Simple témoin

Marc 16 verset 15, 19 & 20 : “Puis il leur dit : Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création. Le Seigneur, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel, et il s’assit à la droite de Dieu. Et ils s’en allèrent prêcher partout. Le Seigneur travaillait avec eux, et confirmait la parole par les miracles qui l’accompagnaient.

Le Seigneur, avant de retourner au Ciel, donne l’ordre de parler de Lui au monde entier. Depuis ce jour de l’Ascension, les disciples de Jésus n’ont eu de cesse d’annoncer la Bonne Nouvelle en toutes circonstances, et ce malgré toutes les oppositions. Cette mission nous incombe toujours aujourd’hui en tant que chrétien, ne l’oublions pas. Annoncer la Bonne Nouvelle n’est pas une une affaire de spécialistes. Qui étaient les disciples ? De simples marins-pêcheurs employés ou patrons, docteurs, percepteurs d’impôts, nationalistes, fabricants de tentes, prêtres, mendiants, soldats… Peu importe en fait qui nous sommes, ou ce que nous faisons, si Jésus est entré un jour dans notre vie, il devient alors normal de le dire sans honte ni crainte autour de nous. N’hésitons pas à saisir les occasions que le Seigneur met devant nous pour témoigner de ce que Jésus a fait dans notre vie. Cest cela être témoin du Christ : Dire ce qu’Il a fait en nous et autour de nous.

La scène s’est déroulée dans un cimetière parisien. Une femme de 30 ans se tenait devant une pierre tombale tout en s’essuyant discrètement les yeux. Un jeune homme s’approcha d’elle et lui tendit un petit exemplaire du nouveau testament. Puis, il lui dit gentiment et délicatement :

  • «Ne le refusez pas madame, c’est ce qu’il vous faut, croyez-moi…»
  • «Non merci ! Je sais ce que c’est. J’ai déjà vu de ces petits livres. Laissez-moi vous dire une chose jeune homme, tout ce qu’il y a à l’intérieur est un outrage au bon sens !»
  • «L’Évangile ! Un outrage au bon sens ! Vous le dites sans doute parce que vous l’avez entendu dire. Mais je crois que le jour où vous le lirez, vous vous convaincrez du contraire.»
  • «Alors, je me garderai bien de le lire !»
  • «Et pourquoi, madame ? Si justement ce petit livre vous donnait ce dont vous avez besoin devant… devant cette tombe que vous contemplez avec tant de douleur.»
  • «Sachez que c’est la tombe de mon enfant, monsieur… de mon unique enfant de six ans.»
  • «Et si ce livre vous donnait la certitude que votre enfant vit, que Dieu l’a accueilli, qu’il peut vous être rendu un jour…»
  • «Ah ! Arrêtez avec ces sottises ! Ne me  parlez pas de Dieu ! S’il existait ? Eh bien ! Je le haïrais jusqu’à ma mort !»
  • «Pourquoi, madame ?»
  • «S’il existait vraiment, aurait-il dû laisser mourir mon enfant, tandis qu’il pouvait le guérir ? Lui qui est soi-disant si puissant et fait ce qu’Il veut ?»
  • «Tout ne finit pas à la tombe. Si vous étiez sûre de retrouver votre enfant, votre douleur n’en serait-elle pas allégée ?»
  • «Mais vous me prenez pour un esprit simple ?! Moi monsieur, j’appartiens au personnel enseignant de Paris ! J’ai fait de hautes études. On ne me nourrit pas de ces fables aussi facilement !»
  • «Et de quoi vous nourrissez-vous, très chère madame ? De rien ! Vous mourez seule dans votre désespoir.»
  • «Oh ! Si je pouvais mourir. Mais non ! Je ne peux pas mourir. Que deviendrait mon pauvre mari ? Déjà que la perte de notre petit garçon l’a totalement brisé lui-aussi…»
  • «Vous avez raison. Il faut vivre ! Mais pour vivre, il faut espérer, gardez l’espoir.»
  • «Moi, je ne fais que désespérer.»
  • «Croyez-moi, madame, lisez l’Évangile… De toutes manières, cela ne vous engage à rien. Je puis même, si vous le désirez, venir le lire chez vous, avec vous et votre mari.
  • «Non surtout pas. Je ne veux pas de croyant chez moi. Et puis, il y a tellement de sectes et de mouvements glauques aujourd’hui… Et puis je vous connais à peine, monsieur !»
  • «Oh madame ! Je suis un homme comme tant d’autres. Un pauvre pécheur qui a rencontré un jour la consolation, la grâce et le pardon en Jésus.  Je n’ai absolument rien d’exceptionnel. Mon désir est seulement de me placer sur la route de mes prochains pour les conduire à Jésus-Christ, mais aussi trop heureux si l’on peut se passer de moi pour aller à Lui.»
  • «Vous tenez vraiment à ce que l’on aille à Jésus-Christ ?»
  • «Oui, et surtout les cœurs brisés et meurtris comme le votre et celui de votre mari. Il a eu compassion de telles personnes quand Il était sur la Terre. Lui seul peut vous consoler et vous donner la paix du cœur et de l’âme. Jésus vous aime.»

Avec douceur, il lui tendit à nouveau le Nouveau Testament. La jeune femme hésita. Mais le regard de ce jeune homme en face d’elle était si expressif, et exprima tant de compassion et d’espoir, qu’elle finit par tendre la main et se saisir du petit livre.

Un an plus tard, nous retrouvons cette jeune femme, assise à son bureau, affairée à écrire une lettre à son inspecteur d’académie : «Cher monsieur l’inspecteur d’académie. Je proteste contre l’accusation de ne pas respecter la laïcité à l’école et de m’y livrer à la propagande religieuse. Je tiens à vous assurer que jamais je n’y parle de Dieu ni de religion. Mais en dehors de l’école et de mes heures de classe, dans mes visites aux familles, pourquoi n’aurais-je pas le droit de parler de l’espérance qui remplit mon cœur et qui m’aide à vivre chaque jour, comme autrefois je parlais de mon incrédulité et de mon immense désespoir ? Si on voulait m’en empêcher, il ne me resterait qu’à me retirer de mon école que j’aime tant et de l’enseignement public que je crois avoir servi avec tout le dévouement dont je suis capable. Sachez monsieur l’inspecteur, que je ne pourrai pas me taire et ne pas dire aux pères et aux mères qui sont dans la souffrance, où se trouve la véritable consolation du cœur et de l’âme. Vous,  monsieur l’Inspecteur, qui m’avez connue complètement désolée et dépressive, jusqu’à ne plus vouloir vivre et qui m’avez vue capable de reprendre mon activité d’enseignement grâce à la force qui m’est venue du Christ le Consolateur, vous ne permettrez pas que l’on m’oblige à choisir entre ma carrière et le libre exercice de ma foi ?» A la lecture de cette lettre, l’inspecteur d’académie cessa d’importuner l’enseignante qui put continuer à enseigner dans la plus totale liberté. Quelle ne fut pas la joie pour cette enseignante de pouvoir poursuivre son travail d’évangélisation en-dehors de ses heures de classe ! Quelques années avant la retraite, la maladie vint frapper soudainement à sa porte. Un mal subit, que soulagea sans guérir une lourde opération, la condamna au repos forcé et à la retraite anticipée. Mais sa chambre de malade devint bientôt un vrai lieu de passage et de rencontre pour ses élèves et leurs parents. Un jour, juste une semaine avant sa mort, elle les réunit et leur remit chacun un exemplaire de l’Évangile qu’elle avait eu tant de peine à accepter jadis. Puis elle leur dit : «Mes chers amis et élèves, je vous en prie lisez la Bonne Nouvelle de l’Évangile ! Croyez fermement à ce que le Seigneur Jésus promet. Et si l’on vous dit un jour que votre maîtresse est morte, vous saurez qu’elle vit auprès de Celui qui a consolé son cœur brisé, ainsi que celui de son mari. Jésus m’a donné la vie en abondance, et m’assure de la Vie éternelle auprès du Père. Cette espérance est aussi pour vous, et si nous nous quittons sur cette Terre, sachez que ce n’est qu’un simple au revoir !»

Bonne semaine

Debout Jeunesse