Une superstar destinée à l’abattoir

Psaumes 54 verset 6 : Voici, Dieu est mon secours, le Seigneur est le soutien de mon âme. “

Il y a des moments où l’on peut se sentir comme bon à rien et inutile : “De toute manière, tout ce que j’entreprends rate. Je n’arrive à rien, je suis nul(le). Ma famille part dans tous les sens, mes amis me tournent le dos, mes collègues ne me comprennent pas, rien ne va plus…”. On se sent alors complètement découragé, dévalorisé, pas aimé, et sans la moindre confiance en soi… Qui n’a pas connu ces terribles périodes de doute, de confusion, d’apitoiement sur soi-même, ou encore de profonde remise en question ? Dans cette situation on peut choisir de rester seul(e) et de se laisser tomber dans une dépression des plus noires avec des idées toutes aussi noires qui peuvent passer par la tête d’un être humain (Chaque jour 29 personnes se suicident en France, et 550 font une tentative de suicide). Ces sombres pensées de mort sont susurrées avec une effroyable délectation par l’ennemi de nos âmes qui ne désire qu’une chose : nous faire croire qu’il n’y a plus rien à faire avec nous et nous éloigner le plus possible de l’Amour de Jésus. Car il sait très bien que Jésus peut guérir nos blessures les plus profondes (Psaumes 147 verset 3), peut nous libérer de notre péché (Romains 8 versets 1 à 3), peut restaurer ce qui a été brisé en nous (2 Corinthiens 5 verset 17), peut transformer notre cœur de pierre qui ne pardonne pas, en un cœur de chair qui a de la compassion même pour ceux qui nous font du mal (Ézéchiel 36 versets 25 et 26), qu’Il donne la vie à ce qui est mort (Éphésiens 2), et qu’en Lui toutes choses deviennent nouvelles avec une espérance de la vie éternelle (Jean 10 versets 27 à 30). Quel grand Dieu nous avons ! C’est l’image que l’histoire suivante tente de montrer à travers un vieux bourrin destiné à l’abattoir, et qui est devenu un véritable champion là où personne ne l’attendait… C’est ce que Dieu peut faire avec chacun d’entre nous.

Hélas ! Aucun acheteur n’avait manifesté le moindre désir d’acquérir ce cheval de trait, marqué par des années de labour et autres tâches rudes, ce matin de février 1956, à New Holland, en Pennsylvanie. Déjà, son propriétaire le menait tristement vers la rampe de chargement du van qui allait transporter quelques malheureux invendus à l’abattoir, lorsque surgit un homme de 28 ans, Harry De Leyer. Cet homme, hollandais d’origine, était en train de monter, avec son épouse, sa propre école d’équitation à Long Island. Il était venu à cette vente aux enchères dans l’espoir d’augmenter, à moindres frais, le nombre de ses montures. Mais à son arrivée, la plupart des chevaux étaient déjà vendus. Déçu, il faisait le tour des camions et autres vans qui s’apprêtaient à partir, lorsque son regard fut attiré vers ce hongre gris, un peu lourdaud, mais qui malgré tout montrait encore quelques signes de vivacité dans le regard. Il demanda au propriétaire de redescendre l’animal pour l’examiner de plus près. Maigre, la robe terne maculée de boue et de fumier, des plaies aux jambes, ce n’était vraiment pas le genre de cheval qu’il avait eu l’intention d’acquérir, mais quelque chose en cette bête lui plut, et pour 80 dollars, il l’arracha à son triste sort, lui donnant une nouvelle chance.

A partir de ce moment, une vie nouvelle commença pour ce cheval. Brossé comme il ne l’avait jamais été auparavant, ferré, ses plaies soignées, il fut soumis à un entraînement intensif. Étonnamment vite, Snow Man, comme les enfants du couple l’avaient nommé, se laissa dresser pour son nouveau travail. Dès le premier été à Long Island, l’aventure faillit pourtant se terminer. Lorsqu’il ferma son école pour la saison estivale, H. De Leyer trouva bon de vendre sa nouvelle monture à un médecin de la région. Était-ce la nostalgie de l’école d’équitation, ou l’ennui chez son nouveau propriétaire ? En tout cas, Snow Man se mit très tôt en tête de retourner au centre équestre et, dès lors, il révéla d’autres qualités jusque-là ignorées : aucune clôture ne pouvait le retenir. Le médecin eut beau ajouter des fils toujours plus hauts, Snow Man franchit allègrement toutes les barrières. Finalement, le médecin n’eut pas d’autre solution que de revendre le fugueur, et Harry De Leyer, tout content de le racheter, promit de ne plus s’en séparer.

Mais ce qu’il avait vu lui avait donné des idées. Pourquoi ne pas exploiter cette aptitude au saut ? Avec beaucoup de patience, il commença un entraînement spécial, lui faisant franchir des obstacles de plus en plus difficiles. Après presque deux années d’entraînement intensif, il l’inscrivit pour son premier concours. C’était un défi, car face à des sauteurs renommés, venus de toute l’Amérique, ce cheval de trait inconnu semblait presque ridicule. A chaque obstacle, tout le public retenait son souffle, s’attendant à ce que cet animal quelque peu disgracieux bute sur les barres et renverse tout sur son passage. Mais à la stupéfaction de tous, Snow Man survola les obstacles avec une aisance déconcertante, et à la fin de la deuxième journée, il partageait la première place avec un des favoris. Au dernier obstacle, un petit incident faillit compromettre sa participation à la finale du lendemain. Il se reçut trop ramassé, et un des sabots arrière blessa son antérieur droit. Mais H. De Leyer passa toute la nuit à soigner la jambe de son cheval, et le lendemain, sous les acclamations de la foule, Snow Man remporta la finale défiant tous les pronostics.

Ce premier concours fut suivi de bien d’autres, car son propriétaire était maintenant convaincu qu’il avait entre les mains un véritable champion, pouvant se mesurer à n’importe quel sauteur d’Amérique. Ainsi, pour le prouver, il décida de suivre tout le circuit des différents concours hippiques. Tout se passa bien jusqu’au début de l’automne. Là, H. De Leyer eut un souci supplémentaire. Il commença à ressentir une douleur inquiétante à la langue. Au début, il n’y prêta pas trop d’attention, absorbé par le travail et grisé par le succès. Mais à Lakeville, dans le New Jersey, Snow Man connut sa première défaite, non pas parce qu’il était moins bon, mais parce que H. De Leyer n’était plus en état de le monter correctement. Il avait tellement mal à la langue qu’il ne pouvait presque plus manger. Découragé, il alla enfin consulter un médecin. Dès le lendemain, il entra à l’hôpital, où on l’opéra d’une tumeur . Quelques jours plus tard, après l’analyse, il reçut le verdict : la tumeur était cancéreuse !

Finis tous les rêves ! Fini ce travail qui le passionnait tant ! Il décida de vendre tous ses chevaux sauf Snow Man. Abattu, il se rendit à un concours hippique près de chez lui en simple spectateur. Ressassant ses malheurs, il entendit soudain le haut-parleur appeler son nom. Il fallait qu’il se rende à son domicile. Imaginant toutes sortes d’autres catastrophes s’abattant sur lui et sa famille, il rentra rapidement. Mais c’était une bonne nouvelle qui l’attendait. L’hôpital avait envoyé un message urgent disant qu’il y avait eu une erreur dans le rapport d’analyse de sa tumeur. Celle-ci n’était pas cancéreuse mais tout à fait bénigne ! «Tout à coup, j’eus la sensation de ressusciter ! » raconta H. De Leyer un peu plus tard. Cette menace écartée, il se lança avec une joie et une énergie redoublées dans le travail, les yeux fixés désormais sur le plus grand concours hippique du pays : le National, au Madison Square Garden de New York, qui devait avoir lieu en novembre : huit journées d’épreuves.

A la veille de la finale, Snow Man était toujours invaincu et se trouvait à égalité de points avec une jument alezane. Mais la dernière épreuve était de très haut niveau, un long parcours compliqué qui demandait une coordination parfaite. La jument s’élança la première puis, ce fut le tour de Snow Man. Avec une aisance et une régularité incroyables, il franchit les obstacles les uns après les autres : la haie, l’oxer, la barrière, la barre de Spa…, commettant nettement moins de fautes que sa rivale. Arrivé devant le dernier obstacle, quasiment sûr de la victoire et voulant montrer que celle-ci était due au cheval bien plus qu’à son cavalier, H. De Leyer se leva sur les étriers et lâcha les rênes, laissant Snow Man le franchir à son aise, sous les acclamations du public huppé tout gagné à sa cause. Deux années de suite, Snow Man fut élu «cheval de l’année» du Jumping international. Un vieux cheval de labour avait amplement démontré qu’il méritait une autre fin de vie que l’abattoir.

Aux yeux de Dieu nous valons bien plus qu’un cheval de labour. Nous sommes d’une valeur inestimable, tu as une valeur inestimable pour Dieu : “Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous.” (Romains 5 verset 68). En effet, Il n’a pas hésité a donner son fils unique en sacrifice pour nous accorder le pardon et le Salut. Quel Amour de Dieu pour sa Création !  Le Seigneur Jésus désire nous sortir de tous nos états de dépression, faire toutes choses nouvelles en chacun d’entre nous et nous donner un avenir, une espérance. Il sauve quiconque lui donne les rênes de sa vie et lui fait une parfaite confiance. Vivons-le, et proclamons-le tout autour nous, pour que le Seigneur puisse arracher de l’abattoir les âmes qui sont désespérées.

Bonne semaine

Debout Jeunesse