maman lui a dit que si ses perles se mouillaient, elles tourneraient peut-être un peu au vert. Jenny a un papa qui l’aime beaucoup et, chaque soir, quand il est temps de la mettre au lit, il arrête tout ce qu’il fait pour aller lui raconter une belle petite histoire. Un soir, après avoir terminé son histoire, il demande à Jenny :

  • “Dis, ma chérie, est-ce que tu m’aimes ?”
  • “Oh que oui mon papa, tu le sais que je t’aime !”
  • “Très bien mon ange, alors donne-moi tes perles s’il te plaît.”
  • “Oh non papa… pas mes perles. Mais tu peux avoir ma poupée princesse tu sais, et aussi le cheval blanc de ma collection que j’aime bien. Tu te souviens papa ? C’est toi qui me les as offerts. Ce sont mes jouets préférés.”
  • “Ok ma puce ne t’en fais pas. Papa t’aime. Bonne nuit.”

Et comme toujours il lui effleure la joue avec un petit bisou et une caresse. Environ une semaine plus tard, après la petite histoire du soir, le papa de Jenny lui demanda une nouvelle fois :

  • “Dis, mon trésor, est-ce que tu m’aimes ?”
  • “Papa, tu sais que je t’aime très fort !”
  • “Très bien, ma petite chérie, alors, donne-moi tes perles s’il te plait.”
  • “Oh non papa, pas mes perles. Mais, tu sais, tu peux avoir ma dînette, la nouvelle avec des fleurs, elle est toute neuve, je l’ai reçue pour mon anniversaire, je l’aime beaucoup, mais je peux te la donner !”
  • “Ok ma puce, allez dors bien. Que Dieu te bénisse et te protège. Papa t’aime tu sais.”

Et comme toujours, il lui caresse sa petite tête blonde et lui fait une petit bisou sur la joue. Quelques soirs passent, et au moment du coucher quand le papa entre dans la chambre pour accomplir le rituel du soir, Jenny est assise comme une indienne au pied du lit. Comme il s’approche d’elle, il remarque son petit menton tout tremblant et une larme silencieuse qui coule sur sa petite joue rose.

  • “Mais qu’as-tu Jenny ? Qu’est-ce qui se passe ? Pourquoi pleures-tu ma chérie ?”

Jenny ne dit rien mais lève ses petites mains menues vers son papa. Et quand elle les ouvre, il aperçoit le petit collier de perles. Avec une voix tremblante, Jenny lui dit :

  • “Voilà papa, c’est pour toi. Je t’aime !”

Avec ses propres larmes qui coulent sur son visage, le gentil papa de Jenny prend les fausses perles d’une main et de l’autre sort de sa poche, un petit étui en velours bleu. Devant le regard interrogatif de sa petite fille, il sort de cet étui un collier en perles véritables et le lui dépose dans ses petites mains encore tendues. Ces perles… il les a depuis le début. Il attendait seulement que sa petite fille lui abandonne ses fausses perles pour qu’il puisse lui donner le vrai trésor.

Combien pouvons-nous être accrochés, comme Jenny, à des choses sans réelle valeur, superficielles ou en TOC qui nous prennent notre temps et notre énergie. Cela peut-être des mauvaises habitudes, des addictions dont on n’arrive pas à se débarrasser, des mauvaises compagnies… Quelle grâce de pouvoir les apporter au Seigneur Jésus. Lui seul peut délivrer, guérir et remplir les vides de nos cœurs.

Bonne semaine

Debout Jeunesse