Une petite fille en enfer 5/5

Esaïe 45 verset 2 & 3 : “Je marcherai devant toi, j’aplanirai les chemins montueux, je romprai les portes d’airain, et je briserai les verrous de fer. Je te donnerai des trésors cachés, des richesses enfouies, afin que tu saches que je suis l’Éternel qui t’appelle par ton nom, Le Dieu d’Israël.”

Ce verset nous enseigne qu’il n’y a rien d’impossible pour Dieu. Il peut ouvrir toutes les portes, et tous les cœurs ! Peut-être que nous prions pour des personnes depuis des années, ou seulement depuis quelques jours, et nous pouvons être découragés de ne voir aucun résultat. Cependant nous faisons tout notre possible pour leur témoigner que Dieu les aime et désire les sauver. Et pourtant, le cœur de ces personnes semble rester insensible, et dur comme de la pierre, pas le moindre signe de changement ou d’inclination pour le Seigneur. Mais, bien souvent ce ne sont que des apparences, car Dieu est bien plus à l’oeuvre que ce que nous pouvons imaginer. Mais c’est en Son temps seulement que les choses se feront, “que le chemins seront aplanis, que les portes d’airain et les verrous de fer seront brisés”. Devant Dieu, il n’y a pas de cœur trop dur qu’Il ne puisse toucher et amener à la repentance. Il y a tant d’exemples de ce genre dans la Parole (Daniel 4 verset 34 à 37  Actes 9 verset 3 à 6 2 Samuel 12 verset 7 à 14  Luc 19 verset 1 à 10 …), ou même autour de nous… En effet, considérons déjà comment cela s’est passé pour nous-même… Et si Dieu dans Sa miséricorde à su toucher notre cœur, alors Il peut le faire pour n’importe quelle autre personne de notre entourage ! Il n’est jamais à court de solution. C’est pourquoi ne nous lassons pas d’intercéder, de témoigner et de vivre authentiquement l’Amour que Jésus à mis dans nos cœurs pour Lui et pour le prochain ! C’est ce que Shu va vivre en direct, au milieu de sa prison…

A cet instant, tous les prisonniers pensent à Shu. Pour eux, plus de doute, sa vie va s’arrêter d’un instant à l’autre, sans qu’ils puissent faire ou dire quoi que soit. Une fois l’ascenseur arrivé à destination, la petite porte grillagée s’ouvre violemment sous l’effet d’un coup de pied terrible du géant. Mais le coup est tel, que la porte rebondit sur ses gonds et fait un rapide aller-retour tel un boomerang. Elle revient ainsi aussi vite à son point de départ, et frappe la face du Béhémoth de plein fouet. Certains gardes et prisonniers ne peuvent s’empêcher de sourire, mais quand ils entendent le rugissement de douleur du géant, leurs visages pâlissent de terreur. Ce dernier, arrache de fureur la pauvre porte et la projette de toutes ses forces à plusieurs mètres devant lui, sur un groupe de prisonniers. Ces pauvre hères, arrivent de justesse à l’esquiver, puis celle-ci finit sa course avec fracas contre un mur. Le visage du gardien-chef est rouge écarlate de haine, les veines de ses tempes sont gonflées à bloc, et ses poings sont serrés et prêts à frapper à mort le premier venu. Il fouille la cours du regard. Il cherche Shu… Ses yeux reflètent la férocité d’une bête fauve. Quand il l’aperçoit, il se rue sur elle, tel un animal sauvage sur une proie innocente et sans aucune défense. Il la saisit violemment par la gorge, et la décolle du sol comme si elle ne pesait rien. Il hurle de toutes se forces : «Alors sale petite peste ! Tu as fini par me désobéir… Je t’avais pourtant prévenu ! Tu vas mourir maintenant comme ton père !» Entre ciel et terre, le petit être sent ses forces l’abandonner peu à peu. Elle étouffe, suffoque, sous l’effet de cette immonde prise qui lui comprime la trachée. Puis, l’homme la jette par terre à plusieurs mètres de lui. Shu retombe alors sur le sol, en culbutant plusieurs fois. Elle finit sa course la face contre terre. Son visage, ses mains, son corps sont tout égratignés, et meurtris. Elle tente de reprendre ses esprits et son souffle, en se relevant sur ses mains blessées et douloureuses…  Le gardien, prend son gourdin entre ses deux mains et s’avance menaçant : «Pourquoi as-tu appuyé sur le bouton ? Dis-le avant que je ne te fracasse le crâne !» Shu relève avec difficultés la tête, et lui répond toute essoufflée et haletante : «C’est Dieu qui me l’a demandé… Par trois fois… Il m’a demandé d’appuyer sur le bouton, et je lui ai obéi… Je ne pouvais pas faire autrement…»

Le géant s’étrangle d’un rire sadique et nerveux, puis déclare devant tous : «Vous voyez qui est son Dieu ? Il nous a fait sortir de la mine pour rien ! A cause de cette petite folle qui entend des voix ! C’est ça, ce que son Dieu fait ?! Ecoutez moi tous, à cause du temps perdu, vous ne pourrez pas faire vos quotas, et vous serez tous punis. Quant à elle, elle va mourir. Quel Dieu vraiment généreux (Rire) ! Au lieu de sauver, il condamne à mort !» Puis, il lève ses deux bras au ciel, et avant que sa lourde massue ne s’abatte sur la pauvre enfant, il lui dit une dernière fois : «Fais ta prière, car tu va mourir !». La scène est surréaliste, à la fois lourde comme le plomb, mais aussi solennelle tant la paix et la tranquillité qui émanent de cette petite fille saisit tous les prisonniers et les gardes attroupés dans la cours. Tous ont leurs yeux fixés sur elle, et sur ce mastodonte qui va abréger la vie de cette jeune âme si pure. Elle lève alors la tête, et ses yeux rougis de larmes fixent son bourreau. Puis, elle lui dit avant de fermer ses yeux pour toujours : «Oh ma prière… je l’ai déjà faite. Et c’est pour vous qu’elle est montée au Ciel. J’ai prié pour que vous puissiez rencontrer Celui en qui mon père croyait et en qui je crois et que j’aime plus que ma vie. Le Seigneur Jésus vous aime vous aussi, au point d’avoir donné sa vie pour vous…» Le gardien ne veut plus rien entendre, il s’avance vers Shu et avant de lui fracasser le crâne, il lui hurle au visage : «Mais où est-il ton Jésus ? Il ne peut sauver personne de cet enfer ! Comment pourrait-il aimer quelqu’un comme moi ? Assez de bêtises, tu vas mourir maintenant !»

A peine prononce-t-il ces mots, que sans prévenir, la terre commence à vibrer puis, à trembler avec une telle violence et une telle intensité, que tout le monde est projeté au sol. Les prisonniers et les gardes crient de terreur croyant leurs dernières heures arrivées. La terre se craquelle à plusieurs endroits, et de violentes explosions retentissent dans tous les puits de mines, faisant remonter d’épais nuages noirs par les conduits d’ascenseurs, qui finissent par s’effondrer sur eux-mêmes dans un fracas assourdissant. La secousse paraît durer toute une éternité, des incendies se déclarent aux quatre coins de la mine. Dans un fracas immense, des bâtiments s’écroulent tels des châteaux de cartes, les murs de l’enceinte du pénitencier se fissurent à plusieurs endroits, et un immense nuage de poussière recouvre  tout le monde. Après ces quelques minutes assourdissantes, tout redevient calme. Les hommes finissent par se relever les uns après les autres, couverts de poussière et de suie, et tous sont en vie ! En effet, pas un n’est resté au fond de la mine, ou dans les bâtiments ou encore sur les murs d’enceinte de la prison, tous sont descendus dans la cours à l‘appel de la sirène ! Et, au milieu de ce décors d’Apocalypse, parmi tous ces êtres revenus de leurs émotions, se tient une petite fille aux côtés d’un géant agenouillé, se tenant la tête entre ses deux énormes mains, et qui sanglote comme un enfant. Shu a posé sa main délicate sur son épaule, et lui a murmuré avec un Amour divin : «Jésus est au milieu de nous et il vous a sauvé de l’enfer, vous gardien-chef, et tous les prisonniers de cette prison. A cet instant, vous devriez être tous morts au fond de la mine écrasés par des tonnes de rochers. Voyez combien Dieu vous aime, et comprenez maintenant pourquoi il m’a demandé par trois fois d’appuyer sur le bouton rouge, même au péril de ma vie. C’est ce même Dieu que mon père priait, et que je prie moi aussi, pour que votre âme trouve enfin la paix et soit sauvée.»

Il se passe alors une chose tout à fait incroyable et merveilleuse. Tous les prisonniers se mettent à genoux, et implorent Dieu de les sauver de leur misère. Le gardien-chef, reste lui aussi à genoux, et se met à prier à voix haute pour que tout le monde puisse l’entendre : «Ô Dieu, tu m’as envoyé ton ange dans cet enfer… Cet enfant à qui j’ai fait tant de mal, pour me conduire vers Toi, car je suis perdu, je suis un damné. Aie pitié de moi Jésus ! Pardonne-moi, je suis le plus mauvais des hommes, le pire des meurtriers, je ne mérite que l’enfer éternel…» Et son cœur s’épanche pendant de très longues minutes, où il confesse ses crimes devant Dieu et les hommes. Tout le monde est en larmes et déverse son cœur devant Dieu. Se ne sont pas des larmes de tristesse ou d’une quelconque dépression, mais des larmes de repentance et de reconnaissance envers Dieu. En effet, Celui-ci est descendu au milieu leur misère, au milieu de leur enfer, pour sauver ceux qui étaient perdus et condamnés, car pour Lui, rien est impossible (Luc 1 verset 37).

 

Bonne semaine

Debout Jeunesse

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