Mission dangereuse

 Esaïe 41 verset 10 : “Ne crains rien, car je suis avec toi. Ne promène pas des regards inquiets, car je suis ton Dieu. Je te fortifie, je viens à ton secours. Je te soutiens de ma droite triomphante.”

Qu’il est bon de confier totalement sa vie entre les mains de Dieu. On ne sait jamais ce qui peut arriver. Personne ne peut nous dire de quoi sera fait notre lendemain. Cependant une promesse est sûre et certaine pour chaque chrétien : C’est que Dieu est là, prêt à nous accompagner dans les moments très difficiles de notre existence. Sa présence nous rassure, chasse la crainte, nous fortifie et nous soutient. Bien souvent, notre première question en face de nos difficultés est l’inévitable pourquoi ? Est-il juste d’interroger Dieu sur ce qu’Il fait ou permet dans nos vies ? Dieu doit-il nous rendre des comptes ? S’il y a bien un homme sur terre qui aurait pu demander raison à Dieu pour tous ses malheurs, c’est Job. Et pourtant : L’Éternel reprit la parole et dit à Job : Le faiseur de reproches va-t-il faire un procès au Tout-Puissant ? Celui qui veut corriger Dieu va-t-il répliquer ? Job répondit à l’Éternel : Je ne fais pas le poids. Que pourrais-je te répondre ? Je mets la main sur ma bouche, j’ai parlé une fois, mais je ne répliquerai plus, et même deux, mais je n’ajouterai rien.” (Job 40 verset 1 à 5) Peut-être faudrait-il plutôt s’interroger sur le pour quoi ? Quelle est en fait l’intention, le but de Dieu dans les difficultés que nous traversons ? Que veut-il m’apprendre, me révéler au travers de circonstances douloureuses ? Où veut-il me conduire ? Car Dieu ne nous laisse jamais seul dans nos difficultés et fait preuve d’une grande compassion : “Voici, nous disons bienheureux ceux qui ont souffert patiemment. Vous avez entendu parler de la patience de Job, et vous avez vu la fin que le Seigneur lui accorda, car le Seigneur est plein de miséricorde et de compassion.” (Jacques 5 verset 11) C’est ce que le soldat Edwards va expérimenter en plein conflit Vietnamien.

Depuis 1955, les combats font rage au Vietnam. Ce pays est en proie à de très violents combats. Pour les militaires au front, l’espérance de vie en opération est très faible. On estime à 40 % le chiffre des pertes des soldats américains dans les trois premiers mois de leur service. Dans une base arrière de l’armée américaine, un colonel se tient debout derrière son petit bureau. Il donne ses dernières directives et recommandations : “Soldats, la mission que je vous confie est très importante, mais elle n’est pas sans danger comme vous vous en doutez ! C’est une mission dangereuse !“. En face de lui, les soldats Bradley et Edwards suivent du regard l’itinéraire précis que leur chef indique sur une carte d’état-major. Leur mission est simple. Il s’agit d’apporter des documents ultras-secrets au quartier général, à quelque 200 kilomètres de là. Le territoire qu’ils doivent franchir n’est pas entièrement sécurisé. Ils devront compter sur leur expérience et habileté de soldats pour tenter d’éviter les embuscades. Car au Vietnam, l’ennemi est passé maître dans l’art de la guérilla. Il frappe et disparaît, laissant les morts et les blessés sur place… Rapidement, les deux hommes sont prêts. Il montent dans leur voiture tout terrain. C’est Bradley qui s’installe au volant. Edwards est à ses côtés, à ses pieds la sacoche contenant les documents secrets. La voiture démarre, et emprunte la piste qui s’enfonce à travers l’hostile territoire. Cela fait à peu près une demi-heure qu’ils roulent. L’endroit qu’ils traversent est une région presque désertique, et tout semble se passer pour le mieux. Les deux soldats échangent des nouvelles sur le déroulement des combats et des dernières opérations, quand… PAN ! Subitement un coup de feu fait voler le pare-brise en éclats. Les deux compagnons sont surpris par la violence des tirs qui commencent à fuser de toute part. “Mon Dieu ! Accélère ! Fonce !” hurle Edwards en saisissant son arme automatique. Mais avant d’avoir eu le temps de riposter, Edwards voit parmi un groupe d’ennemi, un soldat le mettre en joue avec son fusil. Trop tard pour lui ! Il tire. Edwards sent une énorme secousse traverser tout son être. Atteint d’une balle en pleine poitrine, il est projeté et roule à l’arrière du véhicule tout en murmurant : “Ça y est, c’est la fin pour moi,  je suis mort !”

D’autres coups de feu claquent de partout. C’est un véritable déluge de mitraille qui s’abat sur les deux militaires. La voiture est criblée d’impacts ! Pourtant elle continue à rouler plein gaz. Bradley colle littéralement la pédale au plancher de la voiture, tout en baissant sa tête. Tout va si vite ! A tout moment il pense être lui aussi frappé mortellement par un projectile, et Edwards qui en plus ne donne aucun signe de vie… La Jeep parvient tout de même à s’éloigner en zigzaguant de la zone de combat. Tout redevient relativement calme. Lorsque enfin Bradley se redresse, il est tout étonné d’être encore vivant. Il ne ressent aucune douleur… Chose incroyable il n’a pas été touché, malgré le déluge de plomb qu’il a traversé ! Mais, il ne se perd pas en conjectures et la voiture continue sa course à toute vitesse, dans un nuage de poussière. Tout en conduisant, il tourne la tête désespérément vers Edwards, s’inquiétant de son état. Il a vite compris que son camarade de combat a été touché dès le début de l’embuscade, et que soit il est mort, soit que ses heures sont à présent comptées. Mais ce qu’il voit le stupéfait ! Edwards vient reprendre place à ses côtés. Bradley ne peut s’empêcher de s’exclamer : Nooooon, ça par exemple ! Edwards, tu es vivant ! Tu n’as rien ?” Edwards est lui-même encore fortement choqué. Il n’y comprend rien. La balle l’a pourtant bien atteint, et cependant il ne ressent ni douleur, ni blessure. Il inspecte frénétiquement sa veste. Il voit qu’elle a bien un trou au niveau de sa poitrine. Sans aucun doute, c’est la balle qui a transpercé le tissu se sa battle-dress : “Mais, je devrais être mort ! Pourquoi suis-je encore en vie ?” pense-t-il tout haut. Il plonge alors sa main dans la poche intérieure de son vêtement et en retire un livre. En l’apercevant, ses pensées s’envolent chez lui, à la maison… Il sait que ses parents prient chaque jour pour lui, et il se souvient aussi du moment où, quand il préparait ses bagages pour partir à la guerre, sa sœur lui avait glissé cette petite Bible dans ses affaires. Pour ne pas lui faire de peine, il l’avait fourrée dans la poche intérieure de sa veste, sans se douter qu’un jour, ce livre lui sauverait la vie. Edwards tourne alors les pages. Au début, elles sont toutes trouées. Stupéfait, il constate que la balle est restée coincée dans l’épaisseur du livre. Curieux de savoir jusqu’où elle est allée, il la retire, et feuillette le livre. A mesure qu’il tourne les pages, les trous laissés par la balle deviennent de plus en plus petits. Il arrive enfin à l’endroit où elle s’est arrêtée, laissant un point au milieu d’un Psaume. C’est le septième verset du psaume 91. Le point laissé par la balle semble désigner ce verset comme on désigne quelque chose avec son doigt. Edwards sursaute en lisant : IL EN TOMBERA MILLE À TON CÔTÉ, ET DIX MILLE À TA DROITE, TOI, TU NE SERAS PAS ATTEINT.

Edwards ne peut plus détacher ses yeux de ce verset. Il lui est déjà arrivé de lire de temps en temps un passage de la Bible, machinalement, sans y faire vraiment attention. Chez lui, à l’Eglise, il n’a jamais pris de décision pour Jésus : “Vous en faites pas ! J’ai le temps, la religion ce sera pour plus tard…” comme il le disait souvent à ses parents ou pour taquiner sa sœur… Jamais jusqu’alors, il n’avait compris que cette Parole a une puissance. La puissance d’arrêter une balle, la puissance de le sauver de la mort. Oui vraiment, ce n’est pas la balle que Dieu voulait faire pénétrer dans son cœur, mais bien plutôt cette Parole qui lui exprime la bonté d’un Dieu qui l’a préservé de la mort, lui qui pourtant ne mérite rien. Après plusieurs heures de route sans histoires, la voiture freine et s’arrête devant le poste de garde du quartier général : Mission accomplie, mission réussie ! Oui, bien sûr… Mais ce que Edwards désire avant tout, c’est de se retrouver seul, au calme. Et lorsque enfin, ce soir-là, il se retrouve dans une petite chambre, il relit encore le verset désigné par la balle. Oui, Dieu a voulu le sauver de la mort, ne veut-Il pas le sauver aussi de la mort éternelle ? Alors Edwards se jette à genoux. Il prie jusqu’à ce qu’il ait la certitude que le Seigneur Jésus a effacé tous ses péchés. De retour dans son cantonnement, Edwards a montré sa Bible trouée à tous ses camarades. Il leur a raconté comment Dieu l’avait épargné de la mort, mais aussi comment Jésus est devenu son Sauveur. Maintenant il comprend non pas pourquoi il n’est pas mort, mais pour quoi il est resté en vie.

Dieu a un plan bien précis pour notre vie, même quand tout semble aller de travers. Il désire que nous soyons un jour auprès de Lui pour l’éternité. C’est pourquoi continuons à sanctifier et purifier notre vie au travers du sang de Jésus : Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur.” (Hébreux 12 verset 14)

Bonne semaine

Debout Jeunesse